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 « Beware of Dog »

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MessageSujet: « Beware of Dog »   Dim 7 Oct - 11:45



Chapitre 1 : Welcome at home

La cité d’Atlantis s’apprêtait à connaître un heureux événement. Non, pas l’arrivée d’un enfant, mais la venue d’un être tout aussi adorable. La CIS avait fini par dire oui à un nouveau membre bien spécial dans la Galaxie de Pégase. Il avait fallu plusieurs mois d’un débat acharné pour accepter qu’un chien rejoigne la cité lantienne. La race choisi fut le chien loup des Saarloos, considéré comme plus résistant face à l’inconnu. L’animal serait confié à la première équipé d’exploration d’Atlantis, sous les ordres du lieutenant colonel Sheppard. Cette décision fut contestée par bon nombre de personnes, mais très bien accueilli par le chef de SGA-1. Beaucoup de questions se posaient, mais il fallait attendre pour savoir si tout cela était une bonne idée.

Sheppard se tenait droit, impassible. Et pourtant tellement impatient intérieurement. Après tout n’y avait il pas de quoi retomber en enfance. Lui même n’avait jamais imaginé pouvoir voir un jour un chien ou un quelconque animal terrien présent sur la cité. Il avait d’ailleurs soutenu le projet. Bien que dès le début il avait trouver cette proposition quelque peu folle et non moins étrange. Mais si les humains pouvaient passer la porte des étoiles, alors pourquoi pas un chien. Le gradé regardait l’heure lorsque l’anneau de la porte se mit à tourner. Ronon était là aussi, observant autour de lui sans jamais fixer son regard sur un point précis. Un peu comme s’il suivait une grosse mouche. Un instant son regard croisa celui de Woolsey, installé dans son bureau, faisant mine de lire des rapports de missions de SGA-10 et 7. Teyla venait tout juste de les rejoindre, adressant un sourire à chacun des deux hommes. La jeune femme était curieuse face à l’arrivée d’une créature aussi inédite. Quant à McKay, il avait catégoriquement refusé de servir d’hôtesse d’accueil à un animal. Il disait en plus de ça, préférer les chats.
L’horizon des évènements fini par se stabiliser. Dans les secondes qui suivirent, deux hommes du SGC passèrent la porte. L’un deux portait une boule de poils dans les bras. Ronon et Sheppard se lancèrent un regard intrigué. Chacun semblait s’etre fait une idée différente du chien qu’ils devaient rencontrer. Le satédien pris la parole en premier. « J’avais imaginé ça plus grand. » Le son de sa voix sembla réveiller la petite créature à demi endormi, une petite tête duveteuse émergea des bras du maitre chien qui le tenait. Il observa les grandes personnes en face de lui. « C’est parce que c’est une chiot Ronon. » Sheppard salua alors les deux hommes qui lui rendirent la pareil. « Colonel, voici le Saarloos. Il a deux mois. » Le maitre chien tendit alors l’animal au gradé pour que celui ci puisse le prendre dans ses bras. Deux petites yeux sombres se posèrent sur lui. Ils brillaient avec vivacité, reflet d’un feu ardant et sauvage qui grandirait avec le temps. John le gratouilla dans le cou et derrière les oreilles. « On ne devait pas nous confier un adulte? » Le capitaine en face de lui secoua la tête négativement. « Non colonel, il a été décidé d’amener un jeune pour que celui ci s’adapte plus facilement à la vie sur Atlantis et sur le continent. A présent notre maitre chien va vous briefer. Vous et le reste de votre équipe. »
Sheppard regarda alors à tour de role Ronon et Teyla avant de reporter son attention sur les deux hommes. Après quelques secondes de réflexion, il se décida à confier le chiot à Teyla pour pouvoir contacter McKay par Radio. « Rodney, ici Sheppard. On se retrouve dans cinq minutes en salle de réunion. » Et comme il l’avait prévu, la réponse du scientifique ne se fit nullement attendre. « Quoi?! Mais pourquoi? » Bien que l’interlocuteur en face ne puisse pas le voir, John se mit à regarder le plafond de la salle avant de répondre. « Ne posez pas de question et venez nous rejoindre. » Le gradé cru l’entendre soupirer. Pour une fois il n’allait pas pouvoir se cacher derrière son travail. « Très bien j’arrive. J’espère que c’est important au moins. »

Toute l’équipe était présente autour de la table de réunion pour le briefing. Teyla tenait toujours le chiot dans ses bras et semblait fortement l’apprécier. L’animal n’avait cessé d’être alerte depuis qu’il était arrivé, donnant parfois des coups de museau et reniflant dans tous les sens pour comprendre où il était. Tandis que McKay, nerveux, regardait le canidé d’un œil mauvais. Il avait toujours dit que c’était une mauvaise idée, tout ça parce que les chiens ne l’aimaient pas. La situation ne faisait ni chaud ni froid à Ronon qui s’amusait à regarder le scientifique et le chien. Sheppard s’installa le dernier après que les portes se soient refermées. « Bien. Nous allons pouvoir parler des points principaux pour l’insertion du Saarloos sur la cité. » Le chiot poussa alors un léger bâillement avant de fourrer son museau dans les bras de Teyla. Elle l’observa avant de lancer un regard circulaire sur la petite assemblée. «  Il faudrait lui donner un nom. » proposa-t-elle. Sheppard ne mit pas longtemps à trouver. Sans doute avait il passé durant toute une semaine à choisir le nom de l’animal alors qu’il n’était pas encore arrivé. Pesant le pour et le contre sans son coin. « Aaron. » A ce prénom, Rodney sembla se réveiller. Tout le monde savait à quel point John aimait donner des noms sans en parler à qui que ce soit. « Mais ce n’est pas un nom de chien ça. » Le gradé tourna la tête vers le scientifique. La réplique risquait soit d’être cinglante, soit d’être incroyablement terre à terre. Ou bien encore allait il s’agir d’une bêtise comme toujours. « Michael ou Todd ne sont pas non plus des noms de wraiths. ». Rodney se renfonça un peu plus dans son siège, croisant les bras avec un air boudeur. « Vous avez raison. » Mais de là à dire que c’était une évidence… Ronon sourit légèrement, spectateur d’une nouvelle joute verbale entre les deux terriens. « Et puis comme il va faire parti de notre équipe, autant éviter le ridicule. » Sheppard venait de donner une raison suffisante à McKay pour repasser à l’attaque. « Oui mais c’est un chien, pas un humain. Et puis en plus il ne parle pas. Au moins un wraith ça parle. » Décidément, on aurait dis deux gamins qui se battaient pour savoir qu’il allait dire la plus grosse bêtise. Cela avait toujours été comme ça entre ces deux là. Un esprit de compétition affuté pour parfois pas grand chose. Ronon fit un tour de table en regardant tout le monde, calmement, un sourire amusé toujours accroché aux lèvres. « Moi ça me va. » Teyla ne pu s’empecher d’esquisser un sourire, caressant tendrement la petite boule de poils. « Moi aussi. » Sheppard leva alors les bras en l’air en signe de victoire. « Trois contre un, ça sera donc Aaron. » Se tortillant sur son siège, il se tourna avec le chiot dont la tête venait d’émerger. John saisit doucement la patte avant droite de l’animal et la serra comme s’il avait s’agit d’un humain. « Bienvenue parmi nous soldat. Ne fais pas attention au monsieur grincheux là bas. » McKay ouvrit alors la bouche pour contester mais préféra finalement ne rien dire, se renfrognant un peu plus qu'avant.

« La venue d’un animal terrien n’est pas sans danger dans cette galaxie. Dans sa première année vous devrez vous limiter à la cité et au territoire colonisé sur le continent. » Sheppard observait l’animal pendant que le maitre chien parlait. Il redressa la tête, enregistrant tout ce qui était dis. « Et comment va-t-on faire pour ce qui est des maladies? » C’est là que le capitaine sorti un dossier épais d’un gros sac de voyage. Le maitre chien le saisit, feuilletant quelques pages avant de pouvoir répondre au colonel. « La raison pour laquelle la CIS a mis si longtemps à accepter la présence d’un chien sur Atlantis, est celle que vous venez d’évoquer. Dans sa première année… Aaron va devoir recevoir de nombreux vaccins afin d’immuniser son corps contre bien des maladies de cette galaxie. Il va aussi suivre un régime alimentaire stricte avec un renfort de vitamines. Mais nous ne garantissons en rien sa survie. Même si en étant le parent le plus proche du loup, il reste le plus apte à résister à cette nature. » Le gradé hocha la tête, commençant déjà à réfléchir à tout ce que cela signifiait comme responsabilité. Prendre soin d’un chien était plus complexe qu’il ne l’avait pensé. Du moins dans ses souvenirs les choses étaient plus simple. Mais dans la Galaxie de Pégase, ce qui avait toujours été simple devenait étrangement complexe. Le maitre chien poursuivit « Contrairement au chien domestique, le Saarloos ne se dresse pas, il s’éduque. Sans compter que c’est un animal de meute. Le Colonel Sheppard sera pour lui le repère, le mâle alpha. » Ronon fronça soudain les sourcils. Le sens des derniers mots semblaient lui échapper. « Le mâle alpha? » Teyla observa les hommes, pas moins intriguée que Ronon quant à la signification des mots. John ne laissa pas le temps au maitre chien d’expliquer. Lui même avait déjà une définition simple et concrète de la chose. « C’est le système hiérarchique de la meute de loups. Je suis l’alpha, vous êtes les oméga... C’est moi le chef. » Teyla inclina légèrement la tête. « C’est un système assez primaire. » John haussa les épaules. « On trouve ça partout. » Rodney en profita pour revenir dans la course, se redressant légèrement sur son siège, marquant sa présence et faisant ressortir son aura d’intelligence supérieur par rapport aux autres. «  Ça fonctionne surtout comme ça chez les militaires. » Les deux hommes du SGC, Ronon et Sheppard se mirent à fixer le scientifique qui tenta alors de se faire tout petit. Il aurait mieux fallu pour lui de se la fermer car il n’était pas en position de force. Prenant un air dépité, il croisa de nouveau ses bras et regarda ailleurs le temps que la réunion se passe. Il maudissait le chiot pour n’avoir pas encore physiquement posé une patte sur la cité et avoir pourtant réussi à faire un lavage de cerveau goa’uld à toutes les personnes ici présentes.
Après quoi, le maitre chien tendit le dossier au colonel « Vous y trouverez tout ce qu’il y a à savoir. Mais ne ne vous cache pas qu’il s’agit là d’une très grosse responsabilité. » Sheppard en était lui même pleinement conscient. Mais maintenant qu’Aaron était là, il aurait du mal à le laisser repartir à l’avenir. McKay sembla alors avoir comme une illumination, découvrant une faille dans le programme d’éducation et découverte du jeune louveteau. « Mais quand nous allons partir en mission, qui s’occupera de lui? » Il semblait fière d’avoir mis le doigt sur ce qui était pour lui un gros problème d’organisation. Seulement Sheppard voyait les choses d’une autre façon et toujours avec humour. « On le confiera à Woolsey, il a déjà eu un Yorkshire. » Les deux hommes du SGC ne purent s’empêcher de sourire aux mots du colonel. « Mais ce n’est pas la même taille! » Ils se regardèrent tous tour à tour. McKay semblait loin d’être ravis à l’idée d’avoir un chien dans ses pattes.
Sheppard, n’ayant plus rien à demander, feuilletait le dossier sans vraiment chercher à s’attarder sur une page en particulier. « Je crois que tout à été dit. Messieurs, je vous raccompagne à la porte. Teyla, vous allez pouvoir vous occuper d’Aaron pendant ce temps. » Après quoi il referma le dossier pour le prendre avec lui. « J’aurais de la lecture ce soir. Il peut dormir dans ma chambre? » Le maitre chien répondit d’un hochement de tête qui n’était pas pour ajouter du bôme au petit cœur de McKay. « Mais interdiction de le laisser aller sur le lit. » Il fallait mal connaître John pour croire qu’il partagerait son lit avec un chien ou quiconque s’en approchait. « Comptez sur moi. »
Après quoi ils se levèrent tous plus ou moins à leur rythme pour quitter la salle de réunion. Les portes s’ouvrirent à leur approche, Sheppard en tête avec le dossier coincé sous le bras. Son âme d’enfant le rendait joyeux et euphorique. Les responsabilités ne lui faisaient pas encore peur pour l’heure. Cela ne faisait aucun doute qu’au bout d’un moment il redescendrait sur terre. Ronon en profita au passage pour récuperer le sac d’affaires du chien. En chemin, ils croisèrent Woolsey qui les regarda passer, légèrement intrigué de les voir déjà repartir. « Vous avez fini? » Teyla s’arrêta à la hauteur de Richard. « Oui, c’est deux hommes nous ont très bien expliqué ce que nous avions à faire avec le petit Aaron. » C’est alors que le commandant de l’expédition posa son regard sur le loup. L’homme fut complètement séduit par la petite créature que tenait l’athosienne. Une lueur enfantine brillait dans le regard du bureaucrate, plus vif que jamais malgré ses airs de Basset. « Je peux le prendre un peu? » Teyla le lui confia avec toute la douceur du monde. Ronon observait tout ça avec encore une fois, beaucoup d’amusement. Il constatait à quel point cet animal semblait révéler les bons comme les mauvais cotés des gens. D’ailleurs McKay en avait profité pour filer à son labo. Sheppard, quant à lui, était déjà loin. Sans doute avait il atteint la salle de la porte des étoiles pour raccompagner les deux  hommes du SGC. Aaron regardait l’étrange personnage à qui on venait de confier. Sans doute avait il senti que Woolsey n’était pas un méchant membre de la CIS. C’était un simple oméga que l’on avait mis à la tête d’une grande meute. Mais là encore ce n’était qu’une façon de voir les choses et le monde. Richard releva la tête vers Teyla. « Il s’appel Aaron c’est ça? Ce n’est pas vraiment un nom de chien. » Ronon rigola très légèrement, ce qui fit tourner la tête du chiot vers lui. Ce dernier posa alors ses petits yeux sombres sur la montagne de muscles, l’observant avec une grande curiosité, penchant tour à tour la tête de droit à gauche, reniflant l’air pour capter son odeur. « McKay a fait la même réflexion. Mais c’est Sheppard qui a choisi. » Woolsey rendit enfin le canidé à Teyla, enlevant par la suite les quelques poils qui étaient restés accrochés à sa tenue. Il avait du mal à détacher son regard du loup. Sa maladresse ressortait un peu plus en présence de l’animal. « J’ose espérer que vous saurez vous occuper de lui. » Teyla inclina respectueusement la tete vers Richard, tandis qu’un sourire s’esquissa aux coins de ses lèvres. « C’est le colonel Sheppard qui en aura la charge, je suis certaine qu’il saura faire de son mieux. » Le satédien se mit lui aussi a caresser doucement Aaron, comprenant ainsi pourquoi les gens aimaient tellement avoir ce genre d’animaux chez eux. « Je vais vous laisser. » dit Woolsey en se serrant les mains. Ronon le suivit du regard avant qu’il ne disparaisse au détour du couloir. Ainsi purent ils reprendre leur chemin vers les quartiers du colonel. Le guerrier ne pouvait s’empêcher d’observer l’animal, curieux lui aussi de savoir à quoi cette créature allait bien pouvoir ressembler une fois grand. « Il fera quelle taille une fois adulte? » Teyla le regarda à son tour. Cependant elle non plus ne savait pas bien à quoi s’attendre avec cet animal terrien. « Je ne sais pas, il faudra demander à John. » Ronon demanda alors à le prendre dans ses bras, confiant le sac à Teyla. Aaron semblant encore plus petit une fois dans les bras du satédien. Une peluche en comparaison de tout le reste. Il regarda les pattes du chiot qui étaient larges et musclées. « En tout cas, il fera un bon coureur. » Teyla mis le sac sur son dos, observant toujours le petit être. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire encore. Mais les aptitudes physiques des loups ne pouvaient échapper à son œil expert. « Un redoutable chasseur surtout. » Le Guerrier haussa les épaules, peut convaincu par ce qu’avançait son amie. « Si vous le dites. »

La nuit était tombée sur la cité. Sheppard était allongé sur son lit et potassait le dossier sur le Saarloos. Aaron dormait sur son tapis, roulé en boule. La journée avait été longue pour lui. D’autant plus qu’ils avaient du aménager un endroit de la cité spécialement pour lui en attendant qu’il puisse faire son premier tour en Jumper. John avait pu se rendre compte combien tout cela allait lui coûter comme effort. Il avait même du installé un coin pour les urgences dans sa chambre. D’ailleurs il avait déjà servis et c’était vous dire comme la chose était ardu. Les premiers mois allaient être les plus durs. Mais le gradé avait signé, il ne pouvait plus revenir en arrière à présent et il était responsable de cette vie. John s’était déjà attaché à lui et l’idée qu’il puisse mourir pour une raison ou une autre lui faisait étrangement peur. Parce que contrairement à un humain, un chien loup était soumis à d’autres règles de survie.
Posant le dossier sur sa table de chevet, Sheppard jeta un coup d’œil au chien qui dormait toujours. Le militaire poussa alors un soupire. « La nuit va être longue mon bonhomme. »
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MessageSujet: Re: « Beware of Dog »   Dim 7 Oct - 11:45


Chapitre 2 : Like cats and dogs


« Ne le laissez pas s’approcher de moi! »
Aaron était entrain de trotter maladroitement dans le laboratoire de McKay. Tout semblait tellement grand vu à la hauteur de ses quatre pattes. Mais pas de problème pour lui, il pouvait cavaler partout, passant sous les tables et entre les pieds des chaises. L’une d’elle ayant d’ailleurs servis de refuge pour McKay. Le scientifique donnait l’impression de fuir une souris. Mais dans le genre énorme souris vampire mangeuse d’homme. Sheppard observait la scène, les mains dans les dos, la laisse du chiot dans l’une d’elle. « Allons Rodney. On est juste venu vous dire bonjour. » Le petit monstre venait de s’asseoir devant le civil, l’observant avec curiosité, la tête penchée sur le coté pour comprendre ce qui pouvait bien se passer. Durant l’espace d’un instant, ils restaient s’observer jusqu’à ce qu’Aaron pousse un aboiement. McKay releva alors la tête vers le gradé « Oui et bien c’est bon maintenant ! » Le colonel poussa un léger soupire et se dirigea vers l’animal pour le remettre en laisse. La bouille qu’il lui fit semblait à de l’incompréhension, comme s’il demandait pourquoi le génie ne l’aimait pas. Sans doute qu’en plus d’une peur bleue des baleines, McKay avait un mauvais souvenir d’une rencontre avec un chien ou un loup. Etant donné qu’il était l’homme le plus courageux… il fallait pencher pour un yorkshire ou un chiwawa. « Ça fait une semaine qu’il est là maintenant, il faudrait arrêter votre… parano. »
McKay prit alors un de ses airs outré dont il avait le secret. Comment ça il était paranoïaque? Il se doutait bien que l’animal lui avait fait subir un genre de lavage de cerveaux qui avait aussi contaminé le reste de l’équipe. « C’est ça, moquez vous de moi. Une semaine ou un mois ça ne change rien. Il me regarde toujours avec un petit air vicieux. Je suis sur qu’il a quelque chose derrière la tête. » Il se mit alors à regarder successivement le colonel et le chien. Il fit la même tête que lorsqu’il venait de découvrir quelque chose et qu’il ne s’agissait pas vraiment d’une bonne nouvelle. « Vous avez le même regard d’ailleurs! Je comprends mieux pourquoi on dit tel chien tel maitre. » Le génie n’avait pas mis en évidence une notion d’arithmétique complexe, mais c’était tout comme. Sheppard et Aaron se regardaient, affichant une complicité flagrante. Le militaire tourna de nouveau la tête vers son collègue. « Aaron n’a que deux mois. La seule chose qu’il puisse faire c’est jouer, manger et dormir. » Le chiot jappa comme pour acquiescer les dires du gradé. La situation était elle exaspérante? Oui absolument. D’un coté un militaire qui ne comprenait pas la réaction de McKay et de l’autre un scientifique borné qui médisait un chien qui ne lui voulait rien. Et connaissant Rodney… il allait être difficile de lui faire comprendre que le Saarloos n’était pas un ennemi mais un allié. De plus hypocondriaque comme il était, il risquait de se croire allergique aux poils de chien. L’aventure n’était pas gagnée d’avance. Et très concrètement, elle n’avait même pas commencé ! Voilà une semaine de passée et John avait potassé à fond le dossier qu'on lui avait donné. Il devait être capable de faire la différence entre un simple chien et un Saarloos. Et depuis quelques temps il avait compris d’où venait l’expression « Suivre comme un petit chien. » Aaron était le pire pot de colle de la terre, enfin de la Galaxie et cela même en gardant ses distances. L’animal était d’une curiosité sans borne et avait constamment besoin d’être dans les pattes du militaire.
Toujours assi, le chiot penchait la tête sur le côté tout en continuant d’observer McKay. Y voyait il là un probable camarade de jeu? Dans tous les cas, la peur du scientifique envers lui semblait l’amuser plus que de coutume. C’était tout à fait compréhensible. L’instinct de chasse était très présent et l’envie de courir après ce personnage bougon lui donnait un peu plus le désir de lui mordre dedans, pour vu qu’il n’y laisse pas une dents de lait. « C’est ce que vous croyez Sheppard. Mais en réalité, il vous manipule tous! J’ai réussi à résister à ses airs de peluche. » Tout en disant cela, Rodney semblait persuadé de la thèse qu’il avançait. Convaincu que cet animal était possédé par le démon. Tout cela rendait le gradé septique. John observait le désordre sans nom qui régnait dans le laboratoire de recherches… Le démon était déjà passé dans le coin avant Sheppard et Aaron. « Aller, arrêtez un peu votre comédie et venez faire un tour avec nous. Je suis sûr que ça vous fera le plus grand bien. » Qui savait depuis combien de temps il n’avait pas quitté cet endroit? Et puis l’air marin ça faisait le plus grand bien du monde, surtout pour un homme comme McKay, car le cerveau - bien qu’incroyablement brillant - devait être aéré de temps à autre histoire de faire une bonne action. Loin d’être un ange, John faisait sa BA du jour. Mais une réponse négative n’aurait pas été étonnante. Après tout la seule raison de le faire sortir c’était une mission avec SGA-1. Si Sheppard commençait à le connaître? On finirait pas croire qu’ils étaient mariés ces deux là! Pire qu’un vieux couple…

C’est alors que McKay pris cet air d’incompréhension, comme si on lui demandait de réparer un jumper tout en faisant un sandwich au poulet. « Mais vous vous moquez de moi! » Ecartant les bras de son corps, paume vers le haut, le gradé arborait un air innocent légèrement offensé, lâchant la laisse par la même occasion. « C’est pour votre santé mon vieux, ça va vous griller le cerveau d’être ici. » Aaron se leva pour tourner autour Sheppard, reniflant le sol à la recherche d’odeurs inconnues, la laisse traînante derrière lui. Une nouvelle piste potentiel à découvrir pour repartir à l’aventure ! Seulement voilà… la porte était fermée. Qui était le dessinateur de ces portes? Il ne pouvait pas faire de poignée comme tout le monde ?! Plus tard cela serait tout aussi problématique, aller ouvrir une porte sans poignée quand vous êtes un chien… McKay descendit de sa chaise, toujours en alerte au cas ou le chiot reviendrait roder non loin de lui. « Non mais vous rigolez j’espère? J’ai une galaxie à sauver! Beaucoup de gens comptent sur moi ! » Dans un soupire, John joignit ses mais dans le dos et regardait le plafond pendant le scientifique parlait. Il lui ressortait son éternel refrains sur la lutte contre les wraiths, tout le travail qu’on lui demandait sur la cité parce qu’il était entouré d’incompétents dont il devait en permanence rattraper les erreurs. Le militaire dodelinait légèrement de la tête, les paroles résonnaient dans sa tête, un jour il pourrait les réciter par cœur. « Depuis cinq ans que vous la sauvez elle est toujours là. Alors quelques heures de plus ou de moins… » La discussion était elle dans l’impasse? Tous les moyens étaient bons pour prendre le moins de risque possible avec le scientifique. Fallait il alors passer à la menace ou à la persuasion? Sheppard était en grande hésitation. Tellement d’idées lui traversaient l’esprit à cet instant qu’il n’avait que l’embarra du choix. Bien que mettre le bordel dans le labo était déjà à oublier. McKay dérangeait les choses à merveille, il fallait éviter de voir l’état de la chambre. Toutefois vu le peu de temps qu’il devait y passer, elle était sans doute plus en ordre que le reste…

Ce fut par Aaron que la solution arriva. Le chiot était assis devant la porte close et commençait à trépigner, tournant la tête vers les humains pour qu’ils se décident à faire cas de lui. Se frottant intérieurement les mains - car oui il pouvait s’imaginer le faire - Sheppard s’approcha de McKay en pointant le Saarloos du doigt et prenant l’air le plus sérieux et le plus menaçant qu’il avait. « Venez avec nous ou je le laisse faire pipi partout. » Un spasme de terreur se dessina sur le visage de Rodney. Comment diable le militaire pouvait il oser dire ça?! Non il n’était pas capable de laisser faire une chose pareil! Il y avait des années de recherches entreposées ici! Etait il idiot que cela? Ou tout simplement inconscient? McKay avait toujours dit que les militaires étaient des incapables sans cervelles! Enfin sauf Samantha Carter. Mais le reste était irrécupérable! « Je vous interdis de le laisser faire ça! » John haussa un sourcil, croisant les bras, un léger sourire en coin qui disait « Game Over, la prochaine fois mon gars. » L’astrophysicien semblait en proie à la plus profonde terreur. Allait il se mettre à courir dans tous les sens en levant les bras en l’air? Ou allait-il se résigner à suivre le colonel pour sauver son précieux travail? Il fallait réfléchir et vite! Car impossible de savoir quand Aaron allait commencer à tout saccager. « Très bien puisque vous le prenez comme ça Sheppard je viens! Mais donnez moi une arme. » John jeta un coup d’œil à Aaron qui pignait toujours devant la porte avant de reporter son attention sur son interlocuteur. « Quoi vous voulez le tuer? » McKay fit alors un magnifique roulement d’yeux, le même que lorsqu’on l’exaspérait alors qu’il expliquait un plan génial. « Non, ceci dit j’ai remarqué que lorsque j’étais avec vous il m’arrivait toujours quelque chose. Alors cette fois j’aimerais un moyen efficace de me défendre. » Sheppard siffla alors pour appeler Aaron. Celui ci se releva immédiatement, courant d’une façon assez maladroite à cause de ses grandes pattes. Il manqua de tomber une ou deux fois, faisant sourire le militaire. John récupéra la laisse une fois le petit monstre arriver à ses pieds. « On vous attend McKay… la bombe n’a pas encore explosé. » Et pour une bombe… difficile de la désamorcer. C’était en faite carrément impossible… Le scientifique fit alors le tour de la table et passa devant pour aller ouvrir la porte. Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres du gradé. Il venait de trouver un nouveau moyen de pression sur Rodney et s’était plus efficace que n’importe quelle arme de poing. Le colonel sorti le dernier du labo. Il passa sa main devant le boitier de contrôle de fermeture de la porte, surveillant du coin de l’œil le scientifique. Après ça ils prirent tous les deux la direction de la tour centrale.

Aaron en tête, il passait son temps à aller de droit à gauche, truffe au sol. Et lorsqu’il découvrait une nouvelle odeur il levait la tête pour la suivre. Sheppard avait étrangement l’impression de tenir un écureuil en laisse. Enfin quand il ne décidait pas de suivre les gens qu’ils croisaient. Sans compter les personnes qui s’arrêtaient pour saluer l’animal et son maitre. Sheppard y retrouvait d’ailleurs son compte quand il s’agissait des femmes. A vraiment il avait touché le Jackpot avec Aaron. Mais qui du maitre ou du chien savait le mieux faire le beau? Il allait encore falloir attendre un peu lorsque l’animal serait plus grand. Le spectacle agaçait d’ailleurs le scientifique. Non pas qu’il était jaloux, mais il trouvait que le gradé profitait un peu trop de la situation à son gout. La pire crainte de McKay était que le chien ressemble beaucoup trop à son maitre… Il pressa donc le pas pour rejoindre le hangar à Jumper. Car oui, il fallait rejoindre le continent. Les anciens n’avaient jamais pensé à un espace spécialement pour les animaux de compagnie terriens. Et puis un chien avait besoin de beaucoup d’espace alors un chien loup… il lui en fallait encore plus!
Ils arrivèrent enfin au hangar. Aaron n’était encore jamais venu par ici et il découvrait l’endroit avec un regard espiègle. Voilà encore un lieu à explorer. Toutefois, il fit un bond en arrière lorsque John ouvrit la porte arrière d’un des jumpers. Quoi encore? Qu’est-ce que c’était que cette espèce de boite pour chien? Ils en avaient encore beaucoup de trucs comme ça? Sa petite truffe se leva pour humer l’air il fit quelques pas vers le tas de ferrailles. Puis voyant son maitre s’y engouffrer, il le suivit joyeusement, prenant à nouveau la tête de sa petite expédition découverte. Tandis que Rodney avait l’air complètement abattu de voir que l’animal ne reculait devant rien. « Aller fermez moi cette porte qu’on puisse décoller McKay. » Le scientifique s’exécuta sans broncher bien que dans sa tête les répliques fusaient. Il commençait à se rendre compte à quel point c’était machiavélique un chien. C’était peut-être pour ça que la CIS avait autorisé un chien et non un chat! C’était pour le forcer à sortir de son labo! Alors qu’un chat, c’était adorable et ça n’embêtait personne dans son travail. Un complot contre le génial génie Rodney McKay? Non ils n’auraient pas osé quand même? D’ailleurs au moment ou il allait poser ses fesses sur le second siège, il vit qu’Aaron y avait déjà pris place. Ne disant rien, McKay semblait complètement déconfit. Cette boule de poils chineuse était entrain de prendre sa place dans l’équipe. Il était déjà entrain d’imaginer tout un tas de chose horrible à ce sujet, imaginant l’animal lui voler tout ce qu’il avait si durement gagner. Un peu comme la fois ou ce McKay d’une dimension parallèle avait momentanément pris sa place. Mais a n’avait pas duré bien longtemps. Alors que pour le chien… Il risquait de se passé beaucoup d’année! Résigné, il s’installa derrière le chiot, croisant les bras en affichant un air maussade. Sheppard tourna la tête vers McKay pour l’observer un instant avant de contrôler les systèmes de l’appareil lantien. « Ici Jumper 3, demande autorisation de quitter Atlantis. » Après quelques seconde il fut autorisé à quitter le hangar. Le toit s’ouvrit alors et le Jumper s’éleva au dessus du sol en douceur. Aaron posa ses deux pattes avant sur la table de navigation du vaisseau, jetant un regard à Sheppard avant de regarder devant lui pour découvrir ce qui l’attendait encore. « On dirait que ça lui plait. » observa John avec un sourire en coin. Rodney regardait fixement l’animal, bras croisés sur le torse. « Pas étonnant, on a dut lui greffer votre personnalité. » Surveillant la navigation, le militaire avait noté le ton sarcastique de son collègue. Etait il jaloux d’une chiot? Un scientifique comme lui? Décidément, il en apprenait tous les jours. La situation était tout à fait amusante en y repensant. Mais il avait du mal à croire qu’il était possible qu’un animal puisse avoir la même personnalité qu’un humain. Quoi qu’après avoir lu attentivement le dossier, il fallait reconnaître qu’il y avait quelques point du caractère qui était semblable. Bien que là où Sheppard fonçait tête baissée, le Saarloos avait l’intelligence suffisante pour garder ses distances. Le militaire avait hâte de voir ce que les premières missions allaient donner. Pour l’heure ils allaient voir quel était le comportement en terre inconnue. « Les scientifiques ont étudié la faune et la flore sur le continent? » Oui ce n’était pas vraiment le bon moment pour poser une question pareil, mais il fallait bien le faire même si Rodney était moins loquasse maintenant. Le colonel ne s’inquiétait pas, ça lui passerait, il ne pouvait pas se taire plus de dix minutes et pour rejoindre le continent il en fallait un peu moins d’une trentaine. « Je n’en sais strictement rien Sheppard, je ne suis pas dans la botanique. » Et bien ce n’était pas pour aujourd’hui qu’il allait savoir ce qui se cachait sur cette planète. Le voyage risquait d’être long. C’était pourtant important que le chiot passe un peu de temps avec tous les membres de l’équipe afin de tisser des liens de confiance. Après tout il fallait former un meute et une famille pour ce petit bonhomme. McKay ne devait pas y échapper. Allez donc expliquer ça à cet âne borné…

A présent ils volaient au dessus de l’océan, aucun nuage à l’horizon, il fallait espéré que le beau temps soit aussi sur le continent. Sans oublier que Sheppard devait toujours donner une arme à McKay. Il hésitait entre lui donner une arme charger ou non… Lui même avait son MP5 et quelques recharges planqués dans le Jumper. Oui ce matin en se levant, il s’était dit qu’il fallait mieux préparer au préalable la balade avant d’aller chercher McKay. Sheppard était fin prêt à aller à la rencontre de Wraiths. Bien qu’il s’agissait concrètement d’aller promener un chien… Décidément qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire. Après un survole tranquille, le continent se dessinait déjà au loin. « Vous allez pouvoir vous équiper Mckay, vous trouverez une arme dans le coin. » dit il sans même regarder derrière lui. L’écran de bord lui accaparait toute son attention. Il devait chercher un endroit sur où poser le vaisseau. Sans compter que le relief ne devait pas être trop pentu pour éviter tout accident, aussi bien pour le scientifique que pour l’animal. Sheppard, un vrai papa poule. Restait à savoir comment allait se dérouler cette balade. Aaron semblait ravis mais le voyage était trop long à son gout et il commençait déjà trépigner d’impatience. « Voilà mon p’tit gars, on a arriver. » Derrière on entendait déjà McKay regretter d’être ici. Se plaignant d’avoir un mauvais pressentiment… Cet homme était un cas irrécupérable.
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MessageSujet: Re: « Beware of Dog »   Ven 5 Juil - 11:39

Haha, je viens de relire ton chapitre I... Et j'ai remarqué que j'attendais encore la suite, hein *vlan*. Ceci dit, j'avais dans l'idée de te faire un looooong commentaire - genre critique littéraire parce que tu sais combien j'aime me croire objective - et de te le laisser. Sauf que j'ai pas le temps là (le devoir m'appelle :30: ). Mais promis je repasserai venir sonder en intégralité ta fiction, dude.


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MessageSujet: Re: « Beware of Dog »   Sam 6 Juil - 23:31

Ha ha oui faudrait que je l'avance xD Faudrait que je trouve le temps... bouah ha ha ha ha qu'est-ce qu'il va nous arriver avec ce chien ? Best Fiction of the world mdrrr


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MessageSujet: Re: « Beware of Dog »   Mer 12 Fév - 11:36



Chapitre 3 : Alone in dark forest ?


Le continent se tenait là, en vaste étendue verdoyante et forestière. Terrain de jeu idéale pour un jeune louveteau et zone de mort imminente pour un scientifique de géni, sauveur de la galaxie. C’était un peu comme sauver le monde tous les jours et mourir bêtement en glissant sur le sol de la salle de bain. En comparaison, il y avait de quoi trouver cela comique. Néanmoins, le Colonel Sheppard ne disait mot, se contentant d’esquisser ce sourire en coin qui lui seyait tant.

Le Jumper se posa à l’orée de la forêt avec tout le doigté dont savait faire preuve le militaire. Lorsque celui-ci leva son postérieur du siège de pilote, Aaron bondit de bon cœur du sien, manquant de faire tomber le gradé à force de cavaler dans ses jambes. Quant à Rodney, il ne semblait pas le moins du monde s’étouffer avec une joie sans borne, regardant l’animal avec un air  dégouté, presque empli de haine. Mais surtout le désespoir de ne pouvoir échapper à ce qui semblait inévitable. Néanmoins, il tenta le tout pour le tout. « Je vais rester ici et surveiller le Jumper, vous n’avez qu’à aller vous balader tranquillement. » Sheppard rangeait un 9mm dans son étui, tout en tendant un pistolet du même calibre au scientifique, avant de lever la tête vers lui. « Ah non Rodney, vous aller venir avec nous. Je ne vous ai pas fait sortir de votre labo pour vous voir vous enfermer dans un Jumper. » La réaction du civil fut immédiate et se traduisit par des yeux levés vers le ciel, le buste mis de côté pour exprimer une tentative de fuite pour finir par reporter son attention sur le militaire afin de lui faire part de son malaise. « Vous savez très bien que je déteste ça, et puis je trouve que je sors déjà assez comme ça avec deux missions par semaine. D’autant plus qu’à chaque fois que nous sortons il se passe toujours une catastrophe. Je pense que je vous serais plus utile ici, prêt à mettre le cap sur Atlantis si jamais ce chien nous attirait des ennuis. » Suite à quoi il commença à se gratter dans le cou avec insistance. « Je suis sûr qu’il a des puces en plus. Imaginez celles qui pourraient ramener sur Atlantis ! La cité se retrouverait encore une fois en quarantaine et on ne pourrait pas vous dire que je ne vous avais pas prévenu ! » Pourquoi on ne l’écoutait jamais ? Sérieusement ? Il avait tout de même sauvé à de nombreuses reprises la cité, son équipe et la galaxie ! Un peu de reconnaissance ne ferait pas de mal de temps en temps, même si à bien y penser, on devrait le remercier tous les jours. Mais bon, il n’était pas si arrogant que ça, une fois de temps en temps saurait sans doute suffire amplement. « Ecoutez Mckay, Aaron fait parti de notre équipe. Il a besoin de sentir qu’il a une famille. Si vous souhaitez passer pour un renégat et qu’il vous manque de respect ne venez pas pleurer après. Maintenant on va aller se balader tous les trois et vous deux vous allez faire connaissance. » Qu’est-ce qui n’allait pas chez l’astrophysicien pour qu’il cherche autant à fuir une simple balade dans les bois ? Cela n’avait pourtant rien d’une mission suicide dans un vaisseau ruche. « C’est un chien Sheppard ! Il ne comprend même pas ce que vous lui dite ! » - « Justement, c’est le seul à ne pas voir votre génie arrogant et à se plaindre que vous soyez insupportable quand vous avez faim. Il vous acceptera comme vous êtes, avec vos qualités et vos défauts. » Meredith ouvrir la bouche pour répliquer, mais les paroles de John le brisèrent nets dans sa réflexion. Voilà que le pilote avait réussi à le blesser dans son égo. C’était faux, il n’était pas si monstrueux que ça ! Certes de temps en temps arrogant comme déjà évoqué vaguement précédement, mais il fallait montrer aux autres de quoi il était capable ! Combien de fois des collaborateurs s’étaient-ils révélés être des voleurs et des profiteurs de son génie ? Trop de fois à son goût, à présent il fallait montrer les crocs ou se faire dévorer. Son regard se porta sur le chiot qui attendait avec une impatience diabolique de pouvoir poser sa patte sur le continent de cette planète. Il était mignon ce petit toutou, quand on n’avait pas envie de l’étrangler et de le maudire d’avoir amadoué les autres membres de l’équipe. Voyant que McKay ne répliquait rien, Sheppard se dirigea vers l’arrière du Jumper pour ouvrir le sasse. Aaron regardait avec intérêt ce qui allait se passer, adressant quelques regards complices à son maitre avant de lancer un coup d’œil canin vers l’autre bougre dont il arrivait à sentir le mécontentement. Décidément, il n’arrivait pas à comprendre ce qui clochait chez ce bipède qui ne lui inspirait pas confiance. Aussi allait-il falloir vivement s’en méfier.

Joie ! Bonheur ! Quel plaisir que de sentir l’air pur d’une planète inconnue et passablement hostile ! C’était la chose à la plus merveilleuse du monde. Du moins c’était ce que devait se dire le chiot tandis que le scientifique daignait à sortir le nez du Jumper et que Sheppard avait son P90 dans les bras, surveillant le périmètre. Les lieux grouillaient de bruits inconnus, des sifflements d’oiseaux et du souffle du vent dans les arbres. Aaron observait également les alentours, attentif à ce qui l’entourait. L’homme et l’animal se ressemblaient étrangement dans leur comportement, comme si le chien mimait son maitre. L’image aurait été amusante si McKay ne venait pas à se dire que l’un comme l’autre, ils allaient vraisemblablement provoquer des catastrophe à n’en plus finir. Un John Sheppard Bis sur quatre pattes avec une intelligence encore plus limité que l’original. Décidément, Rodney se demandait ce qu’il avait fait au ciel pour mériter pareille punition. Il n’en disait rien, la mine trop boudeuse pour donner raison au militaire de son naturel râleur et agaçant. Vint alors à l’esprit la question de savoir si son pistolet était vraiment chargé. Non, l’américain n’aurait pas osé lui donner une arme vide ? Imaginez un instant qu’il les perde de vu, se retrouve à errer dans la forêt sans parvenir à retrouver son chemin – ce qui était fort probable puisqu’il n’avait pas pris de boussole avec lui – et sans doute, avec la malchance dont il faisait preuve, il se retrouverait face à un animal assoiffé de sang qui aurait envie de le dévorer ! Ou pire encore ! Une bande de plusieurs de ces animaux qui auraient envie de le dévorer ! Cette perspective ne l’enchantait guère. Aussi il sorti son arme avec nervosité pour vérifier qu’il y avait bien des balles dans le chargeur. Quel soulagement lorsqu’il vit qu’il y en avait. Remarquant de comportement, Sheppard tourna la tête vers lui pour le regarder remettre son chargeur. « Et bien McKay, vous avez déjà repéré un wraith ? » dit-il pour plaisanter. Confus et surpris d’avoir été remarqué malgré son manque de discrétion, le canadien ne saisit pas l’humour  gradé et répondit « Et bien il me semble impossible qu’il puisse y avoir des wraiths ici mais je préfère me tenir prêt. » Le sourire amusé du militaire s’esquissa à nouveau coin de ses lèvres et après avoir enfilé sa paire de lunettes, il verrouilla le Jumper avant de partir à l’aventure sur le continent.

La scène qui suivait aurait pu se dérouler sur un air de Rock Island Line. Le petit groupe marchant à bon rythme à travers la forêt, comme un vieux road trip. Le chien, le cowboy et citadin pommé qui se dirigeaient vers une destination inconnue car ce qui comptait n’était pas le point d’arrivée, mais le voyage lui-même. Il ne manquait plus que les chevaux et le brin de paille dans la bouche de Sheppard pour donner à cette part de l’histoire son côté de farwest dans un paysage verdoyant et boisé. McKay, insensible au charme de cette balade, passait son temps à regarder l’heure, voyant les chiffres de sa montre défiler toutes les minutes. Ce qui était en somme tout à fait normale, mais pour le scientifique, chaque minute passé ici le frustrait toujours un peu plus. John tourna la tête pour voir si le canadien suivait toujours et jusqu’à preuve du contraire, il n’avait pas encore réussi à le perdre. Aaron ouvrait la marche, cavalait à son rythme pour ne pas tomber à cause de ses pattes maladroites. Truffe contre le sol, il sentait pleins de nouvelles odeurs. C’était parfaitement merveilleux. Le colonel avait une musique de Johnny Cash en tête, la sifflotant à tue-tête, agaçant profondément McKay mais ça, il ne le voyait pas. Quant à Aaron, il s’amusait d’entendre ce sifflement curieux, différent de celui des autres aux alentours.
Pendant un temps infini, ils marchaient sans but. Rodney se prenait tout un tas de branches piquantes dans la figure alors que devant Sheppard les évitait avec facilité. « On devrait peut-être rentrer maintenant ? » John continuait de marcher, gardant à l’œil le petit animal qui marchait à côté de lui. « Déjà fatigué ? On doit même pas avoir fait deux kilomètres. » Le scientifique se sentit pâlir, percevant quelques petites faiblesses dans les jambes, la bouche pâteuse, les doigts engourdis et les yeux qui voyaient flou. « Une pause, c’est possible une pause ? Juste quelques minutes… ou une heure. » - « Y a qu’à retourner au Jumper. » Rodney regardait autour de lui. L’idée aurait été bonne s’il savait exactement où il se trouvait. En l’occurrence, il prenait cela pour une moquerie de la part du militaire qui devait pertinement savoir qu’il n’était pas capable de retrouver son chemin maintenant qu’il les avait perdu dans les bois ! Le complot voulait que John les ait fait tourner et bifurquer pendant des heures et quand il s’y attendrait le moins, l’astrophysicien se retrouverait seul et abandonné… Le reste d’Atlantis entrain de trinquer au coup de génie de Sheppard pour les avoir débarrassé d’un casse pied pareil ! Impossible, John n’était pas un génie, aussi l’idée ne pouvait pas porter une telle étiquette.

En vérité, ils avaient très probablement marché 1h30 dans une végétation assez dense et un relief peu prononcé. Il devait y avoir encore 15 min de marche à pied. Mais ça il ne fallait pas le dire. John avait dans l’idée de lui faire croire qu’ils étaient encore à une bonne heure si ce n’était davantage. Pour continuer dans les aveux, il savait également qu’il ne fallait pas faire de balades trop longues pour le petit animal poilu, histoire de ne pas trop le fatiguer. En somme le militaire était pleins de bonnes intentions mais ça il n’en disait rien. Il savait également que Mackay était incapable de rebrousser chemin parce qu’il avait du être trop occupé à esquiver les branches plutôt qu’à se repérer. « J’ai pensé qu’on aurait pu bivouaquer dans le coin. Dormir à la belle étoile, chanter autour d’un feu et puis manger de la guimauve. » dit-il en souriant à son collègue. Ce qu’il y avait de plus énervant, lorsque l’on connaissait cet homme au mentale de teenager, c’est qu’il était impossible de savoir lorsqu’il était sérieux et lorsqu’il plaisantait. « Vous vous moquez de moi ? On était parti pour une balade et maintenant vous voulez passer la nuit dans un endroit hostile à la vie humaine par excellence ? Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez vous ? Je comprendrais devoir dormir dehors si on avait que ça à faire, par exemple une porte des étoiles HS ou bien un Jumper au fond d’un trou, enfin je n’aimerais pas du tout mais il faudrait que je compose avec… A moins que vous ayez perdu votre chemin dans cette forêt et que vous tentiez de me cacher ça ?! » Pendant que McKay continuait de débiter un flot de parole incroyable, Aaron et Sheppard se lancèrent un regard complice qui marquait également une forme de lassitude et d’amusement face au comportement du civil. « Ou on peut continuer de marcher jusqu’à ce qu’on retourne au Jumper… C’est comme vous voulez. » finit par dire le militaire pour couper court aux déblatérations folles du scientifique. « Vous aimez me faire souffrir Sheppard. » - « Etant donné votre débit de parole, je pense qu’il n’est pas nécessaire de faire une pause pour que vous reprenez votre souffle étant donné que le moment où vous le perdez le plus c’est lorsque vous ouvrez la bouche. » - « Vous savez quoi Sheppard ? La prochaine fois que vous me ferez une proposition de promenade avec ce chiot diabolique, je me ferais un plaisir de vous mettre à la porte ! » John haussa les épaules et fit signe à Aaron qu’il était de repartir. Mais le petit loup avait posé ses fesses par terre et baillait en signe de grande fatigue. Sans hésitez Sheppard prit la petite boule de poils dans ses bras pour le porter et repartir pour faire les 15 min de marche qui les séparaient du Jumper. Agacé, Rodney tapait du pied part terre, croisant les bras en espérant que le militaire s’arrête pour écouter ce qu’il avait encore à dire. C’était impoli de ne pas laisser parler les gens ! Mais le gradé ne semblait plus faire cas de lui. « Sheppard ? » La petite voix de Rodney s’était élevée avec inquiétude. « Vous n’allez quand même pas m’abandonner ? » demanda-t-il alors qu’il continuait de s’éloigner pour passer derrière un arbre au tronc plus qu’épais. « Vous n’oseriez pas ? » Retrouvant un brin de témérité, McKay avait quitté le rocher sur lequel il s’était perché pour se jeter à la poursuite du militaire, inquiet de ne plus entendre les bruits de pas. Son cœur cognait avec violence dans sa poitrine tandis que le sang lui montait à la tête.


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MessageSujet: Re: « Beware of Dog »   Lun 12 Jan - 18:08

Bon, et du coup, il se passe quoi dans la sombre forêt ?
Ou l'art de réclamer la suite gentiment


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MessageSujet: Re: « Beware of Dog »   Lun 12 Jan - 21:20

Han la honte, je viens à peine de la lire et question: "Comment j'ai pu passer à côté de ça moi ?".
C'est super drôle, d'imaginer Sheppard avec un chiot (Tel chiot tel maître hein ?)
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