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 Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...

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MessageSujet: Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...   Mer 16 Mar - 2:18

Cela faisait trois jours qu'ils étaient arrivés au SGC. Le premier avait comme d'habitude était consacré à une visite médicale de routine et à un certain nombre de réunions et débriefings inévitables. Mais depuis deux jours, Jen attendait que Rodney en est terminé au laboratoire. Le personnel l'avait convaincu, probablement sans difficulté, qu'ils avaient besoin de son génie pour résoudre un certain nombre de problèmes récurrents dont ils n'arrivaient pas à se débarrasser. Résultat, il passait la plupart de son temps là-bas, semblant avoir perdu la notion du temps et le fait qu'ils étaient censés être en vacances, ce qui ne la surprenait pas outre mesure.

Jen soupira. S'ils voulaient réussir à s'en tenir à leur planning, ils devaient partir au plus tard le lendemain. Elle se félicitait tout de même d'avoir prévu quelques jours de marge à Colorado Springs au cas où. Elle avait donc décidé qu'aujourd'hui, elle allait mettre son grain de sel pour s'assurer que les choses allaient se dérouler comme prévue, ou du moins en partie. Elle avait attendu ces vacances avec impatience alors pas question qu'elles soient gâchées avant même d'avoir vraiment commencé. C'était les premières qui leur étaient accordées ensemble depuis un bon moment et ils avaient en plus obtenu l'autorisation de rentrer sur Terre. Elle n'avait nullement l'intention de rester au SGC à tourner en rond pendant que Rodney travaillait. Et puis ça lui ferait aussi le plus grand bien de décrocher un peu, quoi qu'il en dise.

Mais Jen commençait à se dire qu'à ce rythme, c'est ce qui allait se produire. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander si, dans une certaine mesure et inconsciemment, cet interlude n'allait pas fournir une parfaite excuse à Rodney pour esquiver les visites familiales prévues, même si celles-ci étaient limitées au strict minimum. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas un grand fan de ce genre de réunion. Mais s'il ne pouvait, ou ne voulait, vraiment pas y aller, il lui suffisait de le lui dire. Mais impossible pour elle de revenir sur Terre sans aller voir son père. Les occasions étaient trop rares pour passer à côté. S'il le fallait, elle s'arrangerait pour aller le voir toute seule pendant que lui vaquait à ses occupations au SGC quelques jours de plus. Mais leurs vacances ne se réduisaient pas qu'à la famille, fort heureusement. Ils avaient aussi organisé quelque chose à deux après cette petite virée familiale et elle y tenait vraiment.

Elle avait donc commencé par refaire leurs valises et venait de finir. Maintenant, elle allait devoir trouver un moyen pour faire sortir Rodney du laboratoire dans lequel il s'était enfermé et lui parler. Elle entra dans ledit laboratoire et se planta devant lui.


« Meredith Rodney McKay, il faut que nous parlions. »

Elle savait que l'appeler ainsi attirerait forcément son attention. Voyant qu'il s'apprêtait à répondre, elle rajouta :

« Tout de suite. »

Elle affichait son air de médecin qui faisait face à un patient récalcitrant. Généralement, le patient arrêtait de discuter. Elle ne voulait pas lui forcer la main pour qu'il parte, mais simplement savoir ce qu'il en était pour décider de la suite. Si Rodney estimait que sa présence était vraiment indispensable pour résoudre des problèmes critiques, soit. Elle avait parfaitement conscience que c'était une possibilité. Dans ce cas, elle partirait seule faire les visites familiales car elle ne voulait pas rester ici à se tourner les pouces en l'attendant. En revanche, elle tenait à lui faire comprendre que la deuxième partie du voyage n'était pas optionnelle et qu'il devrait se débrouiller pour en avoir terminé d'ici là et la rejoindre.
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MessageSujet: Re: Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...   Lun 18 Avr - 9:52

Concentré et les yeux plissés, Rodney essayait de faire le rapprochement entre les différentes équations mathématiques présentes sur l’immense tableau noir. Il n’y avait aucune logique là-dedans. Pour commencer, qui, de nos jours, utilisaient encore des foutus tableaux noirs ? Il était temps que le SGC renouvelle un peu son équipement et le scientifique se promit silencieusement de le noter dans un coin de sa tête pour en toucher deux mots à Landry. Il comprenait mieux, maintenant, pourquoi l’équipe de blouses blanches l’avait demandé pour un éclairage sur un problème technique. Ils étaient habitués à vivre à l’âge de pierre, il n’était donc pas étonnant qu’ils aient du mal à déchiffrer l’usage d’une pièce de technologie provenant d’un peuple avancé. C’était un drame, tout de même ! Sans doute qu’un petit séjour sur Atlantis leur permettrait de se remettre dans le bain – mais il était hors de question pour Rodney d’employer des hommes aussi peu talentueux dans son laboratoire, il ne manquerait plus que ça. Il s’agissait donc d’un cycle pernicieux et sans fin. Tant pis. Ce n’était, de toute façon, pas ça qui allait empêcher le Canadien de résoudre leur nouveau problème. Ce qui avait débuté comme un banal problème de compréhension de technologie alien s’était ensuite développé en véritable énigme extra-terrestre et il devait la résoudre. Il en allait de sa réputation et sans doute un peu de sa fierté personnelle. Mais même si le problème se corsait, la bande de scientifiques ne pouvait qu’admettre qu’il avait été celui capable d’allumer l’engin et, plus encore, de comprendre son but – de façon approximative pour l’heure mais c’était parce qu’il fallait pouvoir se servir de l’engin avant de pouvoir sauter à la moindre conclusion. « Où est-ce que vous avez trouvé ceci déjà ? » Il ne prit pas la peine de se tourner vers celui qui lui répondit, à peine acquiesça-t-il. La Tok’Ra. Oui, il aurait dû s’en douter. Il n’y avait que ces semi-serpents pour leur faire un tel cadeau ; et ça se disait génies. Il reposa les yeux sur les équations et, sa main droite partant à la recherche de la craie qu’il savait avoir posé sur le plan de travail derrière lui, il entreprit de la corriger. « La traduction des symboles inscrits sur le flan droit, ça avance ? » Quelques affirmations fusèrent mais aucun n’eut l’idée lumineuse de bien vouloir faire part de leurs découvertes. Il retint un soupire. Il ne fallait pas se demander pourquoi il avait choisi Atlantis plutôt que le Stargate Command, ni même pourquoi le Colonel Carter avait préféré mettre les voiles à bord du Hammond. Une fine équipe que le SGC avait composé, pour sûr.

Il pivotait sur lui-même, prêt à réclamer une petite traduction, même approximative, du moment que ça pouvait les faire avancer, lorsqu’une silhouette pénétra dans le laboratoire sans qu’il y fasse attention. Sans doute encore un génie supposé qui pensait détenir la clé du mystère. Mais lorsqu’une voix retentit et prononça son premier prénom, il sut qu’il était mal. Très mal. Ouch. Ça ne présageait rien de bon pour lui. Il leva les yeux vers Jennifer, esquissant un sourire penaud pour tenter d’apaiser les choses même s’il ignorait bien ce qu’il avait pu faire pour qu’elle juge l’emploi de son premier prénom nécessaire. Il ouvrait la bouche, prêt à la faire patienter deux-minuscule-petites-secondes-Jenny-s’il-te-plaît mais elle lui coupa l’herbe sous le pied et il se sentit perdre quelques couleurs. Il déglutit. Peu importe ce qu’il avait fait, ça avait l’air important, mieux valait ne pas faire attendre la belle. Du moins, pas s’il voulait qu’elle lui sauve la vie la prochaine fois qu’il partirait en mission et qu’il serait blessé. Ou qu’un parasite viendrait se nicher dans son crâne. Ou qu’il ferait une allergie à l’une de ces satanés plantes pégasiennes. Il préféra éviter les regards des autres scientifiques et, d’un pas qu’il espérait assuré mais qu’il savait méfiant, il rejoignit la doctoresse et, galamment, la laissa passer devant lui pour discuter dans le couloir. Être galant, faire preuve d’humilité, l’écouter et acquiescer à tout ce qu’elle dirait. Oui, ça semblait pas mal ça, pour éviter le pire. « Tout va bien ? Tu n’as pas été blessée ? On t’a ennuyée ? » Prendre de ses nouvelles aussi, c’était une bonne chose. Il la regarda, se penchant parfois sur les côtés pour tenter d’apercevoir une trace, même infime, de blessure mais Jennifer semblait aller bien. Un bon point. Du moins, il l’espérait. Après tout, ils n’avaient pas pris des vacances pour qu’elle finisse hospitaliser.
Oh.
Les vacances.

Il prit une tête coupable, comprenant ce qui allait tomber et ce pourquoi Jen’ était venu le trouver dans le laboratoire. Ils avaient pris quelques jours de congé, les premiers depuis une éternité et surtout, les premiers qu’ils arrivaient à passer ensemble et il n’avait rien trouvé de mieux que de l’abandonner à son sort pour venir porter secours à une équipe de bras cassés. Ça s’annonçait mal pour lui. « Je sais, j’ai un peu perdu la notion du temps là-bas. Tu sais comment c’est, quand t’es plongé dans quelque chose… » Il tenta un petit sourire qui pourrait l’attendrir, lui permettre de se faire pardonner sans qu’il ne soit certain du résultat. « T’es en colère ? » Il ne pourrait pas lui en vouloir, après tout, il était fautif et en était conscient, maintenant. Enfin, à moitié fautif. Si ces incapables avaient été en mesure de se débrouiller tous seuls, il n’aurait jamais eu à laisser Jennifer et elle ne serait pas là, devant lui. Mais quelque chose lui soufflait que ce n’était pas la meilleure façon de faire en sorte que tout aille bien – humilité oblige.


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MessageSujet: Re: Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...   Dim 12 Juin - 22:41

Jen regarda Rodney essayer de comprendre ce qu'elle faisait là et la raison de son attitude. Il était évident qu'il avait oublié qu'ils étaient censés être en vacances. Elle le connaissait suffisamment pour ne pas être surprise et même ne pas trop en vouloir. Elle sortit dans le couloir, sachant qu'il la suivait. Il avait appris avec le temps que parfois, mieux valait ne pas discuter. Elle pouvait presque l'entendre réfléchir et sut très précisément le moment où il comprit la raison de sa présence, rien qu'à sa tête. Voilà au moins un bon point en sa faveur. Elle admira sa tentative d'excuse qui, pour une rare fois, n'impliquait pas l'incapacité des autres à faire leur travail et sa supériorité. Elle savait que c'était certainement ce qu'il pensait, mais au moins ne l'avait-il pas dit tout haut.

« En colère ? Non. Pour l'instant, je suis juste contrariée. Nous sommes censés être en vacances, et la première chose que tu fais en arrivant, c'est aller t'enfermer dans un laboratoire parce qu'on te le demande, sans même te soucier du reste. Alors est-ce que tu ne le serais pas toi aussi si les rôles étaient inversés ? Et oui, je sais ce que c'est d'être absorbée par son travail au point de perdre la notion du temps. »

Cela lui était déjà arrivé, surtout en période de crise ou lors d'une opération qui se compliquait ou pour s'occuper des patients lorsqu'ils étaient à court de personnel. Cela arrivait à beaucoup de monde sur Atlantis. Au point qu'elle avait dû parfois prendre des mesures à l'encontre de certains pour qu'ils se reposent, contraints et forcés. Mais elle était au moins capable de laisser son travail lorsqu'elle quittait l'infirmerie et la Cité. Rodney lui, avait toujours le cerveau en ébullition. Il n'était certes pas entièrement responsable de la situation et elle pouvait comprendre que le SGC profite de son passage sur Terre pour faire appel à ses lumières. Le contraire l'aurait, à vrai dire, étonnée. Mais elle refusait que cela se fasse au détriment de leurs vacances. Elle soupira.

« J'aimerais juste savoir si tu comptes passer toutes tes vacances ici à travailler ou si je peux espérer profiter de ta présence comme prévu. Je veux bien t'accorder quelques jours de plus ici et faire les visites familiales toute seule, mais pas la suite. Et sache que si tu viens, il n'est pas question que tu emmènes quoi que ce soit qui te permette de travailler à distance. Pas d'ordinateur ou de tablette et le téléphone ne sera à utiliser qu'en cas d'urgence. Sinon, autant que tu restes ici, cela sera beaucoup plus pratique pour tout le monde. »

Ce qu'elle s'était soigneusement abstenue de lui dire, c'est que là où ils allaient, il n'y avait pas de réseau. Elle s'en était assurée. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer sa tête quand il le découvrirait. Même s'il décidait malgré tout de travailler, il serait assez vite limité et devrait donc lui consacrer un peu de temps. Le téléphone constituait une exception. Rodney aurait été trop angoissé s'ils avaient été coupés de tout pour vraiment profiter du séjour. Et il s'agissait aussi d'une requête du SGC qui lui avait remis d'ailleurs remis un téléphone satellite pour l'occasion afin qu'ils puissent contacter l'extérieur, ou être contactés, en cas de besoin. Mais tout cela, il ne l'apprendrait qu'une fois sur place. À condition qu'il accepte de lâcher le SGC et de venir. Elle reprit :

« Je suis persuadée qu'ils peuvent se passer de toi quelques jours et qu'ils sauront se débrouiller. Ils n'ont pas ton génie, mais ils peuvent s'en sortir, sinon ils n'auraient pas été embauchés. Ils iront juste moins vite. Au pire, s'ils n'ont toujours pas résolu leur problème à notre retour, tu seras libre de retourner les aider autant que tu veux. »

Elle s'adossa au mur avant de finir :

« Voilà pourquoi je suis venue. J'ai besoin de savoir ce que tu comptes faire exactement. »

Sa réponse déterminerait si elle allait vraiment être fâchée ou non contre lui.
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