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 ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite

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MessageSujet: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Mer 26 Déc - 22:10



Intrigue n°1
Mission sur P5X-414

Sept jours sur le Dédale. Pour certains il aurait sans doute s’agit d’une torture, mais pour le colonel Dixon s’était l’équivalant d’une semaine de vacances bien méritées. Le militaire déambulait dans les couloirs avec pour objectif de rejoindre le mess. Un café ne serait pas de trop pour se réveiller d’une longue sieste. Aucun événement épique depuis qu’ils avaient quitté la Terre, le seul affrontement notable ayant été avec ce scientifique un poil arrogant. Un certain Rodney McKay. Il avait fallu jouer des coudes pour réussir à avoir le dernier muffin tout chocolat. Avec l’expérience de quatre enfants, autant dire que le colonel n’avait laissé aucune chance à l’adversaire en face de lui. Le tout sous les yeux du Docteur Lily Nayers, une fine psychologue. Mais ce que Dave avait oublié de préciser, c’était tout simplement que les deux personnes ; citées précédemment ; composaient l’équipe d’exploration. Un détail en soi, mais important pour le reste de cette mission sur P5X-414. Le SGC les avait choisi pour partir à la recherche d’un E2PZ sur un planète ne possédant pas de porte des étoiles. D’où l’utilité de s’y rendre à bord du Dédale. Et si personne ne se le disait à voix haute, la question restait de comprendre pourquoi cette planète n’avait pas de porte alors qu’elle possédait probablement un extracteur du potentiel du point zéro. Le Colonel n’était pas payé pour ça, inutile donc de marcher sur les plates bandes des chercheurs.
Précieux café, voilà qui venait de le requinquer pour le reste de la journée. Dixon repartait déjà dans l’autre sens afin de trouver de quoi passer le temps. La question ne se posa plus lorsque le vaisseau sorti de l’hyperespace. Sans attendre, il se dirigeait déjà vers le pont principal afin de rejoindre Caldwell. Ne tardèrent pas à arriver McKay et Nayers. « SGC, ici Dédale. Nous venons de nous mettre en orbite autour de P5X-414. - Bien reçu Dédale, recontactez la base dans cinq heures. Fin de transmission. » Le colonel Caldwell se tourna alors vers l’équipe d’exploration « A vous de jouer. » Dixon ne perdit pas de temps en allant se changer, lui et Stanford seraient en charge de la protection des deux civils. De retour sur la passerelle, P90 en main, le colonel vit que le scientifique était toujours calé devant les écrans de navigation du vaisseau. Que pouvait il bien faire? Encore et toujours des recherches scientifiques et des calcules à n’en plus dormir. « Les scanner n’ont révélé aucune activité humaine mon Colonel, mais on a trouvé de qui semble être des ruines. » C’était déjà un bon point non? Pas de problème en vu par rapport à une éventuelle rencontre avec des autochtones. David appréciait déjà l’idée d’une balade tranquille à travers un tas de ruines. Quoi que cela lui rappelait étrangement la mission d’exploration sur P3X-666.
Le militaire se plaça à coté du scientifique et se racla la gorge. Certes il y avait le temps avant que la planète n’explose, c’est à dire dans quelques que milliards d‘années, mais à ce qui se disait, il y avait une galaxie à sauver. Alors oui il pouvait être le plus grand astrophysicien, en attendant il n’avait pas le pouvoir de suspendre le temps. Le colonel resta le fixer, avec ce même regard qu’il avait eu avant de se jeter sur le muffin au Mess. « Vous aurez tout le loisir de bidouiller l’informatique lorsqu’on sera sur cette planète. Aller vous préparer. » Il appuya sa dernière phrase en lui faisant signe de quitter le pont. L’expérience de père parlait pour le militaire, il ne céderait pas au moindre caprice.

Une étendue sauvage à perte de vue. Il n’y avait pas à dire, les vacances ne faisaient que continuer. Dixon regardait autour de lui, à la recherche des ruines dont avait fais mention le sergent à bord du vaisseau. Au loin, une masse grise et difforme se détachait sur la plaine. Pas de doute, il devait s’agir des ruines, mais pas en aussi mauvais états que l‘avait imaginé Dave. « Dédale, ici le Colonel Dixon, vous nous recevez? - Ici Dédale, nous vous recevons cinq sur cinq. - Très bien, à première vu il semble s’agir des ruines d’une cité. On vous recontacte quand on sera plus près. Terminé. - Très bien Colonel, terminé. » La fine équipe était au complet : McKay, Nayers et Stanford. Le militaire se tourna vers Rodney « Vous voyez quelque chose déjà? » Nul doute que le scientifique avait déjà le nez collé sur son écran à la recherche d’un quelconque indice. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’une bestiole géante n’allait pas les attaquer. Le colonel n’aurait peut-être pas du regarder Starship Troopers 3 avant d’aller dormir. Mais déjà ils devaient se mettre en route,




Dernière édition par PNJ le Jeu 11 Juil - 17:49, édité 1 fois
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TO DO LIST
(need to be thinked one more time)


You don't know what terrifies me, do you? Yes, I'm not a big fan of whales, of course. Nor Wraith. Nor diseases, but that's not what I'm talkin' about. I'm scared of loosing you. Because you're wonderful, you're great. Because when you look at me, I feel like I'm invincible. You're the only one that really sees me, who knows me. You're the greatest thing that could ever happened to me. You make me a better person, probably a better genius though it's complicated. And then, I think that there's so many guys better than me. Better for you. And I can't help but be terrified that one day, you're just going to run away with some guy like Ronon. That's how much I love you.




MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Ven 11 Jan - 15:09

Mission sur P5X-414
EQUIPE 1 & MCKAY
❝ Let the sky fall when it crumbles we will stand tall face it all together at skyfall. That skyfall.❞ ADELE © TASHAA


    Palpitations, sueur. Respiration saccadée, haletante osait-il penser. L’air était rare. Tout vacillait, tout tournait. Il avait même des fourmillements dans les articulations. Une douleur au genou droit – oui, c’était important de le noter, peut-être cela cachait-il une tumeur au genou ? – il perdait ses forces vitales. C’était comme se faire aspirer la vie par un Wraith affamé, bien qu’il ne sache pas vraiment quel effet cela faisait car il n’avait jusqu’à présent, pas eu le loisir de se faire dévorer par l’un de ces vampires Pégasiens, mais en plus douloureux. Il voyait des petits points noirs clignoter devant ses yeux et son cœur se serra. Non. Ca y est. C’était la fin. Il le savait. Il l’avait toujours sut. Il allait mourir loin de Jennifer, loin de sa Cité, loin de ses amis, loin de tout. Il allait mourir dans une souffrance insupportable. Son visage se décomposa alors qu’il tentait, vainement il est vrai, d’hurler un « Nooon » pour empêcher cette vile créature de s’en prendre à lui avec sauvagerie. Mais rien à faire. Il tomba alors à genoux, comme au ralenti tandis que l’ennemi repartait, victorieux. Le dernier muffin au chocolat lui avait échappé. Sacrilège. Allait-il s’en remettre ? Non, probablement pas. Il ressentait déjà les effets de l’hypoglycémie. Il ne survivrait pas. Une main sur la poitrine, l’autre collée contre les parois du Dédale, il avançait. Péniblement. Les jambes tremblantes, les yeux fermés, il tentait de rejoindre tant bien que mal l’infirmerie du vaisseau. Quand, enfin, il y parvint, il se laissa tomber sur la première civière venue. Il voulut appeler le médecin chef, mais le son qui s’échappait de sa bouche était faible. Non ! Tous le regardaient, aucun ne bougeait. Quoi ?! Ils allaient donc le laisser vivre ses dernières minutes sans même tenter de le sauver !? Il vivait un cauchemar. Ce ne pouvait être que ça. Une infirmière s’approcha alors d’un militaire et l’homme put l’entendre demander à cette carapace sans cervelle de quel mal il souffrait. Quelle idiote ! Cela se voyait, non ? « Le Colonel Dixon s’est jeté sur le dernier muffin au chocolat avant qu’il n’ait eut le temps de s’en approcher. Ne vous inquiétez pas, de la gelée devrait le remettre sur patte et vous permettre de vous en débarrasser. » Quel odieux personnage. Rodney se promet de faire de sa vie à bord du Dédale un véritable enfer. On ne se moquait pas de son Génie. Génie qui avait besoin d’être nourrit afin de sauver le Monde et les Galaxies d’une mort évidente et certaine.

    Rodney quittait l’infirmerie lorsque le Colonel Caldwell prévint le personnel qu’ils venaient de sortir de l’hyperespace. Ni une, ni deux, le Canadien se dirigea à grandes enjambées sur le pont principal. Il prit, toutefois, le temps de s’arrêter au laboratoire de l’asgard – décidément, Hermiod était vraiment un arrogant personnage ! – pour récupérer sa tablette. Lorsqu’il parvint au pont principal, sa petite équipe d’exploration temporaire était déjà au rendez-vous. Il grimaça ; après avoir finit par lâcher Sheppard et ses airs de Super Héro, Teyla la Guerrière et Ronon le Barbare, le voilà qu’il devait supporter Dixon le Voleur de Muffin – ha ça, Rodney n’allait pas le laisser passer ! – Nayers la psychologue un peu… Un peu… Un peu… Bon, psychologue suffisait largement et Stanford un Marins qui devait probablement être à l’image de ses camarades. Inutile, bien sûr, de rappeler ce que le scientifique pensait des militaires. Seul Sheppard parvenait à être une exception ; Sheppard, en plus de ne pas savoir utiliser son cerveau, il était fou et suicidaire – oui parce que bon, pour se lancer dans un Super Vaisseau ruche ennemi avec l’intention ferme de le faire exploser de l’intérieur en ayant aucune issue de secours pour sortir, il fallait être suicidaire ou s’appeler Batman. Sheppard était donc une exception mais ce n’était pas forcément en bien. Bon, Rodney admettait que, parfois, il trouvait ça plutôt… Amusant et divertissant de faire équipe avec lui. Du moins, quand ils n’étaient pas poursuivis par des vampires bleus et extraterrestres, ou des humanoïdes fanatiques d’explosifs. Ou des nanites capables de se reproduire à la vitesse de l’éclair. Oui en fait c’était amusant uniquement lorsqu’ils n’étaient pas en mission. Ou en Antarctique. Oui parce que bon, voir le militaire s’assoir sur une chaise, yeux fermés, prêt à parfaire son bronzage n’avait pas réellement plût au scientifique. D’autant plus que lui, lui, il avait bossé ! Une chance pour John qu’il soit le possesseur attitré du gène ATA. Et surtout, une chance pour John que Rodney ne puisse pas contrôler le Fauteuil et relevé des données à la fois. Sinon il ne ferait aucun doute que le Canadien se serait débarrassé de tous ces pseudo-scientifiques incompétents pour travailler en toute tranquillité. Sans militaire perturbateur – oui parce que Sheppard avait, en plus, un humour assez douteux – et sans scientifiques sans cervelle.

    Mais ce n’était pas le sujet. Cette mission allait, si tout se passait bien, faire de lui l’homme le plus heureux de toute la Galaxie. Oui enfin il estimait qu’il l’était déjà – après tout, il avait voyagé sur d’autres planètes, avait vécut en ermite dans une autre Galaxie, avait Jennifer Keller comme compagne (mais après avoir vécut une torride relation avec Samantha Carter, il ne fallait oublier la blondinette), et surtout : il était l’homme le plus Intelligent qui existait partout dans le monde – mais un E2PZ ne pouvait que venir rendre ce tableau plus beau encore. Bien sûr, si Dixon ne lui avait pas volé le muffin, ça aurait été encore mieux, mais passons sur ce détail. Le Colonel Caldwell semblait pressé de les envoyer sur la planète mais Rodney n’avait pas que ça à faire. Poussant le second du Commandant du Dédale, il s’installa sur la chaise, les yeux rivés sur l’ordinateur. L’expérience lui avait appris à ne pas se jeter sur une planète sans avoir quelques informations au préalable. Les scanners lui apprirent donc qu’il n’y avait aucune trace de population sur la planète, tant mieux, le Génie n’avait pas envie de perdre du temps en négociation, mais que des ruines étaient existantes. Hm. Données futiles pour lui qui n’était pas archéologue. Un œil sur la tablette, stylo entre les doigts, le Canadien ajusta les derniers réglages. Une fois sur P4X-414, il lui faudrait trouver les ruines et aussi vérifier les pics d’énergie. De nouveau, il regarda les scanners. Hm. D’accord, il allait très certainement y avoir des pics d’énergie. Et puis un raclement de gorge le fit tressaillir. Non mais c’était pas possible ! Après Sheppard, voilà que Dixon s’y mettait.
    « Ecoutez Colonel, je sais bien que vous n’êtes pas du genre à réfléchir, mais je préfère être certain qu’on ne perd pas notre temps avant de me rendre sur cette planète. Voyez-vous, je n’ai pas vraiment envie de mourir parce qu’on n’aura pas pris le temps de lire correctement nos scanners qui nous… »
    Il se tut devant l’air menaçant du militaire. Bon, d’accord, les négociations seront pour plus tard. Il leva son doigt, ouvrit la bouche mais préféra glisser sur la chaise pour aller rejoindre les vestiaires et se changer. Note pour plus tard : rabattre le clapet de Dixon par n’importe quel moyen. Attrapant un P90, il ne retint pas une grimace. Bon sang que c’était lourd ! Et sa grimace se transforma en un gémissement plaintif lorsqu’il posa son sac sur les épaules. Ah oui, ça faisait vraiment longtemps qu’il n’était pas allé en mission et, en toute honnêteté, cela ne lui avait fichtrement pas manqué. Il allait l’ôter pour le vider un peu lorsque Stanford fit son apparition dans l’embrasure de la porte pour lui ordonner de venir. Le Canadien leva les yeux au ciel et rejoignit le reste de son équipe.
    « N’hésitez pas à venir nous récupérer Colonel, si vous voyez qu’il y a, soudainement, un indice sur les scanners qui pourraient vous dire qu’on est sur le point de… »
    Caldwell disparut soudainement, coupant ainsi la parole à Rodney. Il le détestait. Nul doute que le Colonel et Hermiod s’étaient ligué contre lui et son Génie. C’était un complot mais jamais ils ne viendraient à bout du grand scientifique. Ha ça non ! En revanche, Dixon lui, si. Peut-être qu’il aurait dut demander à ce qu’on les téléportes plus près des ruines ? Non parce qu’il souffrait d’un mal à la hanche depuis quelques jours déjà et faire une randonnée ne faisait pas parti de ses projets. Il allait, d’ailleurs, faire part de cette petite remarque à Dixon lorsque ce dernier le devança. L’espace de quelques secondes, Rodney se contenta de le regarder. Puis il redevint Maître de lui-même et, lâchant un léger « Oh oui » il baissa le regard vers sa tablette. Rien. Rien du tout, même. Ce n’était pas vraiment ce à quoi il s’attendait. Il fronça les sourcils, tapota quelques chiffres, se frotta le menton quelques secondes avant que son regard ne s’éclaire. Ha ! Voilà une planète comme il les aimait. Conservant le silence durant plusieurs minutes, il faisait glisser son doigt sur l’écran tactile, savourant sa découverte comme un nouveau gadget.
    « Je note d’important relevés énergétiques qui semblent provenir de… Des ruines, mais je ne peux pas encore localiser la source avec précision. Il faudrait nous y rendre pour en savoir plus mais vous y aviez sans doute déjà pensé donc cette remarque est… Oui bon enfin, je relève aussi un faible pic énergétique très légèrement différent mais je ne saurai pas encore dire de quoi il s’agit. En revanche, je peux affirmer qu’il provient des ruines. Hm… C’est étrange mais cela me rappelle vaguement quelque chose… »
    Sa voix se brisa sur cette dernière parole tandis qu’il continuait de toucher à sa tablette. Et puis il lui fallut se mettre en route. Malheureusement. Rangeant alors sa tablette et réajustant son sac plutôt lourd sur ses épaules fragiles, il suivit les deux militaires ainsi que la psychologue. Bon sang ce que les ruines lui semblaient loin ! Il avait la très désagréable impression de faire du surplace tant la vague que formaient les ruines ne grossissait pas. Au bout de ce qui lui sembla être une éternité, il tira une barre chocolatée de sa poche et, défaisant l’emballage comme un sauvage, il commença à la manger. Ha il avait pris des provisions. L’expérience lui avait appris qu’il valait mieux avoir de quoi se nourrir. Non parce qu’avec le SGC, ils savaient quand ils quittaient la maison, mais le retour n’était jamais certain. La barre engloutie goulûment, Rodney fit l’effort de continuer à avancer pendant une heure. A moins que ce ne soit une dizaine de minutes… Il ne savait pas exactement. Et puis sa hanche avait commencé à le faire souffrir. Et l’air à lui manquer. Un point était venu se loger dans ses côtes et il avait porté une main à celles-ci.
    « Eh… Dîtes… Une p’tite pause ça… Ca vous tenterait pas… Oh non, c’est pas… C’est pas… Pour moi. Je me disais juste que… Vous savez… Non ? »
    Il souffla, le nez plissé. De toute évidence, les deux militaires ne partageaient pas son avis. Bah, ce n’était pas vraiment étonnant. Le Canadien se tourna alors vers la psychologue qui était bien discrète. Peut-être qu’elle serait d’accord avec lui et qu’elle parviendrait à convaincre Dixon de leur octroyer une petite pause. Après tout, ils étaient de vrais gentlemen’s, non ?


L E A D E R S H I P i could take you down the hall to the labs and just point at the people who annoy me more than the rest, but that's about as useful as i get.


Dernière édition par M. Rodney McKay le Mer 17 Avr - 12:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Ven 25 Jan - 15:57

Allongée sur le dos, les yeux fermées, les mains sur le ventre, la poitrine se soulevant à la cadence de sa respiration tempérée, Lily n’écoutait que son cœur battre à un rythme régulier. Pour quiconque rentrant dans la pièce, elle aurait sans doute paru profondément endormie, parfaitement détendue.

Toutefois, Lily était loin d’être décontractée. Même si elle ne le montrait guère, elle s’ennuyait de façon viscérale. Cela faisait sept longues journées que la jeune psychologue était sur le Dédale. Il est vrai que la première journée, elle avait été émerveillée par le vaisseau terrien. Cependant, dès le troisième jour dans l’hyperespace, elle avait découvert tout ce qu’il y avait d’intéressant à voir pour elle. Oh bien sûr, il devait bien y avoir d’autres choses passionnantes, pour ceux qui les comprennent. Lily avait bien tentée de comprendre ce que les scientifiques et les techniciens lui racontaient à propos de la conception du Dédale…mais elle avait rapidement été perdue dans leurs explications. Quant aux militaires, les plus gradés étaient occupés, toujours débordés. Même en flottant au milieu de l’espace, ils trouvaient des « urgences » qui nécessitaient leur présence. Au début, elle les avait crus, pauvre naïve qu’elle a toujours été. Néanmoins, elle avait fini par remarquer que la plupart du personnel avait nettement moins d’occupations auxquelles vaquer avant de connaître son métier. C’était tout de même assez incroyable la propension à la fuite que pouvaient avoir les personnes qu’elle croisait.
Lily avait donc cessé ses recherches d’un peu de compagnie, lassée ; et c’est ainsi qu’elle s’était résignée à rester allongée sur son lit. Il fallait bien avouer qu’il n’y avait pas non plus une foule d’activités possibles sur le Dédale.

La jeune femme soupira et passa en position assise vivement. Son regard balaya la pièce, l’inspectant en quelques secondes. Elle avait beau scruter, il n’y avait décidément rien à faire en cet endroit. Après un moment d’hésitation, elle enfila sa veste et partie en quête d’un café au mess. Une fois arrivée sur place, se mit à observer tous ce qui se passait, histoire de consacrer son esprit à autre chose que sa tasse, encore trop brûlante pour être porter à ses lèvres délicates.
Elle eût ainsi le loisir d’avoir pour spectacle trois bras de fer serrés entre militaires, quelques disputes sur des théories scientifiques (auxquelles elle n’a absolument rien comprit) et… Quelque chose de plus discret mais fort amusant. Un certain Docteur Rodney McKay et un Colonel David Dixon. Lily les avait repérés dès leur entrée, et pour cause, elle les avait brièvement croisés. En effet, ils étaient sur le Dédale pour les mêmes raisons qu’elle -tout comme le jeune militaire nommé Stanford-, ils avaient une mission en commun. Trouver un E2PZ sur une planète sans Porte des Etoiles. Etrange, non ? Comment un E2PZ aurait pu atterrir là? N’en ayant aucune idée, Lily avait tout de même accepté la mission sans rechigner. Cela faisait deux ans qu’elle travaillait au SG-C, et on lui avait proposé récemment de suivre la Cité dans Pégase le jour où ils trouveraient l’énergie nécessaire à l’y renvoyer.

Mais cette mission n’était bien absente de ses pensées à ce moment précis. Elle avait perçue au premier coup d’œil que ces deux collègues visaient le même objectif : le dernier muffin au chocolat. « Ah les hommes et leur ventre… Quel sujet intarissable…. » pensa-t-elle. Elle ne savait pas ce qui provoquait le plus son amusement : le sourire en coin plein de satisfaction de Dixon ou la réaction excessive de McKay ? Il donnait l’’impression d’avoir reçu un coup fatal de plein fouet. Un fin sourire discret se dessina sur les lèvres de Lily, qui y porta son café afin de totalement masquer son envie de rire. Elle se demanda comment un muffin au chocolat pouvait être aussi important pour le scientifique. Il était censé être un Génie, le Terrien le plus intelligent après le Colonel Carter, d’après ce qu’on disait. Alors pourquoi donc accordait-il autant d’importance à un simple muffin..? Mystère. La jeune femme se perdit alors facilement dans des théories toutes plus ou moins farfelues, et se divertie de la sorte une bonne demi-heure.

Elle réalisa soudainement que le Dédale avait quitté l’hyperespace, après avoir passé par hasard le regard sur une petite parcelle de cloison qui était vitrée. Sans hésiter, elle rejoignit la passerelle aussi vite que possible, ravie à l’idée de bientôt quitter le vaisseau, de pouvoir enfin respirer de l’air frais… Les autres membres de l’équipe firent de même et, après des encouragements on ne peut plus bref du Colonel Cadwell, chacun alla se préparer pour la mission. Sauf McKay. Ce dernier les informa que le scanner ne détectait aucun signe de vie sur P5X-414. Lily aperçut des bribes de réprimandes de Dixon à ce sujet, et bien que le scientifique avait l’air déterminé et passionné à l’idée de rester derrière ses écrans, il finit par céder au ton autoritaire du militaire. La jeune femme se glissa, collée à la paroi, pour le laisser fuir dans les vestiaires.

Ainsi, la fine équipe fut téléportée. Les trois hommes étaient armés de P-90. Lily, elle, avait simplement un sac sur son dos, avec du matériel de survie à l’intérieur, et un couteau accroché à son pantalon. Elle fut quelque peu surprise du fait qu’on laisse une arme à McKay -une certaine Lieutenant Cadman lui avait raconté qu’il tirait en fermant les yeux- mais elle se ressaisit aisément. La psychologue se mit à inspecter le paysage, repérant des ruines au loin. Puis elle reporta son attention sur McKay, qui parlait de pics énergétiques : il fallait se rendre aux dites ruines.

L’équipe entama alors sa marche, et la jeune femme suivit les deux militaires sans broncher. Elle pouvait entendre derrière elle la respiration saccadée du scientifique. Après cinq minutes, il sortit une barre chocolatée et la dévora, provoquant un léger sourire chez Lily. Cet homme avait vraiment un rapport à la nourriture impressionnant ! A peine dix minutes plus tard, sa voix s’éleva, réclamant une pause. Elle se retourna vers lui, légèrement surprise. Comment avait-il survécut tout ce temps ? Comment..? Abasourdis, Lily regarda McKay de bas en haut. Il cherchait l’approbation de leurs compagnons militaires. Visiblement, il ne trouva pas son bonheur, puisqu’il lança un regard à la jeune femme en quête de secours. Mhm, délicate situation que voilà. Elle n’avait pas besoin de pause, et elle n’en aurait pas besoin avant un bon moment. Dixon et Stanford non plus, sans oublié que les ruines étaient loin, s’arrêter tous les quarts d’heure les feraient arrivées le lendemain. D’un autre côté, McKay lui faisait de la peine. Il avait vraiment l’air fatigué, il était évident que ce n’était pas un grand sportif. La jeune femme tenta alors un compromis par diplomatie.

« Colonel, nous pourrions peut-être nous arrêtez cinq minutes, pendant que McKay fasse une estimation du temps nécessaire pour rejoindre les ruines ? »

Elle offrit un joli sourire à son équipe, dans l’espoir que tout le monde reste zen. Si Dixon était d’humeur généreuse, il laisserait McKay souffler cinq minutes. Et si McKay n’était pas trop affamé pour réfléchir, il accepterait de faire un calcul très simple pour cesser la marche quelques instants.

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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Lun 28 Jan - 21:57


Une prairie à perte de vue, des ruines au fond du décor, une foret pour parfaire la touche de verdure et des montagnes pour fermer l’horizon. Toute cela était digne d’une carte postale du Middle West. Ou bien peut-être le Dakota du Sud avec les Rocheuses. En faite, Dixon connaissait bien mieux les mondes qu’il avait visité que sa propre planète. Un comble n’est-ce pas? Chose en réalité tout à fait excusable, puis que lorsqu’il était en permission, le colonel n’avait pas tellement le temps de voir du pays avec tout une tribu de petits sauvages à gérer. Et chaque jour que Dieu faisait, il remerciait le SGC de lui permettre de prendre l’air en le faisant se retrouver à des années lumières de la Terre. Mais aujourd’hui, jouer le baby-sitter de deux civils, c’était comme retourner des années en arrière quand il devait garde sa petite sœur au lieu d’aller à un match de foot avec ses potes. Dave espérait d’ailleurs que les gars de la base penseraient à enregistrer le match de demain, après tout il s’agissait de la demi finale.
Il s’était passé quoi, même pas dix minutes? Durant ce temps là, ils avaient parcouru… Aller au moins trois cent à trois cents cinquante mètres. Petite forme aujourd’hui. A raison d’une marche au rythme de cinq kilomètres par heure et d’une distance inconnue par rapport à la cité en ruine. Il était facile d’en conclure qu’il leur restait approximativement deux kilomètres six cents cinquante. Encore fallait il prendre en compte le poids du sac pour certains. La tete en plein dans les calcules, Dixon n’écoutait pas vraiment ce qui se passait derrière lui. En faite si, mais son oreille sélectionnait les bruits qui souhaitaient entendre. C’était à dire tous les sons et bruits inhabituels qui pouvaient signifier une attaque imminente ou bien la présence de créatures inconnues. Ainsi avait il volontairement écarté les plaintes et les jérémiades humaines. D’autant plus que lorsqu’il était à la maison, c’était un entrainement quotidien. Il fallait pouvoir se concentrer sur la télé et gérer des gamins en folie. Dans un soupire, le militaire se demandait comment il pouvait toujours tout ramener à la famille. Même sur une autre planète, il arrivait à penser à eux. Peut-être parce qu’il était un père qui aimait ses enfants plus que tout, et cela malgré les innombrables mésaventures.

Soudain, une voix féminine se fit entendre. Nul besoin de passer par A + B pour comprendre que la civile avait semble-t-il pris pitié pour le pauvre scientifique. Ah ça si Dave ne l’avait pas entendu souffler comme un bluffe à plusieurs reprises… Un peu plus et il se serait cru dans les rizières pas loin du Mékong. Sans doute était-ce une image un peu exagéré, mais à force d’écouter les histoires des anciens, il y avait de quoi imaginer le décor de la guerre du Vietnam. Dixon se retourna alors, marchant à l’envers avec la dextérité d’un aveugle. Les mains calés sur son P90, le militaire observait les deux civils « Deux minutes. On est pas là pour faire du camping. » Oui, le colonel n’avait pas envie de perdre son temps alors qu’ils avaient tous passé une semaine enfermé dans un vaisseau. Puis… c’est vraiment pas comme si la galaxie en dépendant. En tout cas pour ce qui était de la Voie Lactée, effectivement ça pouvait bien attendre cinq minutes. Mais au dire de la CIS, Pégase attendait avec impatience l’arrivée du Messie. Aucun extraterrestre? Parfait, tout le monde comprendrait cette réflexion purement terrienne. Après tout, ce n’était pas le problème de Dixon, lui resterait tranquillement au SGC à continuer les voyages organisés.
Se remettant face à la lointaine cité en ruine, l’homme en uniforme s’arrêta pour contempler son immuable carte postale. Il n’y manquait plus qu’un couché de soleil et la lumière serait parfaite. Cela faisait penser au militaire qu’il lui fallait observer la course du soleil de ce système solaire afin d’en tirer quelques hypothèses. A savoir s’ils en avaient encore pour longtemps niveau lumière. Il aurait peut-être été intelligent de savoir combien de temps durait les journées ici. Et si les moustiques étaient aussi gros que des vaches, car il avait oublier de prendre sa moustiquaire. Quoique l’endroit ne semblait pas des plus humides. Réflexion faite, cette remarque était purement et simplement inutile. Après tout, qu’est-ce qui permettait d’être sur que les moustiques d’ici étaient comme ceux de la Terre? David se sentait près pour devenir Zoologue. D’ailleurs il devait y avoir un autre nom pour qualifier ceux qui s’occupaient des insectes. Mais pour le coup, il n’avait pas vraiment la tête à ça. Insectologue? Non vraiment, il ne fallait pas qu’il réfléchisse. Après tout il n’avait jamais été très bon en cours de biologie. D’ailleurs en parlant de ça, toujours pas un nuage à l’horizon. Le colonel mit ses lunettes de soleil et regarda autour de lui. Y avait pas à dire, c’était vraiment une bien grande prairie. Peut-être qu’autrefois il y avait eu des bovins extraterrestre à paitre ça et là. Voilà que lui remontait le souvenir du premier dessin de son fils ainé : une vache de l’espace avec une casque de cosmonaute fait sur mesure afin de laisser passer les cornes. Un sourire se dessina sur les lèvres de Dixon avant qu’il ne reporte son attention sur le scientifique hautement qualifié.

« Alors McKay, une estimation? » Même si le militaire avait déjà plus ou moins calculer le temps à parcourir pour des humains normalement constitué. Il fallait rajouter les pauses toutes les dix min pour le civil et le résultat serait une approximation quasi parfaite du temps qu’ils mettraient à atteindre les ruines. Heureusement qu’elles ne bougerait pas d’ici là. Quoi q’il fallait espérer que ce fut bien le cas. Après tout, il fallait s’attendre à n’importe quoi dès lorsque l’on n’était plus sur la Terre. Douce joie qui inondait le cœur, faisant palpiter celui du colonel d’une excitation folle. A moins que ce ne fut l’agacement profond que lui provoquait le surplace. Ceci était à méditer tranquillement, chose plus facile à faire en marchant. En attendant, ce n’était aucunement le cas. L’ennemi du militaire restait l’inaction.


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(need to be thinked one more time)


You don't know what terrifies me, do you? Yes, I'm not a big fan of whales, of course. Nor Wraith. Nor diseases, but that's not what I'm talkin' about. I'm scared of loosing you. Because you're wonderful, you're great. Because when you look at me, I feel like I'm invincible. You're the only one that really sees me, who knows me. You're the greatest thing that could ever happened to me. You make me a better person, probably a better genius though it's complicated. And then, I think that there's so many guys better than me. Better for you. And I can't help but be terrified that one day, you're just going to run away with some guy like Ronon. That's how much I love you.




MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Sam 2 Fév - 16:25

    D’accord, Nayers venait de gagner deux places dans l’estime de Rodney ; deux parce qu’elle avait accepté de le soutenir dans sa requête – peut-être qu’elle avait aussi besoin d’une pause ? – mais aussi parce qu’elle avait semblé hésiter. Et on n’hésite pas lorsque la vie d’un Génie tel que lui est en jeu ! C’était une erreur condamnable et pratiquement impardonnable ! Pratiquement seulement parce qu’elle était encore nouvelle et, parce qu’il l’avait promis à Jennifer, Rodney essayait de faire de concession de temps en temps. Il s’essayait au pardon et trouvait qu’il se débrouillait plutôt bien. Peut-être qu’il la remercierait un jour ou l’autre. Pour l’instant, il n’en n’avait pas vraiment l’envie. Dixon, en revanche, n’avait pas l’air ravie que la psychologue de l’équipe ait rejoint l’avis du scientifique – prends ça, militaire voleur de muffin ! – mais leur accorda une courte pause. Enfin, si on pouvait appeler cela une pause, bien entendu ; aux yeux de McKay, deux minutes c’étaient rien. Alors certes, ça lui permettait de calculer ce que Nayers avait réussit à négocier, mais il ne fallait pas un diplôme en astrophysique et en physique théorique pour faire un calcul aussi simplet. Tablette en main, Rodney se permit de noter la distance qu’il leur restait à parcourir. Deux kilomètres six cent cinquante. Bien. Cela voulait dire qu’ils avaient parcourut trois cents mètres en… Un coup d’œil à sa montre. Dix minutes ?! Le Génie n’en revenait pas ! Dix minutes ? Il avait connu des jours meilleurs, c’était certain. Il n’avait, certes, jamais été très sportif – pas besoin d’avoir la montagne de muscles de Ronon pour se sortir indemne de missions périlleuse, son intellect hors du commun lui suffisait amplement – mais tout de même ; en cinq ans passées à visiter d’autres planètes pour tenter de mener des négociations et des échanges commerciaux, il avait plus ou moins pris le rythme. A croire que ces trois années sur Terre lui avaient causé plus de mal que de bien, contrairement à ce qu’il avait put penser. Mais il s’égarait dans le fil de ses pensées, là. Le calcul. Si Dixon avait l’amabilité de leur accorder une pause chaque dix minutes – mais Rodney en doutait fortement – et qu’ils continuaient à cette allure là, il leur faudrait une heure vingt avant d’arriver jusqu’aux ruines. Quatre-vingt minutes auxquelles il fallait ajouter les seize minutes de pause au total. Soit une heure trente six très exactement.

    Applaudissements mesdames et messieurs car tout ceci avait été calculé le temps que le scientifique s’asseye. D’ailleurs, ce dernier, soufflant sans doute de façon un peu exagérée, en profita pour renouer les lacets de ses boots. Hé, il n’allait pas prendre le risque de trébucher et de se blesser ! Il ôta même son sac à dos et se massa son épaule endolorie ; bien qu’il ait toujours eu des mains de masseur – enfin, il n’avait jamais demandé mais il trouvait qu’il massait particulièrement bien – il regretta l’absence de Jennifer. Le docteur en chef de la Cité avait de véritables doigts de fée pour les massages et Rodney en était devenu friand. Finalement, il souffla un bon coup, sentant que son point de côté disparaissait petit à petit et son mal à la hanche s’était suffisamment atténué. Il osa même lever les yeux vers ceux qui faisaient la mission avec lui. Dixon semblait aimer la vue et se la jouait Horatio Caine avec les lunettes de soleil sur le nez – décidément, c’était une maladie ! Tous les commandants militaires étaient fanatiques des lunettes de soleil ou quoi ? Ils avaient un prix spécial sur celles-ci ? – tandis que Stanford inspectait les environs. A croire que le militaire craignait qu’ils ne se fassent attaquer. Rodney pâlit. Et si c’était le cas ? Non, le Dédale les préviendrait si de mystérieux – et inquiétants – signes de vie avaient soudainement pointé le bout de leur nez sur les scanners… Non ? Caldwell ne l’appréciait peut-être pas, il restait néanmoins un militaire avec un code ; les militaires n’avaient-ils pas pour ordre de ne jamais abandonner personne ? Rodney n’en n’était plus aussi sûr maintenant. Il était assaillit par le doute. Et s’ils croisaient des hybrides ? Un mélange entre un écureuil et une taupe avec la dextérité d’un gorille et la vélocité d’un félin ? Ha, il ne fallait pas croire, les écureuils, c’étaient presqu’aussi sauvage qu’un singe ! McKay se souvenait d’une fois où ses parents et lui étaient allés se promener dans le parc en face de chez eux ; un écureuil un peu idiot avait eu la bonne idée de confondre le jeune garçon qu’il était à l’époque avec un arbre et ses petites griffes avaient marqué la peau fragile et très blanche de l’enfant. Et puis il n’oubliait pas non plus ce film angoissant où une petite fille se faisait attaquer par une bande d’écureuils après avoir constaté qu’elle n’était pas assez mûre. Sans doute que ces derniers étaient de lointains cousins à Ronon ; il lui avait d’ailleurs semblé reconnaître les traits du Satédien chez le petit animal en regardant ledit film… Dixon l’arracha à des souvenirs peu commodes en lui demandant l’estimation qu’il avait tirée. Les militaires devaient vraiment être recrutés à la sortie de l’école maternelle pour ne pas être capable de faire un calcul aussi simple. Mais Rodney n’avait pas l’intention de lui donner une réponse aussi facilement.
    « Vous savez combien il y a de paramètres à prendre en compte ? Si on est victime d’une attaque d’écureuils extra-terrestres, les résultats peuvent être faussés ! Ou, pire encore, imaginez qu’un Maître Goa’Uld sortit d’On-Ne-Sait-Où décide de venir installer un campement sur cette planète. Après tout, elle offre un climat plus qu’idéal pour un ancien faux Dieu. Elle n’a pas de planète, donc pas de crainte de se faite attaquer et décimer par une équipe SG et encore moins par SG1. Ceci dit, je n’ai pas pris ces facteurs en compte ; après tout, personne dans cette équipe ne semble être plus malchanceux qu’un autre… Quoique Dixon, je n’en suis pas encore certain à cent pour cent, il y a donc quand même un risque qu’on tombe sur quelque chose qui nous ralentisse. MAIS ! Je disais donc que je n’avais pas pris ces hypothèses en compte. En revanche, j’ai considéré le fait que cette charmante demoiselle puisse vouloir ou avoir besoin d’une pause toutes les dix minutes. Pause accordée à chaque fois avec générosité par le Colonel Muffin et ne dépassant pas les deux minutes, j’en suis venu à une heure et trente-six minutes très exactement. Non, ne m’applaudissez pas, c’était simple comme bonjour. Je m’étonne encore que vous ne l’ayez pas fait vous-mêmes, d’ailleurs. »
    Il marqua une pause, en profita pour reprendre son souffle, l’air fier de lui. Car il l’était, en réalité. Non pas parce qu’il avait effectué un calcul basique, mais parce qu’il aimait étaler sa science et son savoir. Oh, la jeune psychologue n’était certainement pas celle qui avait demandé une pause, mais il avait jugé préférable de lui remettre ceci sur le dos afin de se protéger, au mieux, des foudres de Dixon. Mais il sentait, par une intuition qui lui avait souvent sauvé la vie, que ce n’était pas forcément au goût de ses équipiers. Aussi reprit-il la parole avant que l’un d’eux n’ait le temps de répliquer, se tournant vers Nayers avec un air pour le moins sérieux.
    « Ne vous en faîtes pas, Docteur Nayers, c’est tout à fait normal que vous ayez besoin de vous reposer assez régulièrement. J’ai crût comprendre que c’était l’une de vos premières fois sur le terrain ? Oui, suis-je bête, vous n’avez pas d’armes, c’est forcément une grande première. Vous allez voir, vous allez très vite vous y habituer. Moi-même j’avais un peu de mal à suivre le rythme au début. Bon, bien sûr, ça n’a pas duré bien longtemps, j’ai une facilité d’adaptation assez étonnante je dois dire. Et lorsque vous arriverez à parcourir trois kilomètres en vous contentant d’une pause, que vous survivrez à des zombies extraterrestres, que votre intelligence extraordinaire – enfin, je me doute bien que vous n’avez pas un aussi grand QI que le mien mais vos compétences de psychologues – aura sauvé le monde plus d’une quinzaine de fois… Ces militaires vous attribueront sûrement une arme. Enfin après tout dépend de qui est le leader de votre équipe. Sheppard a tendance à distribué les armes à n’importe qui, mais je suis certain que Lorne attendra que vous ayez eu des cours. Le pauvre a déjà perdu assez d’hommes comme ça sans avoir besoin que son équipe se fasse décimer par un des leurs… »
    Ils s’étaient tous remis en marche et Rodney continuait à parler. Parfois il se taisait, le temps pour lui de reprendre son souffle avant de reprendre de plus belle. Il n’était pas certain qu’il ait un réel auditoire mais il lui semblait que la psychologue était captivée par ses dires ce qui l’incitait à toujours en raconter un peu plus. Parfois, et avec une once de nostalgie, il lui expliquait comment lui et son équipe, mais surtout lui, avaient réussit à débarrasser la Galaxie de Pégase de la menace Wraiths. Avant d’enchaîner avec les hybrides de Michael. Et parfois, entre deux menaces pour l’univers, Rodney posait quelques questions à la jeune psychologue. Elles restaient rares, ceci dit et il n’écoutait jamais vraiment la réponse – après tout, il le faisait surtout par pure politesse.

    C’était étonnant, mais le fait de parler ne fatiguait pas le scientifique. C’était presque même le contraire. Maintenant qu’il était lancé, il lui semblait que le temps passait plus vite, bien qu’il sentît encore ces longues minutes de route et que ses jambes le lançaient parfois. Les deux militaires avançaient, les deux civils étaient plus en retrait. Les premières cibles en cas d’attaque ? Eh bien si l’attaque était frontale – ce qu’espérait Rodney même s’il souhaitait plus encore qu’il n’y en ait pas – ce serait les militaires. Dans le cas contraire… McKay préférait ne pas y penser. Il avait cessé de parler, le temps d’écouter ce que Nayers pouvait bien raconter d’intéressant et avait les yeux rivés sur sa tablette. Il se frotta le pouce et l’indexe un instant perplexe ; les données énergétiques qu’ils recevaient étaient inégales. Ou plutôt, le pic d’énergie qu’il avait repérer en arrivant sur la planète était toujours bien présent, mais il notait une source d’énergie plus faible et dont les graphiques ne lui paraissaient pas inconnus. Radiations ? Non, ce n’était pas ça. Ou alors c’était un tout nouveau type de radiation dont le taux d’ionisation était relativement bas et donc, n’était pas un danger pour l’homme. Ou un danger tout court, d’ailleurs. Il releva la tête de ses courbes pour s’apercevoir que les ruines lui semblaient légèrement plus proches qu’auparavant. Il s’aperçut d’ailleurs que Lily avait cessé de lui parler et il tourna la tête dans sa direction. Quoi ? Elle pensait peut-être qu’il n’avait pas écouté ?! … Bon, ce ne serait pas tout à fait faux, mais tout de même ! Pour mettre une nouvelle ambiance au sein du groupe, il décida de lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis le début de cette mission.
    « Pourquoi vouloir vous rendre sur Atlantis ? Je veux dire, sans vous froisser, le SGC est déjà un vaste terrain et la Terre est sans doute plus sûre de nos jours que la Galaxie de Pégase. Enfin vous n’êtes pas sans savoir que de vils extraterrestres suceurs d’âme sont à nos trousses parce que le Colonel Sheppard a eu la bonne idée de les tirer de leur sommeil. »
    Tiens, lui venait une idée assez saugrenue ; et si les Wraiths étaient retournés en sommeil ? Cela pourrait être un avantage pour les atlantes. Il faudrait qu’il pense à aller rendre une petite visite à Todd pour lui poser la question, tiens. Après tout ; si leurs ennemis dormaient, il leur suffirait de faire exploser tous les vaisseaux ruches et le travail était joué. En cinq ans, ils étaient devenus de véritables experts dans ce domaine.


L E A D E R S H I P i could take you down the hall to the labs and just point at the people who annoy me more than the rest, but that's about as useful as i get.
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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Mer 20 Fév - 23:31

A ses mots, Dixon revint en arrière, sans prendre la peine de se retourner. Détail qui n’a sans doute guère d’importance pour le commun des mortels. Cependant, pour une personne aussi maladroite que Lily, cela démontrait une agilité admirable. Cerise sur le gâteau : les mains du militaire n’avaient pas bougé d’un millimètre, elles étaient restées fermement posées sur son arme, un imposant P-90. Dixon avait tout simplement la class’. Après une inspection visuelle extrêmement brève des deux civils, il leur octroya deux minutes de pause. Son ton sans équivoque montrait bien qu’il n’accorderait pas une seconde de plus à qui que ce soit. Puis il se retourna vers le paysage de la planète, si lointaine de celle de leur origine, mais tout aussi, si ce n’était plus, ravissant.

Pendant ce temps, McKay s’était assis, tablette en main. Lily l’observa un peu, ne comprenant pas l’origine de son essoufflement si poussé. Le scientifique en profita pour refaire ses lacets et la jeune femme vérifia des yeux que les siens tenaient bien. Elle arrivait bien à tomber sur un sol parfaitement plat, sans obstacle, alors une marche comme celle qu’ils enduraient nécessitait quelques précautions de base. Gardant son sac sur le dos, elle s’assit face à McKay qui se massait l’épaule. Son esprit fut alors effleuré par deux théories. La première, la plus probable, était que le scientifique exagérait largement. La seconde était qu’en tant que civile et que femme, on l’avait ménagée avec une charge plus légère. Cette dernière idée lui paraissait presque risible : après deux ans à travailler à Cheyenne Mountains, elle avait bien comprit que les militaires ne faisaient pas dans la dentelle.

Et Dixon confirma cette pensée en la faisant un peu sursauter. Oh non, rien de grave. Il n’avait pas hurlé, il ne l’avait pas bousculé, rien de tout cela. En fait, il s’était adressé à McKay. Mais l’effet de surprise combiné à sa rêverie étaient amplement suffisants pour la faire frémir quelques millisecondes.

C’est alors que le Génie de l’équipe commença une longue tirade qui fit lever au ciel les yeux de Lily. Il donna des facteurs -qu’il n’avait pourtant pas pris en compte- qui pourraient les ralentir, puis, et c’est là que la jeune femme fulmina intérieurement, il suggéra qu’elle aurait besoin d’une pause toutes les dix minutes. Quel goujat ! Elle n’en revenait pas ! Ses yeux couleur émeraude envoyaient des éclairs virtuels et elle se plut à imaginer le foudroyer avant de se dire que, finalement, cela démontrait au moins une chose positive sur McKay : il avait conscience que ses demandes étaient abusives, et éprouvait le besoin de se cacher derrière elle. Certes c’était une tactique lâche, mais elle m’était en évidence qu’il s’avouait, au fond de lui-même, sa faiblesse.

Après s’être auto-flatté, le scientifique se tourna vers elle, avec un air qui laissait présager la fin de sa sottise. Que neni ! Il enchaina en lui expliquant que la soit-disant fatigue dont elle avait fait preuve pour demander une pause était de l’ordre du normal, et qu’elle ne devait pas s’en inquiéter. Il aurait pu dire « Continuez à prendre des pauses pour moi, vous n’aurez pas de problème, vous. » que cela aurait semblé pareil aux oreilles de la jeune femme. Au passage, évidemment, il se glissa quelques tonnes de compliments. Il lui précisa également qu’elle finirait sûrement par obtenir le port d’arme. Lily grimaça. Avec sa maladresse, c’était une mauvaise idée. L’allusion qu’il fit à propos de deux leaders retint tout de même son attention. Un dénommé Sheppard qui donnerait des armes assez facilement… Ahem, très peu pour elle. Et un certain Lorne dont l’équipe semble maudite malgré sa prudence. Elle songea à, si jamais elle le croisait, lui demander des cours, sans pour autant avoir envie d’être dans son équipe à l’espérance de vie si…faible.

McKay parlait inlassablement alors qu’ils avaient repris leur marche en quête des ruines. Parfois, il lui posait des questions, sans écouter la réponse le moins du monde. De toute façon, Lily ne l’écoutait qu’à moitié. Elle avait remarqué que lorsqu’il parlait, le scientifique oubliait de regarder sa montre ou de vider le stock de rations de survie. Ainsi, une demi-heure s’écoula (à moins que les bavardages de McKay ne donnent à Lily l’impression que le temps passe plus lentement ?) avant qu’il ne se taise -enfin. Les yeux rivés sur sa tablette, les sourcils froncés, il paraissait en pleine réflexion. Profitant du silence fort apaisant, elle poursuivit la marche en attendant une explication.

Mais contre toute attente, McKay ne parla pas science. Il lui demanda simplement ses motivations : pourquoi Atlantis, malgré les risques ? Ses lèvres framboise dessinèrent un sourire.


« Il est que je suis au courant pour les Wraiths. Mais Atlantis est une opportunité. Là-bas, je serais bien plus utile, tout d’abord. La Cité n’a plus de psychologue, et vous êtes bien placé pour savoir que beaucoup de membres de l’Expédition ont besoin de se ressourcer mentalement. La vie dans Pégase est très difficile et nos soldats n’y sont pas formés. On ne peut pas se former à ce genre de chose. Qui plus est, Atlantis forme une communauté. En tant que psychologue mais aussi en tant que titulaire d’un master de sociologie et d’une licence en sciences politiques, travailler dans une communauté sous pression est très enrichissant. Sans oublier le fait que j’aurais l’occasion d’aller plus souvent sur le terrain là-bas que sur Terre, les effectifs étant moindre. De façon personnelle, c’est également pour moi une manière de rendre hommage au Docteur Weir, qui m’a enseigné les sciences politiques à la faculté et recommandée au SG-C. Aider en participant au projet qu’elle aimait le plus est la seule chose que je puisse faire pour montrer ma gratitude. »

Son sourire s’était estompé peu à peu, au souvenir de la grande Elizabeth Weir se mêlait la tristesse de son décès, quelques années auparavant.
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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Sam 23 Fév - 14:13


Là maintenant tout de suite, Dixon avait envie d’un bon Rockabilly. Elvis pour de la bonne humeur, de quoi garder la banane. Dans tous les cas, le militaire aurait bien voulu se mettre des écouteurs dans les oreilles avec les légendes du rock américain plutôt que d’écouter les bêtises des civils. Avec ça, des images de Full Metal Jacket qui lui repassait en tête. Quoi que Apocalypse Now aurait été pas mal. Mais les hélicoptères sur fond de musique de Wagner filant en direction de la cité en ruine auraient juré avec le décor. Non, le colonel s’imaginait mieux au volant d’une Camaro de 70 avec Blue Suede Shoes dans l’autoradio et pas de mômes pour lui casser les pieds. Un paysage Californien et le tour était joué. Quoi qu’une Jeep lui aurait rappelé quelques aventures terrien. Lunettes de soleil sur le nez, l’homme avait de quoi être fière, gardant les mains sur son arme pendant qu’il surveillait les alentours en cas d’une éventuelle attaque. Par la même occasion, il jetait un coup d’œil sur sa montre pour ne pas dépasser les deux minutes de pause accordée au scientifique. Car oui il fallait le dire clairement, c’était pour le scientifique qu’ils allaient s’arrêter encore de nombreuses fois. Au sujet de la civile, elle avait l’air en pleine forme et très observatrice. Regardant son petit monde du coin de l’œil, Dave restait caché derrière les verres fumés, profitant ainsi de ne permettre à personne de savoir où il regardait.

Pendant que McKay s’affairait à bidouiller son appareil, les deux militaires se regardaient de temps à autre, communiquant sans vraiment se parler. L’habitude sans doute. Dixon se souvenait que parfois les mécanos avions lui racontaient qu’ils arrivaient à se parler sans s’entendre. Il fallait dire qu’avec le bouquant que faisaient les avions, il fallait pouvoir communiquer. Et ces mécanos là, ils avaient appris à lire sur les lèvres. Quand on été sur le terrain, il fallait aussi savoir parler sans user des mots. Confiance, obéissance et intégrité, voilà ce que c’était l’armée américain et probablement le cas pour toutes les armées du monde. De quoi être fière. Et puis même si ses enfants étaient insupportable souvent, Dixon savait qu’ils étaient tous très content de leur papa qui sauvait le monde. Oui, il arrivait parfois que le calme de la maison permette de raconter quelques aventures dont il avait le droit de parler en dehors de la base. Des anecdotes généralement, mais de quoi mettre des étoiles pleins les yeux à ses fils. Pour la petite, difficile de la sortie des poneys et des Barbies, mais parfois Dave la surprenait à dessiner des avions en disant qu’il était le pilote. De quoi arracher un sourire au super papa.

Au fur et à mesure qu’il réfléchissait à cette vie folle sur Terre, Dixon avait zappé le monologue du scientifique que sujet d’une attaque de bestiole hybride. Comme quoi il n’était pas le seul à se poser la question à savoir s’il y avait des animaux sur cette planète. En tout cas du moment qu’ils ne passaient pas la nuit ici, aucune raison de vérifier son hypothèse quant à de probable moustiques géants. Après tout on était pas de The Mist. Jusqu’à ce qu’il entende McKay pronostique le temps de leur voyage. Une heure et trente six minutes. Le militaire, sans faire de grande phrase, était arrivé à cette conclusion tout en marchant et ça en moins de temps qu’il avait fallu au scientifique pour débiter son flot de parole. Assurément qu’il en avait fais exprès, juste pour se venger du manque de compassion de Dave. Le militaire avait une patience à toute épreuve, il ne fallait pas l’oublier. Dans tous les cas, après un pareil discours qui étalait toute la fierté du scientifique, mêlé d’arrogance, le Colonel était impassible. Rien de véritablement impressionnant la dedans. C’était juste un rapide calcule à faire, à la rigueur il fallait simplement ses doigts pour le faire. Mais face à autant d’indifférence de la part du gradé et de son collègue, il ne fallait pas s’attendre à des applaudissements. Et voilà qu’il recommençait à parler sans s’interrompre. Regardant sa montre, Dixon regardait le temps s’écouler et donc par la même occasion il attendait la fin des deux minutes de pause réglementaire qu’il avait imposé. Enfin façon de parler. Et sans rien dire, d’un simple signe de tête, le militaire avait fais signe de reprendre la route sans attendre. En faite c’était surtout sans attendre McKay. D’un côté la mission reposait sur lui, mais d’un autre… Il leur faisait vraiment perdre du temps. Et sans au son de la voix de McKay que la marche continua. Pas vraiment la chanson d’Elvis qu’il aurait souhaité entendre. Alors, sérieux comme il était, Dixon oubliait la voix du scientifique en s’imaginant de nouveau au volant de sa Camaro, filant sur les routes du Nevada cette fois, direction Las Vegas. Mais pareil à un mirage, la cité restait loin. Surtout que dans sa formation, il avait davantage l’habitude de parcourir cinq kilomètres en moins d’une heure. C’était improbable de parcourir trois kilomètres en une heure et demi. A raison d’une vitesse de 5k/h, et avec deux pauses de deux minutes, une heure aurait largement pu suffire, et ça même avec un packtage de huit kilogrammes sur le dos. Poussant un soupire, le militaire regarda son collège qui marchait sur sa gauche. A eux deux ils seraient déjà bien loin.

Ainsi donc une demi heure passa et jamais le scientifique ne parvenait à se taire. Enfin du moins jusqu’à ce qu’il demande à la demoiselle ce qui l’avait poussé à rejoindre l’expédition Atlantis. A la façon qu’il avait de présenter la chose, McKay donnait l’impression de conseiller à la jeune femme de rester sagement sur Terre et de laisser les héros, tel que lui, s’occuper du cas des Wraiths. Dave ne put s’empêcher de sourire en entendant une réflexion aussi machiste de la part de cette moitié d’homme. Du culot, voilà ce qu’il avait ce scientif, ça et une grande gueule. Ecoutant la réponse de la psychologue, le colonel attendit qu’elle ait fini pour enchaîner
« Mckay, quand vous aurez fini de casser les pieds à la demoiselle, vous pourriez nous tenir au courant de ce qui se passe à midi. Enfin si vous vous sentez capable de faire autre chose que de parler de vous. » Dans-les-dents. Certainement que le scientifique allait lui répondre quelque chose de cinglante, ou pas. Mais concrètement, le militaire n’en avait strictement rien à faire. Et midi, par sur qu’il comprendre que ça signifiait la position de la cité par rapport à un cadrant de montre. S’il y avait besoin d’une explication, il lui dirait simplement que le grand génie se trouvait à 18h. Bref, en faite peu importait qu’il comprenne le langage militaire ou pas, le but c’était d’avancer et de savoir où ils avançaient.


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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Mar 12 Mar - 21:13

    Le froid glacial de l’Antarctique commençait à le rendre nostalgique. Maintenant qu’il avait retrouvé le terrain et qu’il devait faire force pour ne pas tomber d’épuisement, McKay regrettait McMurdo, le vent, les répliques de Sheppard et le Fauteuil des Anciens. Quitte à choisir entre mourir de froid ou mourir d’épuisement sur une planète inconnue, le choix du Génie se porterait probablement sur la première option – même s’il n’avait pas l’intention de mourir de si tôt, ha ça non ! Le froid était un ennemi contre lequel son intelligence hors-du-commun pouvait lutter. Et pour sûr ! Il l’avait déjà affronté et avait remporté la victoire – et la jolie dame, d’ailleurs. Il se souvenait de cette journée avec une précision qui en aurait surpris plus d’un. Elle tournait en boucle dans son esprit comme le générique de Batman ou d’un bon James Bond. Parlant de James Bond, le Colonel avait tout du super héros d’Ian Fleming avec ses lunettes de soleil. Il ne manquait plus que le chic costard-cravate, une Aston Martin. L’arme était au goût de chacun et Rodney n’allait pas se lancer dans une étude approfondie des différentes armes de l’agent secret. D’une parce qu’il ne saurait différencier un 9mm d’un 38mm, de deux parce que c’était assez inutile dans l’instant, et de trois parce que, de toute façon, Dixon n’était pas James Bond, juste un militaire lourdement armé, grincheux et un poil trop arrogant aux yeux du scientifique. D’ailleurs, si le commandant militaire était James Bond, cela faisait obligatoirement de la psychologue la James Bond girl de cette mission. Un coup en coin suffit à McKay pour très vite rejeter cette possibilité. Elle n’avait rien d’une James Bond girl. Rien à voir avec Halle Berry ou Eva Green – pour les derniers James Bond que Rodney n’avait toujours pas vu par manque de temps (et peut-être pas manque d’envie, aussi). Mais dans ce cas, quelle femme du SGC pourrait avoir l’honneur d’être la James Bond girl ? Il fallait oublier Teyla ; l’Athosienne était déjà Xena la Guerrière, si, en plus, elle devait tourner dans le prochain James Bond, la pauvre n’allait plus avoir une seule seconde à elle. Le choix du Canadien se porta ensuite vers Samantha Carter. Hm. C’était sans doute la réponse la plus probable. Il ne lui manquait qu’un air de femme fatale mais le maquillage suffirait pour faire d’elle la parfaite compagne du célèbre agent secret.

    Il fut tiré de ses rêveries par Dixon qui s’était remis en route. A croire qu’il le faisait exprès ; d’abord le muffin, maintenant ça. Le Grand McKay commençait à croire à un complot. Premièrement, il était seul dans cette équipe de bras cassés – et par seul, il entendait, bien sûr, seul membre officiel de l’Expédition Atlantis et plus encore de SGA-1, deuxièmement, il avait dut supporter une longue et interminable semaine à bord du Dédale, en compagnie du plus insupportable extra-terrestre qu’il soit avant de rejoindre la planète sur laquelle son équipe et lui-même devaient se rendre. Sérieusement, à côté d’Hermiod, la brutalité de Ronon et l’humour douteux de Todd, ce n’était rien. L’Asgard était d’une arrogante et d’une prétention à toute épreuve. Et s’il y avait bien des défauts que le Génie ne pouvait décemment pas supporter, c’étaient bien l’arrogance et la prétention ! Il ralentit le pas en se rappelant que Sheppard, Teyla et Ronon faisaient équipe ensemble, sur une autre planète. Peut-être qu’ils avaient demandé à Landry de l’envoyer très loin, persuadés qu’il n’en reviendrait pas vivant ? Peut-être que c’était eux qui avaient tout manigancé ? Le scientifique tenta d’écarter cette terrifiante – et angoissante ! idée, se répétant que si John avait voulut se débarrasser de lui, il l’aurait fait en Antarctique, ou qu’il aurait demandé à Ronon d’utiliser son arme. Ha ça, avec le Satédien, les résultats étaient là. Rodney n’avait plus les chiffres en tête, mais il se souvenait du temps où l’équipe principale de l’Expédition tenait les comptes du nombre de Wraiths anéantis par chacun de ses membres. Lui-même avait rapidement été mis hors-jeu (non pas parce que son quota était pas assez élevé, juste qu’en tant que scientifique, il avait trop occupations que tirer sur leurs ennemis ; des occupations comme pirater un système extra-terrestre pour les sortir d’affaire) ; Sheppard s’en tirait plutôt bien, aux yeux de l’homme. C’était, du moins, ce qu’ils avaient pensé avant de voir les résultats de Teyla et, plus élevés encore, ceux de Ronon. Si avec ça, certains doutaient encore de la haine qu’éprouvait le Satédien pour ces vampires de l’espace, il y avait anguille sous roche.

    Ce fut le nom du Docteur Weir qui fit tiquer McKay. Oui, même plongé dans ses réflexions, il avait prit la peine – enfin, la demi-peine – d’écouter – à moitié, donc – la réponse de la jeune psychologue. Elle avait d’ailleurs souligné ses diplômes, ce que Rodney trouvait plutôt déplacé (après tout, il lui simplement demandé pourquoi elle allait jouer les suicidaires sur Atlantis, alors qu’il était plus sage de rester bien à l’abri des Wraiths sur Terre !), avant de faire part de son lien avec Elizabeth. Un voile élégiaque s’était laissé tomber avec douceur devant ses yeux bleus à ce nom qui ravivait quelques douloureux souvenirs au scientifique. L’ancien commandant de l’Expédition Atlantis avait été considéré comme décédée après qu’elle se soit sacrifiée pour sauver la Cité Ancienne des Asurans. Rodney, lui, ne savait pas quoi en penser. Le Docteur Weir avait disparue peu de temps après la mort de Beckett. Deux coups très durs à encaisser pour l’Expédition et pour tous ceux qui étaient proches d’Elizabeth. Une perte pesante et dont McKay n’avait jamais réussit à totalement se remettre. Un peu comme le décès de Carson, à la différence près que ce dernier avait été cloné pour prendre la relève. Dixon, quelques pas devant les deux civils, ne tarda pas à prendre la parole, coupant l’herbe sous le pied de Rodney qui manqua de s’étouffer. Casser les pieds à la demoiselle ?! La bonne blague ! Lui au moins créait un lien, la conversation ! Pas comme cette cervelle vide de militaire. Sans doute qu’il était heureux de sa dernière réplique. Mais le scientifique avait appris à être brimé par ses pairs – avoir Sheppard en tant que principal co-équipier, ça aidait à la répartie – et était d’un naturel cinglant.
    « Je suis certain que le Docteur Nayers trouve mon expérience enrichissante car je la prépare à ce qui l’attend sur Pégase. Pas comme certains tas de muscles qui se contentent de roucouler avec des lunettes de soleil et qui se prennent pour Capitaine America. »
    La fin de sa phrase avait été marmonnée plus que clairement prononcée, mais le Génie avait déjà baissé les yeux sur sa tablette, ronchon. Non content de lui avoir dérobé le dernier muffin, il fallait encore en plus que ce super soldat décide de jouer les intéressants. Ha ces militaires, tous les mêmes ! Le Canadien continuait de maugréer dans une barbe des plus imaginaires, pestant contre ce Colonel intolérant et déplorant le fait d’être le seul esprit vif et intelligent du groupe, râlant aussi contre cette planète située trop loin de la Terre et sans Porte des Etoiles et contre le Général Landry qui avait jugé intelligent de lui fourrer ce sale voleur de muffin dans les pattes, et puis enviant Sheppard qui devait, sans aucun doute, se la couler douce sur une charmante petite planète en compagnie d’une jolie petite extra-terrestre (après tout, ce ne serait pas la première fois, Sheppard étant le terrien qui avait rencontré les plus jolies femmes à chaque planète visitée tandis que le reste des hommes… Eh bien ils avaient largement moins la côte comparés au plus haut gradé). Les doigts tapant sur l’écran tactile de sa tablette, Rodney constatait que les relevés qu’il recevait étaient instables. Plus ils s’approchaient des ruines, et plus les relevés semblaient divaguer. Oh, ils restaient élevés, annonçant ainsi la présence d’une source énergétique importante, mais ces pics irréguliers étaient inhabituels. Peut-être que l’E2PZ (car de tels relevés ne pouvaient provoqués que pas un Extracteur de Potentiel 2 Points Zéro, McKay en était certain !) était défectueux ? Il fallait maintenant espérer qu’il ne soit pas trop abîmé pour qu’il puisse le réparer et qu’il soit, tout de même, utilisable.
    « Hm. Etrange… Je relève des pics énergétiques inconstants… Les ruines peuvent interférer à une certaine distance, mais ça peut aussi, et je mettrai ma main à couper – ou plutôt, je parierai un mois de salaire – que la source d’énergie s’affaiblit. Ce qui est étrange c’est que les relevés inconnus que je relevais un peu plus tôt semblent avoir disparus, ce qui n’est pas forcément mauvais vu qu’inconnu peut vouloir dire dangereux et inquiétants. En revanche, je me demande si… »
    Il se coupa, le nez collé à sa tablette tout en marchant. Il leur restait encore environ une heure de marche – quoiqu’un peu moins vu qu’au final, ils n’avaient pas effectué de nouvelles pauses. Pauses prises en compte par cet intelligent personnage lors de son calcul mental de tout à l’heure – et les ruines s’étaient légèrement approchées. Pas assez pour que McKay soit certain de ce qu’il pouvait observer. En revanche, il tapotait, notait ces impressions et regardait dans la petite base de données stockées dans sa tablette si de telles relevés avaient déjà été notés dans le passé. Il releva finalement la tête, s’apercevant que le reste de l’équipe attendait une réponse tandis qu’il réfléchissait à toutes les possibilités qui s’offraient à lui. Le regard brillant par la découverte qu’il venait de faire – et surtout, par l’unique hypothèse qui était plausible – le Génie ne put retenir un large sourire fendre ses lèvres d’une oreille à l’autre. P5X-414, malgré ton nom imprononçable et des plus étranges, le Grand Rodney McKay t’appréciait !
    « Je crois, et il est rare que je me trompe car, même si l’erreur est humaine selon un proverbe, je suis doté d’une trop grande intelligence pour faire de telles erreurs, que les ruines qui nous attendent là-bas sont en réalité les restes d’une ancienne Cité. Un genre de seconde Atlantis, si vous préférez. »
    Il avait le regard pétillant et il jubilait intérieurement comme un gosse la veille de Noël. Certes, ce n’étaient que des ruines et seul Jackson pouvait s’extasier devant des pierres vieilles de quelques millénaires, mais pour le scientifique à l’intelligence hors du commun, c’était une mine d’or riche en technologie ancienne. Les chances de trouver le sosie de la Cité d’Atlantis dans la Voie Lactée ? Aussi proche que celle d’aller saluer Michael Jackson après sa mort. Proche de zéro voire inexistante.


L E A D E R S H I P i could take you down the hall to the labs and just point at the people who annoy me more than the rest, but that's about as useful as i get.
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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Lun 18 Mar - 19:07

A peine eût-elle terminé sa phrase que Dixon fit comprendre au scientifique qu’il en avait assez de ses bavardages inutiles centrés sur son génie, et qu’il préférait savoir ce qu’il se passait du côté des ruines. Il paraissait évident à Lily que le militaire n’appréciait pas du tout l’arrogance de McKay. Et pour ça, elle pouvait être en parfait accord avec lui, bien qu’elle soit plus douce dans sa manière de faire passer le message. Même si elle savait pertinemment que McKay n’avait pas plus d’estime pour elle que pour la pratique sportive -plus ils avançaient, plus son manque d’exercice physique était visible-. Elle était comme ça, incapable d’être trop brusque avec qui que ce soit-du moins temps qu’elle gardait son sang-froid. Autrefois, elle se disait que c’était peut-être le fait d’être une petite fille, et non un petit garçon qui courait derrière un ballon et se battait pour un oui et pour un non. Les années passèrent et en grandissant, elle avait gardé cette caractéristique. A croire que c’était dans sa nature profonde. McKay avait pourtant frisé l’insolence. Elle qui ne supportait pas le manque de respect aurait pu perdre son calme facilement.

Cependant le visage du scientifique traduisait une certaine indignation. Alors il n’était pas conscient que sa façon de souligner le danger dans Pégase ressemblait à une insulte comme « Vous êtes folles » et avait une connotation du genre « Vous êtes suicidaire, soignez-vous au lieu de vouloir vous occuper de ceux qui sont sur Atlantis, les gens importants et intelligents, enfin surtout moi, Rodney McKay ».. ? Apparemment non. En fait, d’après sa réponse, il pensait jouer au bon conseiller. Lily devait admettre qu’il était tout de même plus accueillant que les deux militaires. Il parlait. Trop certes. Mais c’était ça faisait tout de même passer le temps plus vite. Pourtant, ils ne devaient pas oublier qu’ils étaient en mission, c’était tout à fait normal d’être sérieux et silencieux. Surtout sur une planète inconnue, à des années lumières de la Terre. Le jeune psychologue sourit légèrement quand son compère civil compara Dixon au Capitaine America. Rien que le ton employé prêtait à rire. Il n’y avait pourtant pas que ça. Par automatisme, elle visualisait systématiquement tout ce qui sortait un peu de l’ordinaire. Autant dire que le Colonel en version Capitaine America, c’était fort amusant.

Toutefois elle ne laissa rien paraitre de plus qu’un sourire fin. McKay avait déjà reposé les yeux sur sa tablette, visiblement aussi boudeur qu’un petit garçon à qui on refuse son cadeau de Noël. Il marmonnait toute sorte de critiques, aussi bien envers les militaires qu’envers la position de la planète dans la galaxie. Puis il éleva de nouveau la voix pour repartir dans l’explication de ses relevés énergétiques. Lily n’avait pas tout comprit, pas tout suivit, McKay se coupa un moment avant de relever de sa tablette des yeux pleins d’enthousiasme. Le petit garçon avait-il retrouvé son cadeau de Noël ? Et c’est là qu’il leur annonça : les ruines étaient très probablement les restes d’une ancienne Cité des Anciens. Une vieille Atlantis. Laissée là. Sous leurs yeux. Avec l’air de dire « Venez m’explorer, j’ai des tonnes de secrets enfouit dans mes entrailles… », les ruines majestueuses taquinant le groupe.

…fantastique !! Lily devait se retenir pour ne pas se mettre à sautiller sur place. Ce n’était vraiment pas l’envie ou l’énergie qui lui manquait. Son cerveau devait envoyer un nombre fou de potentiels post-synaptiques inhibiteurs à ses motoneurones pour empêcher ses jambes de bouger. Cependant, pour la parole, grâce à -à cause de- la fabuleuse sommation spatiale, son système nerveux retenus les potentiels post-synaptiques excitateurs.


«Mais c’est génial McKay ! Dépêchons-nous ! Ça va être passionnant ! »


Pas question de trainer. Son cœur faisait des bonds et son imagination s’envolait déjà. Elle accéléra le pas sans prévenir, et manqua de percuter de plein fouet le jeune Stanford de peu. Elle s’excusa avec un sourire puis passa devant lui, avant de lancer, amusée :


« Allez McKay, ne me forcez pas à vous tirer par la main pour que vous alliez plus vite, s’il vous plaît. »


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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Lun 25 Mar - 22:51


Capitaine America… Après ou avant ça, Dixon avait complètement décroché de ce que disait le scientifique. Surement qu’il était encore entrain de faire falloir la supériorité de son incroyable intellectuel. En attendant celui qui risquait plus de passer l’arme à gauche sans technologie c’était bel et bien lui. Donc s’il voulait se lancer des fleurs, qu’il commence déjà par aller les cueillir lui même, histoire de rigoler un peu. En faite, au lieu de ça, Mckay avait baissé le nez sur sa tablette pour voir ce qu’il pouvait bien s’y passer. On entendait plus qu’un grognement ronchon, le même que faisaient les enfants de Dave lorsqu’ils n’étaient pas content mais qu’ils n’avaient plus leur mot à dire. Le militaire n’était pas non plus du genre à entrer dans le manège du civil, se serait mal le connaître que de croire qu’il allait y foncer tête baisser. Finalement, aussi brillant qu’il était, ce génie n’était rien d’autre qu’un grand gamin. Soudain la perspective de devoir le supporter se faisait un peu moins lourde sur les épaules du Colonel. Avec les enfants, ça il savait y faire alors un de plus ou de moins. Il ressemblait un peu à son neveu Brian, un craintif pleurnichard mais pourvu d’une incroyable grande gueule. Comme quoi, Dieu ne s’était pas vraiment cassé la tête en créant l’Homme. Un travail bâclé…

L’attention du militaire se reporta sur l’astrophysicien lorsqu’il décida enfin d’ouvrir la bouche pour parler de l’activité énergétique relevée par sa tablette. Dixon s’était arrêté pour écouter ce que disait McKay, zappant machinalement les passages où il parlait généreusement de sa personne. Un système de triage très efficace en somme. Il fallait attendre de voir ce que l’homme allait encore leur sortir, car après tout ce n’était pas très causant tous les mots qu’il prononçait. Certes, on y voyait là des structures construites pour faire des phrases compréhensible, mais le Colonel n’y voyait pas la de réelle information. C’était comme brasser de l’air pour ne rien dire. Et ça le militaire n’aimait pas trop. C’était comme entendre un marchant de tapis tenter de lui ventre son meilleur produit. On ne la lui faisait pas à lui, son tapis ressemblait à une serpillière qui coûtait les yeux de la tête. Encore heureux qu’il n’ait pas de chien pour l’envoyer courir après ce charlatan. Bref, après cette parenthèse digne d’un ménage terrain, il fallait se concentrer sur la mission en court et il n’y avait aucun signe de vendeur de tapis à l’horizon.
C’est alors qu’il vit les yeux sur scientifique pétiller avec autant de vitalité que sa fille devant ses cadeaux de noël. En outre il fallait conclure que c’était une assez bonne nouvelle. Restait à aller vérifier cela. Il était assez étrange de trouver une cité à terre alors qu’on lui rabattait sans cesse qu’Atlantis avait été retrouvé submergé sous la mer. A croire que ces Anciens aimaient faire à leur guise. C’était humain de vouloir donner une explication à tout. Dans tout les cas, cela devait grouiller de technologies anciennes et par la même occasion on devait pouvoir dénicher un E2PZ. Une assez bonne journée.
« Alors ne trainons pas si on veut que le Doc puisse jouer avec son nouveau trésor. » Reprenant la tête du groupe, Dixon se mit à la hauteur de la civile pour que celle ci ne soit plus importunée par le dit génie. Mais avec cette fameuse découverte, il risquait soit de parler dans le vide en flattant son égo, soit de garder les yeux river sur sa tablette et ainsi ficher la paix à tout le monde. Cependant la dernière option semblait bien moins envisageable que la première. Après tout il ne fallait pas en demander trop.

Après une longue heure de marche, bien que le temps semblait défiler d’une façon étrange tandis que le soleil continuait sa course. La cité majestueuse, quoi qu’en ruine, était d’une architecture imposante et quasi colossale. Tout au moins elle avait du l’être avant de connaître divers éboulement et fragilisation qui avait causé de sacrés dégâts. Le groupe de quatre était là à observer la cité, arborant une minute de silence. Minute de silence qui ne serait que trop tôt brisé par un être à l’esprit trop… Vous l’aurez compris sans même ajouter un qualificatif quelconque. Alors, prenant les devant comme lorsqu’il avait s’agit de prendre le dernier muffin tout chocolat, Dixon fut le premier à prendre la parole, coupant ainsi toutes personnes prises dans un élan soudain d’éloquence.
« Bon les enfants on va pas trainer. Mckay, trouvez nous une entrer, s’il s’agit bien d’une réplique d’Atlantis, vous n’aurez pas trop de difficulté. » Après quoi, sans se donner le temps d’écouter le principal l’intéressé de son ordre précédent, le Colonel continua son boulot en prenant contacte avec le vaisseau terrien en orbite. « Dédale ici équipe 1, vous nous recevez ? » - « Ici Dédale, cinq sur cinq Colonel. Qu’elles sont les nouvelles ? » - « Nous venons d’arriver au pied des ruines, il s’agirait qu’une cité similaire à celle d’Atlantis. Le Docteur Mckay va tenter de nous y faire rentrer. Nous vous recontacterons une fois à l’intérieur. Terminé. » - « Très bien équipe 1, reprenez contacte dans une heure. Terminé. » Le militaire se tourna vers son collègue, lui faisait signe de surveiller le périmètre même si rien ne semblait se manifester. Le danger étant souvent là où l’on n’y pensait pas. Après ça, Dave s’approcha des deux civil, les regardant tour à tour. Difficile de croire que ces deux là allaient devoir travailler ensemble. Si la demoiselle était parfaitement charmante, elle allait finir par vouloir commettre un meurtre… Ah non ça risquait d’être l’envie du gradé si jamais il se retrouvait à bosser sur la cité. Chose qu’il espérait ne jamais voir arriver. Pas fou, pourquoi troquer ses vacances dans la Voie Lactée pour se retrouver à travailler avec un génie? Autant fuir sur une autre planète. Méchant? Non pas du tout, mais il appréciait trop ses balades sur d’autres planètes pour avoir l’impression d’être à la maison ou chez la belle famille à chaque fois que Rodney ouvrirait la bouche.




Dernière édition par PNJ le Jeu 11 Juil - 17:52, édité 1 fois
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(need to be thinked one more time)


You don't know what terrifies me, do you? Yes, I'm not a big fan of whales, of course. Nor Wraith. Nor diseases, but that's not what I'm talkin' about. I'm scared of loosing you. Because you're wonderful, you're great. Because when you look at me, I feel like I'm invincible. You're the only one that really sees me, who knows me. You're the greatest thing that could ever happened to me. You make me a better person, probably a better genius though it's complicated. And then, I think that there's so many guys better than me. Better for you. And I can't help but be terrified that one day, you're just going to run away with some guy like Ronon. That's how much I love you.




MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Mer 17 Avr - 12:49

    Il semblait rêver. Ca ne pouvait être qu’un affreux cauchemar. Nayers n’existait pas, Dixon était sur une autre planète avec son équipe et lui, Rodney McKay, était sous la couette, dans ses quartiers, avec Jennifer blottie contre lui… Ou alors il était seul dans un lit trop étroit pour lui, coincé sous plusieurs mètres de glace et devait supporter les ronflements de Sheppard. Allez savoir ! Depuis qu’il avait intégré le Programme « Porte des Etoiles », le Génie Canadien ne savait plus vraiment faire la différence entre fiction et réalité. C’était vrai, ça ! Qui lui disait qu’il n’était pas victime d’hallucinations très réalistes provoquées par un alien aux pouvoirs psychiques impressionnants – et malsains ? Qui d’autres, sinon, auraient eu l’idée tordue de lui changer son équipe pour l’envoyer à plusieurs années lumière de la Terre ? Surtout pour lui assigner un Colonel tout droit sortit des bandes dessinées pour enfants, un marins aussi bavard qu’un mur de briques et une psychologue aussi diplômée que sa petite nièce, Madison. Le Général Landry, tout farfelu qu’il était, ne pouvait pas faire preuve d’autant de… Bah ! Il ne trouvait même pas de mot suffisamment fort pour décrire la situation dans laquelle il se trouvait. A dire vrai, tout ce que Rodney pouvait affirmer, c’était qu’il devait se réveiller et plus vite que ça. Si son inconscient le retenait prisonnier de ce rêve cauchemardesque, le Canadien risquait fort par devenir fou au sens propre du terme et par faire un meurtre. Bon, d’accord, sûrement qu’il n’irait pas jusqu’à tuer Dixon, mais ! il avait les nerfs à vif à cause de ce militaire à l’intelligence d’un mollusque – comparaison fort ressemblante trouvât-il et un sourire vint flâner sur ses lèvres. Le Colonel lui demandait de jeter un œil sur ses relevés énergétiques mais il était plus que certain que Dixon ne comprenait pas un traître mot de ce qu’il racontait. En fait, il était même prêt à mettre sa main au feu que personne n’était capable de suivre ses explications Ô combien savantes. McKay ne pouvait pas leur en vouloir… Après tout, deux de ses trois compagnons étaient des militaires – donc, des brutes épaisses dénuées de la moindre intelligence – et Nayers… Eh bien il ne savait pas trop ce qu’il devait penser d’elle, à vrai dire. Elle ne semblait pas totalement idiote, mais elle ne pouvait pas se prétendre aussi intelligente que lui (mais, de toute façon, personne ne pouvait se vanter d’une telle chose ! Pas même cette géniale Samantha Carter qui pouvait, parfois, se montrer plus maligne que lui).

    Le Génie avait finit par se taire en plein milieu d’une phrase – fait plutôt rare puisqu’il n’aimait pas le silence – en plissant légèrement les sourcils devant les relevés. Il venait de tomber sur une véritable mine d’énergie. Une trouvaille qui aurait put lui valoir un prix. Tiens, il fallait qu’il se penche sur ceci ; créer un trophée qui porterait son nom. Il voyait d’ici les médias et les gros titres en parler « Le Prix McKay » décerné uniquement à des Génies en sciences quantiques pour les trouvailles et les inventions pratiques – et par pratique, il entendait, bien sûr, les solutions trouvées en moins de cinq minutes pour sauver, non pas une vie, mais bien la galaxie ! Oh, c’était une idée plus qu’alléchante et plus qu’ingénieuse. Il fallait qu’il la note quelque part pour être sûr de ne pas l’oublier – bien qu’il ne soit pas vraiment de ceux dont la mémoire défaillait, au contraire. Il se targuait d’être doté d’une mémoire quasi-totale. Les regards de ses trois comparses lui firent, cependant, relever la tête. Mais cette fois-ci, son air grognon avait laissé place à un immense sourire et des étincelles de bonheur dans les yeux. Laissant, pour une fois, le silence faire son travail pour mettre un peu de suspens à la manière d’un bon film d’action, il finit par les avertir de l’importance de leurs trouvailles. Une nouvelle Atlantis. Enfin, le qualificatif n’était pas vraiment de prime lorsqu’on comparait l’état de l’Atlantis de la Voie Lactée avec celle de Pégase, mais le Canadien s’était compris. Et tout le reste de l’équipe semblait avoir compris le principal ; qui disait Cité des Anciens, disait source d’énergie et donc, si on suivait le fil logique de cette pensée, E2PZ. Cette seule idée faisait jubiler Rodney comme un gosse. Voilà longtemps qu’une nouvelle ne lui avait pas parût aussi bonne. Finalement, l’absence de Sheppard avait du bon. Déjà, il avait davantage de chance de rester en vie puisque le militaire suicidaire se trouvait à plusieurs années lumières de lui. Et ensuite, il tombait sur une vraie source de savoir. Et cette fois-ci, c’était bien sa découverte. A lui. Plus aucun doute ; le cauchemar était passé pour laisser place à un rêve dont il allait devenir le héros.

    C’était du moins ce que Rodney s’était dit avant de voir la psychologue se mettre à trépigner d’impatience face à sa découverte. Sûrement qu’elle espérait lui voler son Prix McKay, toute fourbe qu’elle était. Mais le Grand Rodney McKay n’avait pas encore dit son dernier mot ! Il était hors de question qu’elle atteigne la Cité avant lui, ha ça non ! Il se sentait soudain renaître, revigoré par une force externe dont il ne captait pas la source. C’était sans doute l’excitation de savoir que leur mission avait quatre-vingt dix-huit pour cent de chance d’être une vraie réussite – oui, il retirait deux pour cents pour une attaque Goa’Ulds surprise mais aussi au cas où l’E2PZ soit inexploitable. C’était une nouvelle qui venait d’illuminer sa journée de toute sa splendeur. Il continuait d’observer les relevés sur sa tablette mais il n’y avait plus aucun doute, à présent. Il releva alors la tête juste à temps pour voir que Nayers filait déjà à toute allure, se retournant parfois pour lui intimer de se presser un peu. McKay avait du rater un épisode. Voire même une saison entière. Depuis quand une psychologue pouvait-elle être plus impatiente que lui pour rejoindre une Cité ?! Ha. Oui. C’était sa première Cité, ça devait être ça, l’explication. Lui avait l’habitude, après avoir passé cinq ans sur la plus majestueuse architecture ancienne, mais par le Docteur Nayers. Ceci dit, son esprit de compétition le força à avancer plus vite encore jusqu’à la rattraper. Dixon s’était placé entre eux, coupant court à toute conversation avant même que Rodney n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche. Saleté. Bah ! Ce n’était pas lui qui allait arrêter son Génie légendaire. Parole de McKay !
    « Vous savez à combien s’élèvent les chances de trouver une Cité Ancienne dans la Voie Lactée ? Ou plutôt… Vous savez à combien s’élève les chances de trouver une Cité Ancienne dans la Voie Lactée après le passage des équipes SG ? Elles sont proches de zéro ! C’est inespéré. Jackson sera vert de voir qu’il n’a pas put trouver la Cité avant moi. Ha ha ! Cet homme est d’une arrogance… Il croit que le fait d’être mort à de multiples reprises lui donne l’autorisation de se vanter par rapport aux autres. Enfin bon. J’imagine déjà sa réaction lorsque je lui dirai que mon génie a pu dénicher ce qu’il n’a jamais été en mesure de le faire. C’est pardonnable, bien évidemment. Il est malin, beaucoup moins que moi certes, mais ce n’est pas suffisant pour tomber sur une Cité Ancienne… »
    Et il continua son discours tout le temps du trajet. Il changea, néanmoins, de sujet lorsqu’il ne trouva plus rien à reprocher à Daniel Jackson pour tomber sur les Anciens et leur incapacité de laisser des modes d’emploi vraiment clairs ou compréhensibles. Il les maudit aussi pour leur manque de communication – après tout, ils auraient put prévenir qu’ils avaient laissé une Cité dans la Voie Lactée ! – mais aussi parce que bon, ils avaient sûrement dû laisser les E2PZ en mauvais état – comme toujours – et que ça finissait par devenir lassant pour son génie de devoir toujours réparer leurs erreurs. Le Canadien enchaîna ensuite sur la façon dont il avait trouvé la Cité sur Pégase, pensant ainsi instruire sa collègue civile, et lui expliqua même comment le réveil des Wraiths avaient eu lieu, qu’ils s’étaient retrouvés coincés dans une autre Galaxie à cause du manque d’énergie dans les E2PZ mais que les Anciens avaient été prévoyants et la Cité s’était immergée d’elle-même, leur permettant ainsi de survivre même s’il lui avait ensuite fallut réparer le bouclier contre les attaques. Il en profita pour résumé comment Sheppard avait pris l’initiative de faire venir le peuple d’Athos sur la Cité et que c’était lui qui avait dût trouver des solutions, comme toujours, parce qu’on ne pouvait décemment par compter sur le Colonel-Suicidaire pour autre chose que se mettre dans le pétrin et que Zelenka était bien trop incompétent. Il vanta les mérites du Docteur Weir qui avait sut rapidement prendre les choses en main alors qu’il leur était impossible de rentrer sur Terre. Il allait en venir aux découvertes étonnantes et fortes intéressantes faites les premiers jours lorsque les ruines de la Cité s’élevèrent eux, lui coupant la parole de plein fouet. Bon, elle n’était pas en aussi bon état que la Cité dans laquelle il avait vécut pendant cinq longues années, mais c’était toujours aussi impressionnant. Dixon lui ordonna de leur trouver une entrée, ce à quoi McKay répondit que, d’une, il n’avait pas d’ordre à recevoir de lui puisqu’il était un civil et de deux, que même un enfant de quatre ans aurait été en mesure de la trouver. Après avoir poussé un soupire exaspéré, le scientifique commença à s’approcher et constata que le bouclier n’était pas levé. Ceci étant, il décelait quand même une source d’énergie reliée aux défenses de la Cité mais elles étaient faibles.

    Tablette avec la carte de la Cité Atlantes de Pégase en main, McKay parcourait les ruines d’un côté, puis de l’autre avant de crier victoire. Agitant la main pour se faire bien voir du reste de l’équipe, le scientifique leur cria qu’il avait trouvé l’entrée. Un coup d’œil à sa montre et il manque de s’étouffer ; vingt minutes ?! Il perdait vraiment la main. Il se renfrogna tandis qu’il entrait dans la Cité. Il resta quelques secondes ébahi. L’architecture avancée des Anciens l’étonnera toujours. La ressemblance avec la Cité qu’il connaissait était frappante et il s’en réjouit intérieurement ; si elle était basée sur le même moule, il lui serait aisé de trouver la salle des E2PZ et de s’y retrouver. Il avança, sa tablette toujours en main et l’air victorieux sur les lèvres.
    « Si cette Cité est construite comme celle de Pégase, la réserve d’E2PZ se trouve au secteur inférieur. Si les téléporteurs sont toujours en marche, on pourra facilement s’y rendre. Sinon, eh bien il faudra espérer que les escaliers ne soient pas dans un piètre état. »
    Il s’était retourné pour faire face à ses équipiers et avait machinalement pointé la tablette en direction du téléporteur qui menait au secteur inférieur. Le plus gros du travail restait à faire et c’était sur les épaules de Rodney que tout reposait. Une fois de plus. Mais pour l’instant, il fallait attendre les directives de Dixon, bien qu’elles soient prévisibles.


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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Mar 23 Avr - 16:51

Lily avait eût l’occasion de travailler avec de nombreux enfants. Du tout jeune nourrisson à l’adolescent. Selon elle, aucun n’était un cas désespéré. Comme la majorité des jeunes enfants, leur pathologie venait bien souvent de l’environnement extérieur. Des soucis relationnels, la plupart du temps. Cependant, elle devait avouer qu’elle était, cette fois-ci, tombée sur ce qui semblait être son premier cas incurable. Probablement le seul et unique cas incurable de l’Humanité : Rodney McKay. Car oui, comme un enfant qui ne sait contrôler ses pulsions, il n’avait pas pût s’empêcher de se hâter pour la rattraper, non pas pour atteindre les ruines au plus vite, mais par égo. La compétition, vouloir toujours être le premier, le meilleur. Pourquoi était-il ainsi ? Cela avait l’air gravé en lui. Il agissait et réagissait comme au mess en quête de muffin au chocolat.

Un sauveur vient toutefois à sa rescousse : Dixon -Le Maître des Muffins- se plaça entre eux deux. La plus jeune du groupe lâcha discrètement un léger soupir de soulagement. Néanmoins ce sentiment fût d’une extrême courte durée. Le scientifique se prit pour un serpent, crachant son venin sur le Docteur Daniel Jackson. Lily ne voyait pas en quoi McKay le trouvait arrogant. Elle se souvenait avoir bavardé avec lui deux ou trois fois. C’était un homme intelligent, aimable. Beaucoup plus charmant que le Canadien qui leur cassait les oreilles. Quand il fut lassé, il passa à la critique des Anciens et de leurs inventions. Il enchaina en racontant enfin quelque chose d’intéressant : l’arrivé des Terriens dans Pégase. Oh bien évidement, elle avait déjà lu et relu tous les rapports à ce sujet ; pourtant elle ne s’en ennuyait jamais. Ce John Sheppard décidément… Un personnage assurément captivant. Une heure s’écoula ainsi : McKay ne laissait personne en placer une, Dixon semblait imperméable à son discours, son collègue blasé et Lily…Quelque part entre les histoires du scientifique et ses pensées qui voyageaient au-delà de cette petite planète isolée.

C’est alors que l’infinie beauté de la majestueuse Cité imposa une minute de silence ébahit. Dixon fut le premier à recouvrer ses esprits et prit la parole. Hypnotisée, Lily sursauta faiblement. Il voulait que McKay trouve une entrée. Ce que le scientifique fit au bout de vingt interminables minutes avant de crier victoire. Enfin ! Elle cessa de jouer au football avec un caillou pour suivre le reste du groupe.
Ils entrèrent donc. La jeune femme marqua une pause, le temps d’admirer l’intérieur de la Cité. Certes, on voyait bien qu’elle avait subi des dégâts, mais elle était tout de même impressionnante, surtout pour la paire d’yeux émeraude qui se promenait partout.
Le Canadien prit encore la parole pour dire, une nouvelle fois, quelque chose de fort utile : les E2PZ étaient très probablement quelques étages sous leurs pieds. Il désigna de sa tablette un téléporteur. Lily n’en avait encore jamais vue. De prime abord, cela ressemblait simplement à une petite pièce avec un écran collé au mur. Ecran qui était dans le cas présent brisé. A la tête de McKay, il semblait clair qu’il était inutilisable, même après avoir trifouillé les cristaux de commande. Tant pis.

Etant entrée en dernière dans la pièce exigüe, la jeune femme sortie la première et se retrouva à la tête du petit groupe. Elle demanda au scientifique qui connaissait mieux la Cité que ses collègues quel escalier prendre puis suivit ses instructions, en avançant prudemment. Pas assez prudemment.
Un cri infime lui échappa. En moins d’un quart de seconde, elle s’était retrouvée suspendue en l’air, retenue par son gilet à l’escalier. La marche avait cédé sous son poids, bien qu’elle soit très certainement la plus légère du groupe. Le cœur battant, elle leva les bras pour essayer de s’accrocher quelque part : le tissu ne tiendrait pas indéfiniment.

« Heu Colonel… »

Elle leva vers ses coéquipiers un regard légèrement anxieux : elle n’arrivait pas à s’en sortir seule…
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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Mar 11 Juin - 15:17


S’il y avait eu un endroit dans cet univers où Dixon aurait souhaité être, cela aurait sans doute été sur un cheval pour un rodéo de la mort. Oui, cette planète lui rappelait étrangement cette atmosphère si spéciale. Les grandes plaines sauvages de l’ouest américain et son lot de montagnes découpées à la hache. Il n’y manquait plus qu’une rivière et tout était parfait pour jouer le remake de Open Range. Non pas que le militaire était un fan de Kevin Costner, loin de là puisque sa femme l’avait un jour forcé à regarder Danse avec les Loups en version longue, soit trois heures de film… Mais il aimait parfois s’évader dans ce genre de paysage. Vous savez avec plusieurs monstres à la maison, la solitude était une assez bonne récompense. Quoi qu’ici la solitude n’était pas au beau fixe. Business is business, si on voulait faire manger tout le monde, il fallait bosser. Mais quel boulot ! Enfin sans revenir sur ce qui s’était passé depuis ce voyage d’une semaine à bord du Dédale et leur arrivée sportive sur la planète, ils étaient sur la bonne voie pour trouver un E2PZ. Hors pour l’heure, la seule tâche était le fait qu’il ne leur était encore rien arrivé. La loi du hasard et de la chance voulait qu’aucune mission ne se déroule complètement sans accident ou problème. Le gradé était curieux de voir ce qui allait leur tomber dessus une fois qu’ils se seraient enfoncés en profondeur dans les entrailles de cette cité en ruine. Je vous arrête tout de suite, Dixon n’était pas un homme pessimiste, bien au contraire. Il était en faite très prévoyant et préférait prendre des précautions avant d’aller plus loin dans l’aventure. Sauf qu’à peine rentré, Mckay était déjà entrain de s’affairer activement sur sa tablette pour nous trouver un chemin sûr à travers se labyrinthe de couloirs. Sans dire un mot, le soldat fit signe aux autres d’avancer. Lui-même fermait la marche pour surveiller les alentours, laissant son regard se balader un peu partout. Difficile d’imaginer que pendant plusieurs siècles avant même les premiers hommes sur Terre, il y en avait déjà d’autres qui cavalaient dans toute la Galaxie et bien d’autres pour amasser plus de Savoir que nous n’en n’aurions jamais.

Très vite, ils tombèrent sur un téléporteur en bien sale état. Le temps ne l’avait pas épargné, mais notre scientifique hors norme était parvenu à le faire fonctionner en trafiquant quelques cristaux du panneau de contrôle. Ils s’étaient alors retrouvés téléporté dans une autre section de la cité. La lumière ne semblait pas vouloir s’allumer dans cette section. Allumant chacun une lampe, les militaires observaient les lieux à la recherche d’un passage. La jeune psychologue pris la tête du groupe, se dirigeant vers un escalier passable en bon état. Tandis que Dixon scrutait la solidité de la structure, tout en estimant qu’ils devaient être sous terre, il y eut un bruit sonore qui indiqua que quelqu’un avait touché à quelque chose qu’il n’aurait pas du. Effectivement, tournant vivement la tête vers la source sonore, l’homme vit que l’escalier repéré précédemment n’était plus vraiment en place. C’est alors qu’il entendit la voit de la jeune femme. S’approchant de ce qui était maintenant un trou béant ouvrant sur l’obscurité, Dixon vit le Docteur Nayers qui était suspendu dans le vide, retenue uniquement grâce à son gilet qui était resté accroché dans une rambarde. Accrochant son P90 comme il le devait, le gradé s’agenouilla près du trou, vérifiant que le sol restait encore solide, avant de saisit la jeune femme par l’arrière de son gilet et la hissa de toutes ses forces pour la remonter. Le second militaire vint l’aider pour éviter qu’il ne tombe en avant, tête la première dans les ténèbres. Une fois la jeune femme remontée, ils prirent le temps de souffler un peu avant de se relever. Dixon se tourna alors vers Mckay.
« Y a-t-il un chemin pour accéder à la réserve des E2PZ ? » En cas de réponse négative, le militaire avait déjà comme solution de faire un peu de descente en rappel. Les cordes étaient prêtes à être sortie. Pendant que le scientifique cherchait à tout va sur sa tablette, l’américain faisait le tour du couloir dans lequel il se trouvait. Le faisceau de lumière de la lampe se baladait ça et là. Il regarda l’heure afin de vérifier le temps qu’il leur restait avant la prochaine liaison avec le Dédale. Il fallait également espérer que malgré le fait d’être sous terre, les communications n’auraient pas trop de mal à passer. Beaucoup de choses à penser et la sécurité de deux casse-cous à assurer. Voilà qui rappelait étrangement au militaire ses vacances de l’année dernière. Les gamins… Ils étaient pires que Daniel Jackson. Quoi que, l’archéologue était pas mal dans son genre et connu pour n’en faire qu’à sa tête. Se tournant de nouveau vers Rodney, Dave regardait l’homme attentivement. Il voyait là un cerveau en action. Effectivement l’homme ne considérait pas les scientifiques comme inutiles, loin de là puis que sinon il n’y aurait pas toutes ces technologies, mais le manque d’expérience sur le terrain les rendaient vulnérables. Pour le cas du docteur Mckay, c’était une chose différente puisque l’expérience sur le terrain ne l’avait rendu ni meilleur, ni pire. Reconnaissez qu’il savait faire preuve d’une certaine constance et d’un entêtement démesurer. Il fallait donc souhaiter à notre jeune psychologue qu’elle gagne en connaissance et en expérience sur le terrain. Il conseillerait d’ailleurs d’apprendre à la demoiselle à se servir d’une arme même si à première vue cette mission n’en nécessite pas. Mais plus tard en aurait elle sans doute grand besoin, surtout dans une autre galaxie infesté de monstres pires que les Goa’Ulds et les Unas.

Il ne fallait plus perdre de temps. La notion était abstraite, mais c’était un élément de motivation indéniable qui permettait à chacun d’aller au plus vite. Sauf que lorsque l’on ne connaissait pas dans l’immédiat le but premier à atteindre et ce qui les attentait, il était difficile de juger l’efficacité de chacun. Calme et détermination, voilà ce qu’il fallait pour l’heure. La demoiselle semblait être remise de ses émotions et le scientifique en pleine ébullition même si la fumée ne semblait pas vouloir sortir de ses oreilles. Patience était mère de tranquillité. Cela tombait bien puisque le militaire était rôdé sur le sujet. Alors corde ou pas corde ? Dixon était prêt à se remettre un peu à l’escalade, même si dans le cas présent il allait sans doute s’agir de descendre. Quoi que le couloir en face semblait parfaitement praticable et pouvait probablement les emmener quelque part. L’endroit souhaité était sans doute la chose la plus désirer, mais il fallait attendre le jugement de l’homme à la tablette.


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You don't know what terrifies me, do you? Yes, I'm not a big fan of whales, of course. Nor Wraith. Nor diseases, but that's not what I'm talkin' about. I'm scared of loosing you. Because you're wonderful, you're great. Because when you look at me, I feel like I'm invincible. You're the only one that really sees me, who knows me. You're the greatest thing that could ever happened to me. You make me a better person, probably a better genius though it's complicated. And then, I think that there's so many guys better than me. Better for you. And I can't help but be terrified that one day, you're just going to run away with some guy like Ronon. That's how much I love you.




MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Jeu 4 Juil - 20:08

    Parfois, Rodney se demandait si le monde pourrait tenir sans lui. Après tout, depuis qu’il avait été affecté à la Zone 51, il n’avait pas cessé de régler les différentes menaces de mort dont la Terre faisait l’objet. Et il y en avait eu un sacré paquet ! Bon, il l’admettait : depuis qu’il avait rejoint le Programme « Stargate » le nombre d’attentat contre la planète avait été triplé, peut-être même quintuplé, laissant aucun répit à ce Génie qui trimait jour et nuit pour des soldats dont il ne savait rien – non pas que s’il les connaissait, ça changerait grand-chose, mais tout de même. Après, il avait eu cette folle idée de vouloir intégré le Programme et non plus bosser sur la Porte des Etoiles de son bureau, dans la Zone 51. Sûrement qu’il avait bu un café de trop ce jour-là pour avoir une telle idée suicidaire. Il n’avait vu que les avantages à cela ; travailler directement sur le support de ses recherches, pouvoir manipuler les nouvelles technologies avant qu’elles ne passent entre les mains de parfaits incompétents capables de les endommager – ce qui était arrivé bien trop souvent au goût de Rodney – mais sa première requête avait été rejetée suite à sa collaboration houleuse avec le Dr Carter. Le Général Hammond, un personnage fort peu sympathique et ne faisant sûrement pas preuve d’objectivité à cet instant, avait demandé son transfert en Russie – pays où le froid régnait quinze mois sur treize et où la nourriture était infecte – suite à une erreur. L’aîné McKay admettait qu’il y avait eu une petite méprise et qu’il s’était peut-être un peu hâté en critiquant le plan de Sam, entre civils il pouvait se permettre de l’appeler par son prénom, mais le sien était quand même irréprochable. Certes, il avait faillit coûter la vie à Teal’c, mais vu que ce dernier aurait du être mort, Rodney ne voyait pas trop en quoi cela changeait. Il avait dont sauté sur l’occasion qui se présentait à lui lorsqu’Atlantis avait été localisée, en majeure partie grâce à lui, il tenait à le souligner. Il avait vu-là le meilleur moyen de mettre ses talents en avant. Tout comme pour le SGC, seuls les meilleurs dans leur domaine avaient été recrutés. Rodney avait été certain d’être embauché avant même de passer le moindre entretien. Malheureusement, ce ne fut qu’une fois sur la Cité qu’il avait compris l’erreur qu’il avait commise ; même dans une autre Galaxie loin des Goa’Ulds, il n’était pas en sécurité. Il avait, d’ailleurs, longtemps cherché à savoir lesquels, entre les Goa’Ulds et les Wraith, étaient les plus redoutables et donc, dans quelle Galaxie il faisait mieux vivre. Ne trouvant aucune réponse à cette question, le Canadien avait finalement opté pour rester là où la science l’appelait – et là où la technologie avancée était abondante. Sur Atlantis, il se faisait l’effet d’être un être dont la survie était capitale, un peu à la manière d’Harry Potter ou, pour une référence plus classique et que le Génie appréciait davantage, Luke Skywalker. Lui seul détenait le savoir nécessaire pour faire tenir la Cité des Anciens. Sans lui, le sort de la Galaxie était jeté. Il était un Élu, il en aurait presque mis sa main à couper ! Sauf qu’il n’était pas armé d’un sabre laser et encore moins d’une baguette magique. Et qu’il se trouvait quand même plus beau garçon que Mark Hamill. Maintenant qu’il y réfléchissait, Rodney ne se trouvait même aucun point commun avec Luke Skywalker – et quitte à choisir un personnage de la saga Star Wars, il préférait être Han Solo, bien que ce soit correspondrait davantage à Sheppard. C’était d’ailleurs sûrement pour cela que ce dernier surnommait Ronon, Chewie. Non, dans l’univers de Georges Lucas, il ne se voyait aucun clone. Et pour être tout à fait franc, le Canadien préférait s’avachir devant un bon épisode de Star Trek, plutôt que de regarder en boucle les films de la Guerre des Etoiles. Là au moins, il était encore capable de se retrouver et d’apprécier toutes les explications physiciennes à leur juste titre. Il reconnaissait d’ailleurs avoir l’impression d’être un peu le Spock de la Galaxie de Pégase – bien qu’il ne soit pas un Vulcain et que son monde n’ait pas été réduit à néant. Mais avec des oreilles humaines et moins de cheveux – mais pour le coup, peut-être valait-il mieux un début de calvitie plutôt qu’une coupe au bol immonde.

    La preuve qu’il était indispensable ? Eh bien pour commencer, sans lui, personne de Dixon, Nayers ou Stanford n’aurait été en mesure de trouver l’entrée de la Cité. Bon, il admettait que les Anciens, dans toute leur ingéniosité, n’avaient pas forcément pensé à faire une porte d’entrée. Sûrement parce qu’eux-mêmes n’en n’avaient pas besoin. Rodney se disait même que la Cité qu’il connaissait n’en n’avait même pas ; la seule entrée sur le monde extérieure étant la Porte des Etoiles ou le toit ouvrant de la baie des Jumpers. Enfin, il avait quand même finit par trouver un accès à ces ruines de ce qui avait dût être une majestueuse Cité et ses compagnons d’aventure l’avaient suivit à l’intérieur. Un œil rivé sur sa tablette et l’autre sur les ruines, Rodney s’afférait déjà, cherchant un moyen d’atteindre les E2PZ. Pointant du doigt le téléporteur puis les escaliers, il s’était contenté de suivre, marmonnant entre ses dents que ça aurait été nettement plus simple si la Cité n’avait pas été dans un état aussi piteux. Il n’avait guère envie de devoir jouer à Indiana Jones dans les entrailles de ce qui devrait être une mine d’or. L’aventure et l’escalade, ce n’était pas vraiment des loisirs auxquels il s’adonnait lors de son peu de temps libre. C’était même plutôt à l’opposé de ses calculs savants et de ses résolutions d’équation au quatrième degré. Et puis bon, Indiana était au moins équipé d’un fouet. Eux, ils avaient quoi ? Quelques P90 pour les militaires, quelque chose entre un 9mm et un 38mm pour lui-même et des sacs – beaucoup trop – lourds. Si encore ils avaient été munis du célèbre chapeau de l’aventurier, mais même pas. De toute façon, Rodney n’aimait pas les chapeaux. Tout comme il n’aimait pas les écharpes (bien que cela puisse s’avérer utiles pour protéger sa gorge fragile). La dernière fois qu’il avait enroulé une écharpe autour de son cou, il avait eu la désagréable impression que celle-ci cherchait à l’étrangler – et il était d’ailleurs certain que ce fut le cas ! Dès lors, il refusait d’en porter une, quelle que soit les arguments qu’on pourrait lui sortir. Hé ho, il ne fallait pas exagérer ; il risquait suffisamment sa vie en partant à l’autre bout de l’univers, pas besoin en plus de ça de mourir d’asphyxie. Bien qu’il ne sache pas quelle mort était préférable entre l’asphyxie ou les Wraith. Sûrement que ça se valait un peu. Il quittait à peine le téléporteur qu’un bruit inquiétant se faisait entendre. Un bruit qui lui semblait quelque peu familier. Relevant alors la tête de sa tablette, Rodney eut juste le temps d’apercevoir le Docteur Nayers tomber dans le vide. Il retint un cri de surprise mais se colla contre un mur, ressentant les prémices du vertige le saisir.
    « Vite Colonel ! Allez donc la récupérer ! Une chance que je ne sois pas passé en premier. Ca me rappelle la fois où je me suis rendu sur cette planète avec Sam et Jennifer. Nous parlions tranquillement lorsque Jennifer est tombée dans un ancien complexe Genii à cause d’une terre trop insta…. »
    Mais l’astrophysicien venait de croiser le regard du marins et préféra ne pas terminer son récit. Allons donc, il s’y mettait, lui aussi ?! C’était donc un complot ? Rodney se promit silencieusement de se venger une fois de retour sur le vaisseau. D’autant plus qu’il ne voyait pas ce que pouvait lui reprocher le militaire. Il avait fait preuve de beaucoup de vivacité d’esprit en indiquant au Colonel Muffin que la nouvelle recrue était probablement suspendue dans le vide. Celui-ci avait réussit à secourir la demoiselle en détresse et n’avait visiblement pas l’intention de s’éterniser dans ces couloirs. Et, une fois n’est pas coutume, le Canadien partageait son opinion. Aussi se jeta-t-il sur sa tablette, tapotant l’écran avec force. La pression avait tendance à faire monter sa tension et ce n’était jamais bon. Se frottant le menton de temps en temps, le scientifique maugréait contre ces Anciens, incapables de laisser quelque chose en état. Et sans doute un peu contre Jackson qui, dans toute son incompétence, n’avait pas sut trouver les ruines de la Cité des années avant lui – ce qui leur aurait sûrement permis d’avoir un escalier un peu plus fiable. Entre deux jurons, McKay finit par relever la tête, la secouant négativement, l’air désemparé.
    « C’était l’unique voie pour nous rendre à la réserve. Enfin, il y en a peut-être qui se sont créées avec ces ruines mais je n’en mettrai pas ma main à couper. Pourquoi, comment comptez-vous vous rendre à la réserve ? »
    Rodney comprit qu’il aurait dut se taire une seconde trop tard. Stanford, en bon militaire, sortit plusieurs cordes. L’astrophysicien pâlit et commença à s’insurger contre eux, n’oubliant pas de souligner son vertige Ô combien terrible. Malheureusement, c’était sans compter  sur le pouvoir de persuasion de Dixon. Déglutissant et plein d’appréhension, Rodney n’eut d’autres choix que de suivre ses comparses, se jetant presque dans le vide et tâchant de descendre le long de la corde sans causer trop de dégâts à ses mains fragiles. Une éternité et quelque centaines de plainte et râlerie plus tard, il sentit de nouveau la terre ferme sous son pied. Il ne cacha pas, ni ne retint, un profond soupire de soulagement mais n’osa pas relever la tête, le tout était maintenant de savoir s’il serait capable de tout remonter une fois les E2PZ en poche. Mais mieux valait-il ne pas y penser tout de suite et, retrouvant un peu du poil de la bête, Rodney prit la tête du groupe, suivant les relevés énergétiques émis par sa tablette. Son infaillible flair, et son excellent sens de l’orientation, leur permirent d’arriver devant les portes de la salle. Il passa sa main devant le boîtier de commande mais rien ne se produisit. Bien sûr. Il aurait dut s’en douter. Le Canadien ouvrit alors le boîtier et inversa deux cristaux. La porte s’ouvrit et il laissa un sourire victorieux et satisfait apparaître sur son visage. Héhé, il n’avait pas encore totalement perdu la main. Ca le rassurait un peu. Après tant d’années sans toucher à la technologie des Anciens – ou plutôt à geler en Antarctique avec pour seule technologie, sa tablette, son ordinateur et le Fauteuil des Anciens – il avait un peu craint de ne plus savoir s’y retrouver parmi tous ces cristaux. Mais un Génie ne devient pas un imbécile du jour au lendemain et il était heureux de constater qu’il ne le deviendrait pas avant plusieurs années. Enfin, bien sûr, il avait toujours été certain de ne pas perdre tout son savoir de sitôt, mais tout de même ! C’était un peu rassurant. D’autant plus qu’il avait bien faillit tout perdre, une fois. Dans Pégase. D’ailleurs, il ne souvenait pas de beaucoup de détails de cette maladie-là. Quelques bribes d’images brumeuses lui faisaient office de souvenirs et le reste était noir ou confus. Il se rappelait des longues heures passées avec Jennifer pour essayer de trouver un remède, puis des longues passées devant la caméra. Il se souvenait du regard des autres sur lui et de la peur éprouvée à l’idée de devoir mourir dans une telle humiliation. Il se rappelait peut-être aussi s’être déclaré à Jennifer et le refus de dire au revoir de John. Après… C’était vers les ruines, sur la planète. Oubliant la galanterie, le Canadien fonça dans la pièce et vers le tableau de commande. Ôtant son sac à dos de ses épaules, il fouilla à l’intérieur, genoux à terre, à la recherche de fils électriques afin de les reliés au tableau pour pouvoir taper quelques manipulations de sa tablette. Concentré comme bien souvent lorsqu’une tâche lui était assignée, Rodney passait du tableau de commande à sa tablette et relevait parfois la tête pour constater les dégâts subits. Puis l’E2PZ sortit de sa cachette. Il en restait deux, mais le deuxième ne semblait pas vouloir sortir de sa planque et, d’après les relevés, était, de toute façon, mort. Celui qui, en revanche, se dévoilait à eux, paraissait quasiment intact. Avec une infinie douceur et de multiples précautions à la limite du superflu, Rodney s’approcha de l’objet et l’inspecta. Passant son pouce sur sa lèvre, il finit quelques vérifications avant de prendre l’objet dans ses mains. Presqu’aussitôt, les fondations de la Cité se mirent à trembler, inquiétant le scientifique qui retourna sur sa tablette et poussa son habituel « Oh non… » avant de tourner la tête vers Dixon.
    « Il semblerait que cet E2PZ soit l’unique source d’énergie de la Cité et donc, celle qui permettait au bouclier de tenir. Ce qui explique que la Cité ne soit pas plus en ruine que cela. Il faut vite qu’on sorte d’ici avant que tout ne s’effondre !»
    Mais, déjà, le plafond de la salle s’effritait et laissait tomber sur eux poussière, terre et petits blocs de pierre. Sans attendre une seconde de plus, Rodney alla ranger l’E2PZ dans son sac à dos qu’il remit ensuite sur son épaule et, tandis qu’il essayait d’entendre les instructions du Colonel, il plaça ses bras au-dessus de sa tête. C’était plutôt faible comme protection, mais c’était tout ce qu’il avait, pour l’heure. Il pesta de nouveau ; quand une mission se passait bien, il fallait toujours qu’il y ait une catastrophe pour leur compliquer la tâche. Décidément, travailler pour le programme Porte des Etoiles était une tâche ingrate.


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MessageSujet: Re: ► [I.01] - Mission sur P5X-414 • Terminée - réussite   Jeu 11 Juil - 17:48


Mauvaise blague, mauvais rêve… Peu important puisque le Colonel Dixon avait l’impression d’être dans un jeu vidéo. Oui un jeu vidéo ! Pourtant il ne jouait ni à Call of Duty ni a Battlefield. De toute façon la réalité était d’un bien meilleur graphisme et à part le détail de vraiment mourir quand on était touché, le scénario restait quant à lui bien vrai. Le programme Stargate n’avait  rien à envier des jeux sur console. D’ailleurs le gradé laissait ses enfants jouer librement à ça, surtout les deux grands qui étaient, pour l’un au collège et l’autre en première année au lycée maintenant. Quel claque il avait pris en réalisant que ses enfants avaient grandit ! Oui il venait de réaliser ça juste maintenant. L’homme venait de prendre un sérieux coup de vieux. Bientôt l’âge de la retraite quand on y pensait. Bah, il avait autre chose à penser à l’heure actuelle, après tout ils allaient devoir descendre en rappel tandis que le scientifique de l’équipe continuait de taper nerveusement sur l’écran de sa tablette. Pour Dixon s’était tout vu depuis longtemps, ils allaient descendre de la façon la plus simple du monde. Pas besoin de technologie ou de choses comme ça, la force des bras et des jambes suffirait largement. Surtout après avoir secouru la civile qui leur avait gracieusement ouvert le passage en laissant le sol se dérober sous elle. Le militaire en avait vu des plus efficaces…

Stanford avait déjà sorti les cordes et était déjà entrain de les attacher soigneusement, vérifiant avec zèle la solidité de la structure. Quant au gradé, il sortait le matériel d’escalade, à savoir harnais et mousquetons pour s’attacher aux cordes et descendre en toute sécurité. Pour la remonté, ça serait sans doute autre chose. Ô oui, Dixon savait que Mckay était parfaitement contre cette idée, il aurait préféré un ascenseur ou un autre chemin beaucoup plus sûr. Malheureusement, les anciens dans leur infini sagesse n’avaient pas prévu que quatre humains viendraient un jour chercher un de leur E2PZ. Ainsi donc n’avaient ils pas pris le temps de construire un chemin adéquate et sécurisé pour permettre aux Tauris d’aller et venir à leur guise. Ainsi donc, grâce à la force de persuasion passive qui était la sienne, l’homme avait fait plier le scientifique et comme le reste de l’équipe, il était descendu le long de la corde qui facilité l’accès au niveau désiré. La balade de sante pu enfin reprendre son cours. Après coup, ils arrivèrent dans la réserve ou étaient les E2PZ qui permettaient d’alimenter la cité entière. C’était au tour du Canadien de jouer des muscles du cerveau pour réussir dans un premier temps à ouvrir la porte, et dans un second à récupérer les E2PZ en bon état. La chance se trouva être avec eux ce jour là malgré leurs quelques mésaventures du jour. Au fond de lui, Dixion savait que les choses ne seraient en faite pas si simple que cela. Et pour preuve, le casse pied à l’égo démesuré faisait déjà les frais de son incroyable génie. En effet, comme il l’avançait, cet E2PZ devait maintenir ce qu’il restait d’équilibre pour cette cité délabrée. Le sol, les murs, le plafond. Toute la cité tremblait comme une feuille dans le vent. Il était urgent de quitter les lieux le plus vite possible.
« Que tout le monde sorte ! » Nul besoin d’ajouter que la cité allait s’effondrer et tout le baratin habituel pour dire qu’on était dans de beaux draps. Alors s’en traîner, le militaire agrippa Rodney à son gilet et l’extirpa de la salle avant qu’un bloc du plafond ne lui tombe sur le coin du museau. Cela risquait d’être le moment ou l’homme de génie serait le plus malmener par la brutalité du Militaire, mais il n’était plus temps de se plaindre. Et puis il avait du connaître beaucoup d’autres palpitantes aventures avec le Colonel Sheppard.

Ni une ni deux, il leur avait fallu traverser le couloir à la vitesse de l’éclair. Tenant toujours le scientifique par son gilet, Dixon avait sorti sa radio et tentait de contacter le Dédale. « Dédale ici équipe 4, vous nous recevez ? » Il y avait aussi la possibilité que les ondes radios ne puissent passer puisqu’ils se retrouvaient certainement sous terre. Il n’y eu aucune réponse de la part du vaisseau terrain… Mauvaise nouvelle ? Il fallait seulement remonter de quelques étages et permettre de mieux capter le signale. Pas une minute à perdre, il fallait remonter de quelques niveaux. Facile à dire quand on ne savait pas combien de temps il leur restait avant que toute la structure ne cède après des années d’inoccupation. Le Gradé fit passer la civil et le scientifique en premier, déjà d’une pour qu’il n’y ait pas de jaloux, et de deux, pour ne pas avoir à l’entendre se plaindre lorsqu’ils se seraient sorti de cette galère. Si jamais ils arrivaient à s’en sortir. Dixon ne comptait pas laisser sa peau ici. A son tour il avait attrapé la corde et montait les niveaux en posant le pied là ou la structure était encore solide. Stanford l’avait imité en utilisant la seconde corde. Les deux militaires voyaient des choses tomber autour d’eux, les forçant à esquiver la moindre chute de grava. C’est alors qu’un bruit sourd résonna au dessus de leur tête, le plafond du niveau où se trouvaient Mckay et Nayers.
« A couvert ! » hurla le militaire qui déjà c’était jeté avec force dans un recoin abrité. Malheureusement, le soldat n’eut pas le temps de se rabattre sur le côté. Stanford fut précipité dans le vide béant avec le morceau de plafond qui avait rompu la corde au passage. Résonna dans les oreilles du gradé le cri de terreur du militaire et le bruit sourd qui annonçait sa mort. Déglutissant avec difficulté, Dixon dut rapidement se ressaisir et grimpa le plus vite possible ce qu’il lui restait pour rejoindre les deux civils.
Il n’y avait plus rien à faire pour l’autre soldat bien que sans doute les civils auraient souhaitez lui venir en aide. Quoi que peut-être pas Mckay… Allez savoir. Néanmoins, il n’était plus temps te tergiverser. L’E2PZ était en leur possession malgré tout ce bordel et avec la chute du plafond, un trou de lumière de la taille d’un planeur de la mort  annonçait qu’ils étaient au niveau du sol. Pas question de reprendre le téléporteur, de toute façon il n’y avait plus d’énergie dans la cité. Sans trainer, le Colonel pris de nouveau sa radio.
« Ici Dixon, demande téléportation d’urgence ! Nous avons l’E2PZ et la cité est entrain de s’effondrer ! » - « Ici Dédale, on va vous tirer de là. » Se rapprochant des Civils, Dixon les saisit chacun par l’épaule pour les garder avec lui tandis que MacKey serrait l’E2PZ dans ses bras comme un gamin serrait un doudou lorsqu’il avait peur. C’est alors qu’un rayon de lumière apparu et dans la seconde qui suivirent-ils se retrouvèrent sur le pont du Dédale. « Colonel Dixon, ravis de vous revoir. Où est Stanford ? » - « Mort mon colonel, mais on a ce qu’on est venu chercher. » Les hommes de l’équipage eurent un pincement au cœur à l’annoncer de la perte du militaire. Un sacrifice pour une bien grande entreprise. Chacun savait ce qu’il risquait en s’engageant dans ce programme et la mort faisait parti du contrat. Cependant, tous était ravis d’avoir pu récupérer ce maudit E2PZ. Il était temps de repartir sans plus perdre de temps, ils avaient encore une semaine de voyage pour revenir sur Terre.


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