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 Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)

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MessageSujet: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Dim 17 Mai - 20:17

"Avance !"

Le coup de fouet venait encore de frapper son dos. Comment voulait-il qu'il avance si ils passaient leur temps à le ralentir ? De'el c'était jurer que dès qu'il pourrait s'enfuir il le ferrait. Il reviendrait bien plus tard et il les tuerait un par un. Il prendrait plaisir à les faire supplier et à demander la vie sauve. Un nouveau coup de fouet le sortie de ses pensées. Il posa un genou à terre. Cela faisait deux jours qu'il portait ces longs et lourds morceaux de bois pour installer le campement en haut de la colline. On leur avait promis une grande récompense, mais De'el n'en croyait rien. Il finit par se redresser et par porter sa besogne comme il put en haut. Il s'écroula au sol pour pouvoir se reposer un peu.

"Débout feignant !! Tous dans le lac, c'est la douche général !"

De'el se redressa et grogna. Il détestait les "bains" ou "douche" général car ça voulait dire que les gardes les observait et qu'ils n'avaient pas de liberté ou d'intimité. Pour un esclave, ce mot était inexistant, mais De'el le connaissait.  Il prit rapidement sa douche et voulut sortir plutôt mais les gardes, ne voulaient pas, et le remirent dans l'eau. Cet eau était très froide, beaucoup trop froide, au bout de trente minute, ils les laissèrent sortir pour aller s'habiller. De'el tremblait de partout, il n'était pas malade, car il ne l'avait jamais été, mais il était tout de même froid. Pour aider, un autre esclave, plus vieux que lui et très mal en point, il alluma un feu, et la punition fut terrible...

Quand De'el rouvrit les yeux, il était couvert de coups et de petites coupures. Les autres esclaves étaient autour de lui, et tentaient de l'aider à se redresser. Il demanda ce qui s'était passer. Mais au final, il aurait préféré ne pas savoir. Les gardes avaient supprimer le problème en tuant le vieil homme et en tabassant le faiseur de troubles. Cependant, sans savoir pourquoi, une femme entra dans leurs tente. Un garde fit sortir tout le monde et s'exclama :

"Pour penser tes plaies. Le Maître à surement trouver son successeur il doit encore négocier ton prix !"

De'el ne savait pas ce que ça voulait dire, car il n'était pas au courant qu'il serait surement vendue à quelqu'un d'autre. Il demanda à la femme quand ils étaient enfin seul :

"Qui es-tu ? Qui est ton maître ? Que me veux-t-il ?"

Le jeune garçon de 18 ans était en mauvais état, mais derrière ce masque de coups et ses lèvres ouvertes et ensanglantées, derrière ses longues rasta brune, se cachait en réalité un enfant. Un être doux qui était perdue et qui commençait à perdre espoir.


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La fureur du vent, la colère du peuple. Indifférente à la mêlée, la Grande Prêtresse se glissait parmi les demeures, caressant du bout de ses doigts délicats le visage des âmes apeurées. Il suffisait d'un sourire pour qu'elle leur redonne ce qu'ils avaient perdu : la confiance.
Sournoise, elle s'éloignait alors. Sa mission était accomplie. Tous allaient à leur perte tandis qu'elle-même survivrait.
Pour son peuple.




MessageSujet: Re: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Mar 9 Juin - 13:03

S
ilence mordoré. Éphémère, toutefois, mais ce n'était guère cela qui allait venir perturber la candeur des pas de la douce Harikee. A la tête du groupe d'esclave, la jeune femme avançait, la tête légèrement baissée, sous le regard avide de celui qui, sur la planète précédente, avait été leur geôlier. Le Maître se tenait un amont, entouré de trois puissants guerriers supposés le protéger en cas d'attaque ennemie. De ce qu'elle avait été capable de saisir, la Prêtresse avait compris qu'ils se trouvaient sur un territoire allié à celui de son Maître, son pseudo maître du moins, pour qu'un échange de marchandise ait lieu. Si elle ignorait ce que le terme désignait précisément, Harikee s'était tut et avait suivit l'homme gras, consciente que le moindre faux pas lui coûterait aussitôt la vie. Les vaisseaux de sa Reine n'étaient pas en orbite, aucun n'avait pu suivre leur trajet et elle n'avait pas été en mesure de la contacter pour les prévenir du changement de planète qui avait lieu. Elle se retrouvait seule, sur une terre inconnue et sans arme pour se défendre. Mais loin de l'inquiéter, sa situation semblait, a contrario, l'amuser. Seuls des idiots la penseraient faible d'esprit ; Harikee savait que l'aide aérienne que lui procurait les Wraiths n'était qu'un cran de sûreté, qu'elle pouvait parfaitement se débrouiller sans personne pour la protéger. Elle l'avait déjà fait, par le passé ; à plus d'une reprise, elle avait du se défendre et laisser le sang se déverser sur les plaines enneigées d'une planète ravagée. Elle était une missionnaire, envoyée ici et là afin de porter la voix de sa Reine et elle mènerait sa mission à terme, peu importe ce qui pouvait bien se dérouler.

Le campement finit par se dresser devant eux. Partout, des esclaves travaillaient d’arrache-pied, recevant les coups de fouets des gardiens peu satisfaits de la cadence à laquelle les pauvres âmes torturées s'étaient habitués. Des ordres, parfois, étaient aboyés de part et d'autres du campement avant que de nouveau claquement de liane ne viennent s'abattre sur un corps dénudé. Impassible devant l'horreur de cette scène, Harikee observait chaque geste, écoutait chaque parole, sans dire un mot, sans laisser une expression venir se peindre sur son visage. Du coin de l’œil, elle aperçut celui qui dirigeait son groupe aller rejoindre un autre homme, probablement un autre Maître qui, à voix basse, bavassait avec son second. Une main fut tendue en direction d'une tente, quelques rires gras lui parvinrent mais Harikee les ignora. Elle fut désignée, releva la tête, imperturbable. Son geôlier l'attrapa violemment par le bras et si l'envie de lui griffer le visage la prit, elle se retint et se laissa faire. Pour le bien de sa mission, pour le bien de son peuple, elle devait continuer de laisser ces imbéciles penser qu'elle n'était qu'une brebis égarée, une victime, elle aussi esclave de la tyrannie d'un Maître stupide et avide de sang et de pouvoir. Ainsi, elle pourrait mieux les poignarder dans le dos, mieux les offrir en offrande à sa Reine.

Sans ménagement, elle fut propulsée à l'intérieur de la tente où foule de regards se posèrent sur elle sans qu'elle ne bronche davantage. Silencieuse et délicate, elle s'avança d'un pas tandis qu'on lui désignait un jeune garçon, visiblement mal en point tant son être entier était déchiré de plaies et de coupures. Sans qu'on ne lui dise quoique ce soit, elle comprit. Il était la raison de leur présence en ces lieux. Il allait être acheté par son propre Maître, sans doute pour les combats féroces qu'il organisait parfois mais pour que le marché ait lieu, il fallait que l'esclave soit soigné et pansé. Les autres esclaves quittèrent la tente à la hâte, le garde lui lança un regard à la dérobé qu'elle ignora avant d'aller rejoindre le jeune garçon, les lèvres scellées.
Il s'adressa à elle et Harikee leva une main doucereuse qu'elle déposa sur le torse imberbe du jeune homme. Avec un élan de tendresse, de ceux qu'elle réservait à son peuple mais, parce qu'il n'était pas l'un des siens, ne pouvait être sincère, elle lui sourit. « Mon nom est Harikee, esclave du grand Tynan. Laisse-moi voir tes blessures que je puisse les soigner. » Elle avait sciemment éviter de répondre à la dernière question afin de ne pas obtenir de réaction trop vive de sa part. Il ne ferait qu'empirer son état et risquerait de les mettre tous deux en danger. Quelque chose qu'elle ne pouvait tolérer. Doucement, la Prêtresse se releva et alla chercher un linge ainsi qu'un sceau percé et vaguement rapiécé qu'elle remplit d'eau croupie avant de revenir auprès de son patient. « N'aies pas peur. Moi, je ne te ferai aucun mal. Mais les gardes dehors te tueront si tu ne me laisses pas faire. » Toujours avait-elle sut trouver les mots justes afin de calmer les esprits les plus perturbés et les âmes craintives. C'était pour cette raison qu'elle avait été désignée comme la Grande Prêtresse sur son monde. Parce qu'elle soignait les peurs avec ses mots. De nouveau, elle lui adressa un sourire chaleureux et rassurant avant de plonger le linge dans l'eau, de l'en sortir pour l'amener vers le corps du jeune homme. « Comment te nommes-tu ? » Aucune hésitation ne venait perturber ses gestes. Il pouvait s'éloigner, s'il le désirait, il pouvait la repousser ou envoyer le linger valser à travers la tente qu'elle continuait de l'amener vers sa plaie afin de la nettoyer.



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MessageSujet: Re: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Mar 9 Juin - 20:11

Quand il avait rouvert les yeux, il avait bien remarquer les regards inquiets de autres esclaves. Ils savaient. Ils savaient qu'ils n'allaient pas seulement perdre l'un des leurs, mais ils allaient perdre le seul qui osait les protéger et qui tentaient coûte que coûte de les aider. De'el était le plus jeune, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir plus de force que les autres, bien qu'en étant plus frêle, et plus petit en taille, on aurait put penser le contraire. Le jeune garçon avait forcer sur ses blessures pour se redresser, se motivant mentalement à devoir se battre si c'était nécessaire. Mais en réalité, quand le garde entra sous la tente, il fut accompagner d'une femme. De'el, la regarda étrangement. Ses longues dread locks pendaient devant son visage, ce qui ne laissait voir que le noir de ses yeux. Le jeune garçon remit sa tunique déchiré légèrement, tentant de paraître fort. C'était sa manière de narguer les gardes, de leurs montrer, qu'ils pouvaient le frapper, le torturer et faire ce qu'ils voulaient, ils ne le casseraient pas ! Mais à sa grande surprise et ce fut ce qui le rendit nerveux, ils firent sortir tout le monde, pour ne laisser que cette femme et lui dans la tente et des gardes tout autour. A croire qu'ils allaient s'enfuir...remarque c'était pas une mauvaise idée ! Elle s'approcha de lui, et lui ne bougea pas d'un cil. Il finit par lui poser plusieurs questions, aux quelles elle ne répondit pas à toutes. Si elle devait le soigner, il serait donc l'esclave de son maître. Le grand Tynan...Encore un qui ferrait des combats, c'était évident. De'el ne reposa pas la question, il avait comprit. Il avait grandit avec tellement de maître différent qu'un de plus ou un de moins cela ne le dérangeait pas. La jeune femme alla préparer de quoi le soigner. Elle avait déclarer qu'il ne devait pas avoir peur. Il serra les dents. Elle lui expliqua que si elle ne le soignait pas, ils se ferraient tuer. De'el pencha la tête sur le coté, il observa cette femme, puis il baissa un peu sa tunique pour qu'elle est accès au début de ses plaies. Enfin sa tunique. Si on pouvait encore appeler ça ainsi.

"J'ai pas peur. J'ai pas peur d'eux, et de personne. Un jour..."


Il ne dit pas le reste de sa phrase en suspend. Mais un jour il se vengera, oui, c'était certain. Il en était persuader. Un jour il se vengerait de tout ceux qui lui ont fait du mal. De tout ceux qui ont tuer les gens avec qui il s'était attacher. Ce coeur pur qui était devant cette femme n'avait pas connue beaucoup de chose mis à part le combat, le travail et la douleur. Mais il était persuader qu'un jour il connaîtrait d'autres choses. Il gémit de douleur une seule fois avant de concentrer son regard -de tueur on peut le dire- vers l'ouverture de la porte de la tente. Il la laissa faire. Quand elle voulut soigner ses blessures dans son dos, le jeune homme qu'on nommait l'ange noir, retira difficilement sa tunique mais assez facilement pour ne pas crier de douleur. Il dévoila son jeune dos, couvert de déjà beaucoup de cicatrices. Un petit tatouage était loger dans le haut de sa nuque. Une sorte de croisant de lune. C'était la seule chose qu'il se souvenait du massacre de son village et de ses parents. Ce croisant de lune qui brillait dans le ciel...De'el sortie de ses souvenirs en sentant l'eau froide couler le long de son dos et de ses blessures. Il gesticula et serra les poings. Il soupira et demanda ensuite :

"Comment il est ?"

Il parlait de ce futur maître. Il voulait savoir à quoi s'attendre. A quelle sauce il allait être manger et peut être même tuer. De'el c'était mit sans la tête qu'il ne vivrait pas vieux, et de ce fait, il était toujours heureux de voir de nouveau la neige arriver... Cela voulait dire, dans la plus part du temps, qu'il avait prit un an de plus. Harikee ne devait pas s'attendre à ce qu'il parle beaucoup. Ce n'était pas un bavard, il n'aimait pas parler car de un, on ne lui avait jamais apprit beaucoup de mot et de deux, parler voulait dire s'attacher au gens, et il refusait de le faire.


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La fureur du vent, la colère du peuple. Indifférente à la mêlée, la Grande Prêtresse se glissait parmi les demeures, caressant du bout de ses doigts délicats le visage des âmes apeurées. Il suffisait d'un sourire pour qu'elle leur redonne ce qu'ils avaient perdu : la confiance.
Sournoise, elle s'éloignait alors. Sa mission était accomplie. Tous allaient à leur perte tandis qu'elle-même survivrait.
Pour son peuple.




MessageSujet: Re: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Mer 10 Juin - 22:52

D
ouceur dans un monde cruel, Harikee laissait sa fausse bonté prendre le pas sur sa sournoiserie depuis qu'elle avait pénétré sur la toile de la tente. Elle qui, jamais, n'avait éprouvé de remord à l'idée de sacrifier des âmes pures et innocentes, se voyait observer ce jeune garçon blessé avec un regard presque touché. Si son âme devenue noire par le terrible fléau qui avait ravagé sa planète et, par là même, son peuple, n'avait plus ressentit la moindre compassion à l'encontre des esprits torturé, la jeune femme voyait en ce jeune homme une force suffisamment grande pour être exploitée. Mais il n'était pas temps, pour elle, de se laisser attendrir par ce regard furibond dissimulé derrière des cheveux noueux et épais. Elle s'approchait de son pas léger, voletant presque sur le sol, ses pieds écorchés d'avoir tant marché ne semblant souffrir de la rigueur  de la terre. Elle attrapait tout le nécessaire pour nettoyer les plaies, observant de ses yeux d'argile si elle ne saurait trouver de quoi les panser par la suite. Il y avait bien quelques morceaux de tissu blancs, presque propres, qu'elle saurait faire tenir, mais rien qui ne pouvait réellement lui servir. Quelques incantations lui seraient sans doute utile et, fort heureusement, elle avait toujours quelques fioles de remède des aïeux de son peuple sous sa longue tunique fendue. C'était son rôle de Grande Prêtresse, que d'être toujours prête à soigner les siens et à les guérir.

Elle voit abaisser sa tunique et, avec précaution et délicatesse, elle applique le linge humide sur la plaie. Ses gestes sont emprunts d'une grande tendresse, d'une bonté sans nom et, sans jamais rien précipiter, elle commença à essuyer le sang séché autour de la plaie. Aucun geste brusque, aucune violence. Un mince sourire triste apparut sur les lèvres d'Harikee alors qu'il répondait d'une voix forte qu'il n'avait pas peur. Une qualité louable, mais un défaut qui, sans nul doute, pourrait le mener à sa perte. Elle en a croisé, de fiers guerriers qui, modestie loin d'eux, se vantaient d'être sans peur. Ils pensaient, à tort, pouvoir affronter les Wraiths et leur puissance d'arme. Tous avaient périt dans d'atroce souffrance sous le regard amusé et cruel de la Madhuryenne. Aucune pitié ne venait la trahir. Aucun sentiment de trahison ne venait lui étreindre le cœur. Elle faisait ce qui était juste pour que son peuple puisse survivre et connaître une paix nouvelle. Elle venait en aide à celle qui était venue les libérer, à celle qui leur avait donné l'identité des coupables de la destruction massive de leur planète. Atlantis. Elle ne vivait que pour protéger sa Reine et assurer à son peuple, la vengeance qu'il méritait. « La bravoure est une noble qualité. Veille à ce qu'elle ne fasse pas de toi un fou. » Ses yeux ne s'étaient pas relevés mais cela n'empêcha pas une étincelle sérieuse de venir briller au fond de son regard auburn. Elle sortit une fiole et déposa deux gouttes de son contenu un autre linge avant de frotter celui-ci sur la blessure. Elle effectua ce geste devant chaque plaie. Le liquide devait apaiser la peau, sous-tirer la douleur pendant un temps et l'aider à cicatriser. Un remède comme un autre comme les plus vilaines balafres.

Si le torse du jeune homme avait été salement traité, ce n'était rien en comparaison de son dos. A le voir, Harikee aurait presque pu raconter l'histoire de chacune de ces cicatrices parfois boursouflées, indiquant ainsi leur récente apparition mais leur début de cicatrisation. Le gardien ne lésinait pas sur les coups de fouet et un voile de rage traversa le regard d'Harikee. Comme elle repoussait les cheveux de l'esclave afin d'être certaine de pouvoir soigner chacune des plaies, elle aperçut un étrange dessin à l'encre noir sur le haut de sa nuque. Intriguée malgré elle, la Grande Prêtresse laissa ses doigts courir sur l'épiderme du jeune homme jusqu'à caresser le dessin. « Qu'est-ce ? Sur ta nuque. » Elle limitait ses mots, comprenant que celui qui lui servait de patient n'était pas plus avare qu'elle en parole. Souvent la salive était gaspillée inutilement. Avec lui, elle sentait qu'elle n'avait pas besoin de s'étancher des heures durant. Qu'il pouvait la comprendre sans qu'elle ait besoin de trop en dire.
Elle reprit sa tache peu agréable. Le linge, qu'elle replongeait à chaque dans l'eau froide et sale, venait se reposer sur les omoplates du jeune homme, laissant l'eau couler le long de sa colonne vertébrale. Elle le sentait gesticuler mais ne lui dit rien. Le silence répondit à la question de l'esclave. Le temps pour l'espionne de réfléchir. Horrible, violent. Tynan était un homme assoiffé de pouvoir et de sang. Il aimait voir ses esclaves souffrir, aimait les battre lui-même et chaque excuse était bonne. Parfois, il violentait les femmes. Harikee avait toujours été épargnée. Elle n'avait sut pourquoi il l'évitait de la sorte, mais elle savait que le Maître entraînait parfois les autres femmes dans un coin reculé du campement pour assouvir son besoin de contrôle animal. A chaque fois, elles revenaient en pleurs, les seins écorchés des coups d'ongles qu'il leur attribuait, la tunique déchirée en haut des cuisses. Il dégoûtait Harikee et s'il ne périssait pas des mains des soldats de sa Reine, elle se faisait la promesse de lui trancher la jugulaire elle-même. Mais pouvait-elle dire à ce jeune garçon ce qui l'attendait ? Que ses souffrances ne feraient que grandir encore ? « Avec les femmes, il est abject. Elles ne sont à sa solde que parce qu'il ne voyait en chacune d'elle un moyen de profiter de leur innocence. Il n'hésite pas à les frapper et à leur faire subir pire encore que les coups. Il les détruit dans leur âme. Il les rend tristes et seules. Par deux fois, nous avons retrouvés des femmes qu'il avait violentées mortes. Elles s'étaient donné la mort pour ne plus avoir à être traitées de la sorte. Alors maintenant, les femmes n'ont plus le droit de sortir sans la présence d'un homme pour les empêcher de se tuer. » S'il ignorait sans doute pourquoi elle lui disait tout ceci, c'était parce qu'elle avait entendu la raison de ses blessures. Il était l'âme forte des esclaves. Celui que les autres suivaient. Celui qui donnait l'exemple. Dans un certain sens, il était un peu leur Grand Prêtre.
« Avec les hommes, il est dur. Exigeant. Ils ne l'intéressent que pour les combats et les taches que les femmes ne peuvent accomplir. Il faut toujours porter des charges plus lourdes. Courir plus vite jusqu'au campement voisin pour ramener plus de seau d'eau remplis. Ne pas en perdre une goutte sinon il distribue lui-même cinquante coups de fouet. Il faut louer ses Esprits, des divinités étranges qui portent toutes son nom. Si on ne les loue, c'est cinquante coups de fouet. Mais surtout, à chaque lune rousse, il faut combattre. Les combats sont à mort, il ne peut en rester qu'un. Le meilleur doit combattre à la prochaine lune rousse et entre deux combats, il doit aussi s'occuper des taches qui incombent à chacun. »

Enfin, la jeune femme s'arrêta de nettoyer les plaies présentes sur le dos entier du jeune homme. Alors, de nouveau, elle sortir sa fiole, versa quelques gouttes sur le tissu et, avec douceur, parut laver le dos de l'esclave. Parfois, ses doigts venaient toucher l'épiderme pour la caresser inconsciemment avant qu'elle ne retire le tissu et fasse, de nouveau, face au jeune homme. Elle posa une main sur son torse, l'observa avant de noyer son regard dans le sien. « Tu es jeune, petit esclave. As-tu déjà fui ? As-tu déjà tenté de fuir ? » Une sincérité rendait sa voix tremblante mais son regard, lui, ne vrillait pas. Elle ne le détournait pas davantage. Elle guettait. Une réaction. Un indice. Peut-être pouvait-elle le rallier à sa cause ? A celle de sa Reine ?



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Dernière édition par Harikee Top'Ha le Mer 12 Aoû - 18:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Sam 20 Juin - 16:41

De'el se sentait anxieux et aussi mal à l'aise devant cette femme. Pourquoi lui avait le droit à ce privilège alors que les autres esclaves allaient encore avoir à subir tout un tas de misères ? Il ne comprenait pas. Ils allaient le vendre à un maître surement plus mauvais que les précédents, alors pourquoi le remettre en bon état ? Il avait du mal à comprendre. La jeune femme, tentait de le soigner. Elle semblait vouloir lui faire comprendre certaines choses et elle lui avait dit qu'il ne devait pas avoir peur. Il n'avait pas peur. Il avait jamais peur. Il s'était jurer de ne plus jamais avoir peur. La jeune femme lui avait juste conseiller de faire attention à ce que cette absence de peur ne le mène pas à sa perte. Il avait eut du mal à comprendre cette phrase. Elle lui fit comprendre qu'il devait poser sa tunique. Il avait hésiter, par pur pudeur, car De'el n'avait pas ce instinct de protection vis à vis des perversités de ces mondes, de ces envie animales de certaines personnes. Il ne connaissait pas ces pulsions. Il retira difficilement mais surement sa tunique. Il laissa donc son corps dévoilé et meurtrie. Elle le soigna et passa sa main délicatement sur le haut de sa nuque. Elle lui demanda ce que c'était. De'el ne voulut pas lui répondre trop vite. Il ne s'était jamais confier sur ce sujet. Après plusieurs minutes de silence et alors qu'elle commença à le soigner, il expliqua :

"C'est la première chose que j'ai vu quand ils ont tuer mon village. Je dormais sous la tente. Et les cris m'ont réveiller, j'ai ouvert les yeux et j'ai vu cette lune étrange. C'était comme si elle voulait se cacher. Qu'elle avait peur de ce qui se passait en dessous d'elle. C'est la seule chose que je me souviens de mon village."

En vrai il se souvenait également du visage de son père, de cette peur qu'il avait eut à se battre devant tout un tas de types armés jusqu'au dents, de cette peur qu'il a eut devant la mort. Il se souvenait des cris de sa mère, lui ordonnant de courir dans la forêt, de ses cris quand elle se faisait frapper à mort, du cris de rage de son père quand il serra sa femme dans ses bras, sentant son corps froid. Il se souvenait de ce coup d'oeil qu'il avait jeter avant d'aller dans la forêt, cette vision qu'il avait eut sous les yeux en voyant son père se faire couper la tête. Ce petit garçon s'était ensuite enfuis...De'el sentit une nouvelle douleur dans son dos et cette douleur le fit gémir et sortir de ses souvenirs. Par la suite, il demanda comment était ce nouveau maître. La jeune femme prit son temps pour répondre, De'el ne se posa pas plus de questions que ça. Elle finit par lui dire qu'avec les femmes son maître était horrible. Visiblement il leur faisait des choses qui les poussait à vouloir se tuer. Il devait admettre qu'il ne comprenait pas. Il se retourna et lui demanda :

"Pourquoi elles se sont tué ? Qu'est-ce qu'il leur a fait pour ça ?"

Il avait réellement un regard innocent sur ce sujet là. Et pas seulement. Pauvre enfant pourriez vous dire. De'el ne connaissait pas le sexe, et encore moins l'amour. Alors comment pourrait-il comprendre le viol ? Il la regarda de manière intrigué. Ensuite, elle lui expliqua pour les hommes. Visiblement, il les faisait combattre à mort et il aimait les coups de fouet. De'el sentit son coeur s'accélérer. Il n'avait pas peur...mais il n'avait pas envie d'y aller non plus...pourquoi ? Parce qu'il ne supporterait pas ce type, il ne supporterait pas le mal qu'il fait, et il ne supporterait pas de devoir tuer. Ce n'était encore qu'un enfant...pour le moment. Il fit :

"Un maître quoi..."

Il ne savait pas trop quoi dire. Il se sentait étrange. Par la suite, la jeune femme finit de la soigner et vint se mettre de nouveau face à lui. Elle posa ses mains sur son torse et De'el la regarda intrigué. Fronçant les sourcils, ne comprenant pas du tout ce qui se passait. Elle lui demanda si il avait déjà fuit. Il fit non de la tête, bien qu'en vrai, si une fois, quand il était tout petit, mais cela ne comptait pas car il n'était pas encore esclave à ce moment là. Il finit par dire non pour la seconde question :

"Non...pourquoi ? Est-ce que je dois fuir ? Mais j'irais ou ? Je ne sais pas allumer les anneaux bleus."


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La fureur du vent, la colère du peuple. Indifférente à la mêlée, la Grande Prêtresse se glissait parmi les demeures, caressant du bout de ses doigts délicats le visage des âmes apeurées. Il suffisait d'un sourire pour qu'elle leur redonne ce qu'ils avaient perdu : la confiance.
Sournoise, elle s'éloignait alors. Sa mission était accomplie. Tous allaient à leur perte tandis qu'elle-même survivrait.
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MessageSujet: Re: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Mer 12 Aoû - 21:48

A
aucun moment, depuis le début de leur conversation, le silence n'avait hésité à s'installer entre eux. C'était presque comme un accord tacite entre les deux êtres. Il n'y avait aucune brusquerie, ni dans les gestes, ni dans leurs mots. Si Harikee n'était toujours que douceur, elle paraissait penser que le jeune homme qu'elle se trouvait à soigner pouvait être plus bourru selon les situations. Les cicatrices qui parsemaient son corps et qui étaient, à en juger par les boursouflures de certaines d'entre elles, mal soignées et peu désinfectées. Avec minutie, la Madhuryenne se pencha au-dessus des stigmates afin de s'assurer qu'aucune n'avait provoqué d'infection. Une fois rassurée, elle commença à prodiguer les soins au jeune esclave, les doigts caressant le dessin noir à la pointe de la nuque. Une question, formulée par quelques mots simples lui échappa tandis que sa curiosité semblait touchée. La réponse ne survint pas tout de suite et Harikee n'insista pas davantage. Si le jeune garçon ne tenait pas à se confier, elle n'allait pas arracher les mots de sa gorge ; alors, elle laissait l'eau couler sur ce dos abîmé mais néanmoins bien dessiné par des heures de dur labeur.
Lorsque la voix de l'esclave retentit, elle était appliquée à sa tache. Mais cela ne l'empêcha pas de lever les yeux vers lui, tout en continuant d'essuyer le sang coagulé de son dos et d'appliquer la crème apaisante. Le récit du jeune homme fit écho aux souvenirs de la Grande Prêtresse. Son village avait été anéanti ; il avait du voir ses proches, ses amis ou sa famille se faire tuer. Tout comme elle. Il avait sans doute du souffrir de ne pouvoir intervenir. Elle comprenait. Mieux, elle compatissait. Son peuple entier avait été décimé sous ses yeux et s'il y avait eu suffisamment de survivants pour donner l'espoir aux Madhuryens de pouvoir se reconstruire, son alliance avec sa Reine était le seul gage de réelle possibilité. Elle n'avait guère besoin de beaucoup pour savoir que sans Mahtar, son peuple aurait périt depuis plusieurs mois déjà. Elle baissa légèrement la tête, troublée, peinée peut-être, touchée c'était certain. « C'est une belle interprétation de ton souvenir, petit esclave. » Sa palabre n'avait été qu'un murmure mais, alors qu'elle sentait son masque se fragiliser pour se briser, elle se reprit. La tristesse qui était venue peindre ses traits disparue aussi soudainement qu'elle était venue. Elle ne devait, en aucune mesure, se laisser trop attendrir par cet esclave brisé. Elle ne devait pas oublier la mission que sa Reine lui avait confié.

Vint alors le sujet du maître Tynan. En prenant grand soin de bien choisir ses mots, la jeune femme esquissa un portrait grossier mais néanmoins réaliste de l'homme qui avait acheté sa liberté. Une liberté qu'il n'avait plus déjà et qu'il ne connaîtrait sans doute jamais. Elle appliquait la crème avec tendresse sur l'omoplate du jeune garçon quand celui-ci se retourna pour la questionner à nouveau. Sans aucun sursaut, ni geste de recul, elle arrêta son geste, retira sa main de son épiderme, laissa ses yeux croiser ceux de son interlocuteur curieux. La surprise, pourtant, la prenait au dépourvu et elle entr'ouvrit la bouche, ne sachant pas comment répondre, comment lui expliquer les atrocités que les femmes pouvaient vivre et traverser en étant au service de Tynan. « C'est difficile à expliquer. Il leur donne honte d'elles. Avec lui, elles ne sont plus des femmes, mais des objets. Elles sont là pour assouvir ses besoins. Tu es peut-être encore trop jeune pour en avoir conscience, mais il est des hommes qui pensent non pas comme des hommes, avec leurs sentiments et leurs émotions, mais comme des bêtes sauvages. Il ne connaît pas la douceur. Il les tourmente, il... Comment pourrai-je le dire ? Il les utilise, les use, leur fait mal, les blesse. Mais pas comme il peut blesser les hommes. Ce n'est pas des coups de fouets qu'elles reçoivent, c'est plus physique, plus intime. » Sans détourner le regard, elle essayait de lui faire comprendre ce qu'elle tentait d'expliquer en tâtonnant. De ses mains, elle désigna son propre corps, sa poitrine, ses lèvres avant de descendre pour appuyer son dernier mot. Il ne s'agissait pas seulement de parler de Tynan, de décrire ce maître tyrannique mais d'expliquer la vie à un enfant épargné grâce à une ignorance salutaire.

Presque mal à l'aise, ou gênée, par cette discussion qu'elle n'aurait pas pensé avoir, elle engagea sur le traitement des hommes au sein du clan de Tynan. Les coups de fouet à répétition, qui ne paraissait pas choquer ou perturber le jeune esclave plus que nécessaire, contrairement à Harikee, la première fois qu'elle l'avait vu distribuer cette punition. Elle avait pu voir la peau se déchirer, le sang gicler et cette image était, à présent, à jamais gravée dans sa mémoire. La réponse, laconique, suffit pour que la Grande Prêtresse décide de ne rien ajouter. Elle conserva alors le silence quelques instants avant de lui poser, à son tour, une question. La fuite. Une solution difficile à mettre en pratique mais néanmoins pas impossible. Si Harikee n'avait pas à s'inquiéter quant à son propre salut – elle ne quitterait cette fausse vie d'esclave que lorsque sa Reine l'aurait décidé et qu'elle aurait suffisamment d'informations à lui fournir – il lui venait parfois l'envie de venir en aide à ces âmes esseulées qui, comme celui qui se tenait à ses côtés, ne connaissaient rien d'autre que leur vie d'esclave. « Tu peux fuir. C'est difficile, il faut bien réfléchir car si tu essaies mais que ton maître s'en aperçoit, il te tuera sûrement, mais fuir te donnera accès à ce que tu ne connais pas. La liberté. » Elle hésita, réfléchit, se décida. « Tu pourrais essayer de retrouver ton village, si tu connais le nom de ta planète. Les anneaux bleus ne sont pas difficile à contrôler, tu peux apprendre à le faire. Mais avant, tu dois vraiment réfléchir et attendre d'être prêt. » De nouveau, elle chercha à croiser ce regard innocent et, quelque part, un peu naïf comme pour essayer de lui transmettre toute l'importance de ce message.

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MessageSujet: Re: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Dim 23 Aoû - 14:44

De'el était beaucoup trop innocent pour rencontrer ce maître. Il se ferrait tuer ou bouffer, ou les deux. Il aurait le droit à de la torture et autres choses tout aussi horrible les uns que les autres. Cependant, le jeune homme ne comprenait pas tout, normale avec son innocence. Le jeune homme lui avait donc demander comment cet homme pouvait pousser les femmes à se donner la mort. Elle lui expliqua alors, de manière simple mais franche. Elle lui montrait son corps et lui expliquant que les sévices était plus intimes. De'el plissa les yeux et fit comme si il avait comprit, puis il hocha la tête négativement, non en faite il ne comprenait pas. Il demanda ensuite :

"Il fait le devoir d'un mari, mais de manière plus brutale, c'est ça ? Mais, il est censé avoir une seule femme. Les gardes ici ils sont pas marié et ils font du mal aux femmes aussi, mais aux hommes aussi. On doit se baigner nu et on a pas le droit de se cacher. Est-ce qu'il fait ça à ces femmes ?"

De'el avait le regard sincère et innocent, mais au fond, il en avait vu des choses, mais il n'avait pas assez d'expérience pour savoir ce que voulait dire la jeune femme. De'el la regardait et observa son corps à elle. Il n'avait jamais été aussi prêt d'une femme, il devait l'admettre. Elle lui faisait quelque chose mais il ne savait pas quoi. Il fut sortie de ses pensées par ce qu'elle lui expliqua à propos du traitement des hommes. De'el fit comme si il n'avait pas peur. Car au fond il était en colère. Il avait déjà eut ce genre de traitement. Il avait déjà reçus des coups de fouet, des coups tout simplement et on avait déjà tuer des gens sous ses yeux pour tenter de l'apprivoiser. Mais c'était un loup sauvage. La jeune femme lui avait parler de fuir. De'el était perplexe. Elle lui expliqua qu'il pouvait le faire, mais qu'il devait se sentir prêt et bien réfléchir. Il devait être sur de ce qu'il ferrait. Elle lui parla de sa planète. De'el plissa les yeux et fit un geste négatif :

"J'ai n'as plus de souvenir de ma planète. Je...je ne me souviens de rien. J'étais trop jeune. Un des esclaves qui m'a suivit depuis qu'on m'a prit, à dit que je devait avoir à peine trois ans quand on m'a prit. Je ne sais même pas pourquoi on m'a prit à cet âge là..."

Il marqua une pause, la regarda sincèrement dans les yeux et lui dit :

"Je ne veux pas voir ce maître. Je ne veux pas le voir faire du mal aux gens, et je ne veux pas...je ne veux pas qu'il me fasse mal...pour rien."

De'el avait peur. Il avait enfin mit une émotion sur ce mot. Une boule au ventre, des sueurs froides, des mains tremblantes, il avait peur. Il voulait partir. Il se retourna vers l'entrer de la tente et vit qu'il n'y avait qu'un seul garde. Il se tourna vers la jeune femme et lui montra l'arrière de la tente.

"Par derrière on a une vue sur la forêt et on peut arriver à l'anneau en dix minutes, mais il y aura peut être des gardes. Je m'occuperais d'eux. Toi, tu me fais quitter cette planète."

De'el ne plaisantait pas. Il sortie de sa botte un couteau qu'il avait lui même fabriquer avec un morceau de métal et un bâton attacher avec des la ficelle. Vu le sang qu'il y avait dessus, il avait déjà servit. De'el n'était pas un tueur, mais si il devait le faire, il n'hésitait pas à s'en prendre aux gardes. Il baissa la tête vers la jeune femme et il fit ensuite :

"Heu...qu'est-ce qui va t'arriver à toi ? Ton maître va te faire du mal ? Pourquoi tu ne te sauve pas avec moi ? Tu pourrais m'apprendre d'autres choses ? Tu pourrais même m'apprendre à être un bon homme. Quelqu'un de bien et de bien agir avec une femme. Je ne sais pas ce que s'est...je ne sais pas comment on fait avec une femme, et je sais pas comment c'est le corps des femmes. Les gardes nous laisse pas les voir."

C'était des questions légitimes pour cet adolescent, mais il avait réellement envie de s'enfuir, mais il voulait juste qu'elle réponde à ses questions d'abord.


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La fureur du vent, la colère du peuple. Indifférente à la mêlée, la Grande Prêtresse se glissait parmi les demeures, caressant du bout de ses doigts délicats le visage des âmes apeurées. Il suffisait d'un sourire pour qu'elle leur redonne ce qu'ils avaient perdu : la confiance.
Sournoise, elle s'éloignait alors. Sa mission était accomplie. Tous allaient à leur perte tandis qu'elle-même survivrait.
Pour son peuple.




MessageSujet: Re: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Dim 3 Jan - 15:06

L
'innocence du jeune esclave éveillait en la Prêtresse quelques souvenirs lointains des enfants de son propre peuple. Si personne, au sein de son peuple, n'avait eu à subir les mauvais traitements dont était victime ce jeune garçon, elle se souvenait des questions qui lui avaient été posées à la suite de l'attaque qui avait ravagé sa planète. On lui avait demandé les morts, l'odeur, les pleurs et les cris. On lui avait demandé la peur, le froid, les entrailles serrées et le cœur battant. On lui avait demandé les mains tremblantes, la colère sourde et la tristesse infinie. On lui avait demandé pourquoi. Et à cette ultime question, elle n'avait pas été en mesure de trouver une explication. Pourquoi vouloir détruire Madhurya ? Pourquoi s'en prendre à un village sans histoire, sans ennemis ? Pourquoi anéantir autant de vies, voler autant d'âmes ? Elle l'ignorait. Sa Reine lui avait offert un début de réponse mais celle-ci ne l'aidait pas à mieux comprendre. Le peuple d'Atlantis était fourbe et mesquin. Il anéantissait sans réfléchir. Alors qu'Harikee sentait poindre une vague de haine silencieuse, la présence de De'el à ses côtés la ramena au sein des âmes tourmentées et aux propos qu'elle tentait de lui expliquer. Ses mots étaient maladroits tant elle prenait le temps de trouver les bons. Si elle avait toujours su que les esclaves ne possédaient pas une éducation développée, devoir ainsi expliquer la vie était une nouveauté. Le petit esclave paraissait comprendre ce qu'elle voulait lui signifier. Et son résumé, s'il n'avait pas été si cruel par sa vérité, aurait été touchant. Lentement, ses doigts courant toujours sur le dos scarifié du jeune garçon, elle acquiesça. « Oui, c'est cela. Il n'est pas leur mari, à aucune d'entre elle. Certaines personnes n'attendent pas d'être mariés pour entretenir ces relations. D'autres sont brutales. » Sans geste brusque, elle se leva pour aller se placer devant l'esclave et, de ses doigts délicats, lui caressa la joue. Son pouce descendit jusqu'à la naissance de sa mâchoire avec une tendresse presque maternelle. Le teint halé du jeune homme n'était pas sans lui rappeler celui mordoré des gens de son peuple. Il aurait put être des siens. Être sous sa protection. « Le mariage est une histoire d'amour, mais tout le monde ne l'entend pas de cette oreille. Promets-moi, petit esclave, de ne jamais mal traiter une femme. Et d'épouser celle que tu aimeras. » Un murmure délicat pour ne pas trahir l'émotion qui étreignait son cœur, qui dévorait son âme.

Elle désirait le sauver.

Son cœur asséché venait de s'éprendre pour ce corps torturé. Elle n'avait pas retiré sa main de son visage enfantin et une flamme attendrie éclairait, à présent, son regard. Il n'avait plus rien. Ni famille, ni racine. Et les souvenirs qui le hanteraient n'étaient que des marques de souffrance. Sa jeunesse le rendait fougueux, mais la détermination qu'elle déchiffrait dans ses yeux était sincère et la désarçonna l'espace d'un instant. Il acceptait sa proposition. Il acceptait de fuir. Un soulagement serra son cœur alors qu'elle lui serrait légèrement l'épaule en signe de soutien. L'idée de le ramener avec elle, à bord du vaisseau de sa Reine lui traversa l'esprit. Mais si sa Reine lui accordait sa confiance, Harikee savait également qu'il était préférable de ne pas prendre de telles décisions. Il lui aurait pourtant été relativement aisé de le convaincre, de le rallier à la cause Wraith. Il ignorait encore tout du monde, l'éternité pouvait s'offrir à lui. Amusée, elle leva une main pour apaiser la fougue dont il faisait preuve. « Doucement, petit esclave. » Un sourire tendre fleurit sur ses lèvres. Il était plein de ressources, et plus malin que la plupart des autres esclaves qu'elle avait rencontré jusqu'à présent. « Je vais t'aider à t'enfuir. Tu n'auras plus besoin d'avoir de maîtres. » Plus besoin de recevoir le moindre coup, plus besoin de craindre le fouet ou la mal nutrition.

Elle pencha la tête alors qu'il sortait le couteau de sa botte. Elle n'en avait pas peur, ne le craignait pas. Il aurait put être une arme tourné contre elle, il n'en était rien. La Grande Prêtresse savait que De'el ne la blesserait pas, qu'il avait une foi absolue en elle. Elle souleva un pan de sa longue tunique et en tira une fiole qu'elle lui tendit. « Prends ceci, cela te servira de nourriture pendant les premiers jours, jusqu'à ce que tu puisses chasser ou que tu trouves une demeure pour te loger. » Le verre opaque de la fiole ne permettait pas de distinguer son contenu mais le liquide ambré était aussi nourrissant qu'une viande chassée à l'orée du matin.
Les questions de De'el la surprirent. Personne n'avait encore eu besoin de s'inquiéter de son sort. Personne ne se demandait ce qui lui arrivait, chaque jour nouveau. Elle était celle qui veillait sur les autres, celle qui prenait soin de son peuple. Pas celle qui avait besoin d'être veillée. Elle secoua la tête. « Ne t'en fais pas pour moi, petit esclave, j'irai bien. » Elle éluda la question qui avait suivit. Pourquoi ne pas fuir avec lui. Pourquoi. Encore cette même question à laquelle elle n'avait aucune réponse. Lui expliquer qui elle était réellement, lui apprendre que Tynan avait bien plus à craindre qu'elle aurait prit trop de temps. Du temps qu'il commençait à manquer. « Tu agiras bien avec les femmes, parce que tu n'es pas un homme mauvais. Tu as la force de la sincérité qui fait battre ton cœur et la bonté coule dans tes veines. Je sais que tu ne blesseras pas les femmes et que tu les respecteras. Et si jamais tu en doutes, souviens-toi de moi. » Elle aurait pu choisir de répondre à chacune de ses interrogations, choisir de l'éclairer dans l'obscurité, choisir d'être celle qui le guidait. Mais elle avait déjà à faire ; il n'était pas Madhuryen, ce n'était guère à elle de lui dévoiler la voie à suivre. Sa main, à nouveau, caressa la joue de l'esclave et elle se pencha. Avec une douceur attentive, Harikee s'approcha du visage du jeune garçon et ses lèvres se posèrent sur celle de De'el. Ce n'était pas un baiser plein de vie, plein de promesse. Il avait le goût de ses mensonges et du regret. Il avait la tendresse d'une première fois et la délicatesse de son attachement naissant pour le jeune garçon. Elle s'éloigna, l'ombre d'un sourire conquis flottant sur le visage mais elle ne lui laissa pas le temps de réagir.

Avec la vélocité d'un animal, elle s'était relevée et, attrapant la main de l'esclave, elle l'enjoignit à faire de même. Ensemble, ils se dirigèrent vers l'arrière de la tente comme il l'avait indiqué. « Guide-moi, petit esclave, je te suivrai. » Le chemin qu'elle emprunté depuis les anneaux célestes avait été différent et elle ignorait quelle direction prendre. Ce qu'elle taisait, en revanche, était qu'elle disparaîtrait sitôt qu'elle aurait composé une adresse. Elle ne pouvait risquer d'être vue en sa compagnie, elle ne pouvait compromettre la mission que sa Reine lui avait confiée.



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MessageSujet: Re: Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)   Lun 29 Fév - 14:26

Harikee essayait de faire comprendre certaines choses à De'el, elle essayait de répondre à ses questions, mais ils n'avaient pas le temps pour ça. D'une minute à l'autre un garde surgira de derrière la toile de la tente et il emmènera de force De'el pour rejoindre les autres esclaves. La jeune prêtresse lui avait proposer de s'enfuir mais De'el ne comprit pas qu'il serait seul à s'enfuir. Il aurait bien emmener les autres esclaves mais comment le faire ? Aucun ne survivra. Ce n'était pas la peine de risquer leur vie inutilement. Il préférait que la colère de ce nouveau maître se répercute sur les gardes. L'adolescent sortie un couteau de sa bottine et montra à cette jeune femme qu'il était prêt. Elle lui dit de se calmer un peu, elle souriait. Il ne comprit pas vraiment. Elle le surnommait "petit esclave" mais il devait admettre que cela ne l'intéressait pas vraiment de rester ici. Elle lui donna une fiole qu'il mit dans la ceinture de son pantalon et écouta attentivement ce qu'elle lui disait. Il hocha la tête pour la remercier. Enfin la jeune femme lui fit comprendre qu'il était temps d'y aller. Il se redressa et lui demanda de lui montrer comment être un homme bon. Elle le rassura en lui disant qu'il l'était déjà et qu'il savait comment faire, que tout était en lui. Il ne comprit pas vraiment le message, mais il y repenserait plus tard. Il entendit la grosse voix du premier garde. Il savait qu'il n'avait plus beaucoup de temps. Il prit la main de la jeune femme et se dirigea vers l'arrière de la tente. Puis après avoir soupirer un bon coup, il souleva la toile et partie en courant, ne lâchant pas la main de la jeune femme.

Il sauta par dessus les tronc d'arbres coucher, manqua de glisser à plusieurs moment sur la mousse humide, tourna au bon moment, on aurait dit qu'il avait ça toute sa vie. En quelques sortes c'était un peu le cas à dire vrai. Il regarda derrière lui et vit la prêtresse qui restait bien derrière lui. Il reprit sa course. Il se stoppa et arrêta la jeune femme en l'agrippant dans ses bras et la plaquant délicatement mais rapidement contre lui afin de ne pas se faire repérer par les gardes. Il tourna son visage vers eux. Il murmura à la jeune femme :

"Vous ne m'en voudrez pas si je les tue ? Mais si ils restent en vie, ils vont dénonceront. Je dois vous protéger."


Mais il voulait être sur qu'elle ne lui en voudrait pas de cet acte. Il lui avait promis après tout de protéger les femmes, et d'être un homme bon. Il ne voulait pas la décevoir. Il se refusait de le faire. Une fois la réponse donner, De'el s'avença tel un prédateur vers ses proies. Il n'eut pas à donner beaucoup de coup, la surprise était de son côté et il n'eut pas trop de mal à éliminer les gardes. Il se retrouva devant ce grand anneau qui pour le moment n'émettait aucune lumière. A chaque fois qu'il franchissait cette anneau, on lui bandait les yeux et on le gardait attacher. C'était la première fois qu'il franchirait cet anneau en étant libre. Il se tourna vers la jeune femme et lui dit :

"Vous venez avec moi ?"


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Flash Back : Une belle tentation (PV Harikee)

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