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 Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...

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MessageSujet: Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...   Mer 16 Mar - 2:18

Cela faisait trois jours qu'ils étaient arrivés au SGC. Le premier avait comme d'habitude était consacré à une visite médicale de routine et à un certain nombre de réunions et débriefings inévitables. Mais depuis deux jours, Jen attendait que Rodney en est terminé au laboratoire. Le personnel l'avait convaincu, probablement sans difficulté, qu'ils avaient besoin de son génie pour résoudre un certain nombre de problèmes récurrents dont ils n'arrivaient pas à se débarrasser. Résultat, il passait la plupart de son temps là-bas, semblant avoir perdu la notion du temps et le fait qu'ils étaient censés être en vacances, ce qui ne la surprenait pas outre mesure.

Jen soupira. S'ils voulaient réussir à s'en tenir à leur planning, ils devaient partir au plus tard le lendemain. Elle se félicitait tout de même d'avoir prévu quelques jours de marge à Colorado Springs au cas où. Elle avait donc décidé qu'aujourd'hui, elle allait mettre son grain de sel pour s'assurer que les choses allaient se dérouler comme prévue, ou du moins en partie. Elle avait attendu ces vacances avec impatience alors pas question qu'elles soient gâchées avant même d'avoir vraiment commencé. C'était les premières qui leur étaient accordées ensemble depuis un bon moment et ils avaient en plus obtenu l'autorisation de rentrer sur Terre. Elle n'avait nullement l'intention de rester au SGC à tourner en rond pendant que Rodney travaillait. Et puis ça lui ferait aussi le plus grand bien de décrocher un peu, quoi qu'il en dise.

Mais Jen commençait à se dire qu'à ce rythme, c'est ce qui allait se produire. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander si, dans une certaine mesure et inconsciemment, cet interlude n'allait pas fournir une parfaite excuse à Rodney pour esquiver les visites familiales prévues, même si celles-ci étaient limitées au strict minimum. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas un grand fan de ce genre de réunion. Mais s'il ne pouvait, ou ne voulait, vraiment pas y aller, il lui suffisait de le lui dire. Mais impossible pour elle de revenir sur Terre sans aller voir son père. Les occasions étaient trop rares pour passer à côté. S'il le fallait, elle s'arrangerait pour aller le voir toute seule pendant que lui vaquait à ses occupations au SGC quelques jours de plus. Mais leurs vacances ne se réduisaient pas qu'à la famille, fort heureusement. Ils avaient aussi organisé quelque chose à deux après cette petite virée familiale et elle y tenait vraiment.

Elle avait donc commencé par refaire leurs valises et venait de finir. Maintenant, elle allait devoir trouver un moyen pour faire sortir Rodney du laboratoire dans lequel il s'était enfermé et lui parler. Elle entra dans ledit laboratoire et se planta devant lui.


« Meredith Rodney McKay, il faut que nous parlions. »

Elle savait que l'appeler ainsi attirerait forcément son attention. Voyant qu'il s'apprêtait à répondre, elle rajouta :

« Tout de suite. »

Elle affichait son air de médecin qui faisait face à un patient récalcitrant. Généralement, le patient arrêtait de discuter. Elle ne voulait pas lui forcer la main pour qu'il parte, mais simplement savoir ce qu'il en était pour décider de la suite. Si Rodney estimait que sa présence était vraiment indispensable pour résoudre des problèmes critiques, soit. Elle avait parfaitement conscience que c'était une possibilité. Dans ce cas, elle partirait seule faire les visites familiales car elle ne voulait pas rester ici à se tourner les pouces en l'attendant. En revanche, elle tenait à lui faire comprendre que la deuxième partie du voyage n'était pas optionnelle et qu'il devrait se débrouiller pour en avoir terminé d'ici là et la rejoindre.
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MessageSujet: Re: Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...   Lun 18 Avr - 9:52

Concentré et les yeux plissés, Rodney essayait de faire le rapprochement entre les différentes équations mathématiques présentes sur l’immense tableau noir. Il n’y avait aucune logique là-dedans. Pour commencer, qui, de nos jours, utilisaient encore des foutus tableaux noirs ? Il était temps que le SGC renouvelle un peu son équipement et le scientifique se promit silencieusement de le noter dans un coin de sa tête pour en toucher deux mots à Landry. Il comprenait mieux, maintenant, pourquoi l’équipe de blouses blanches l’avait demandé pour un éclairage sur un problème technique. Ils étaient habitués à vivre à l’âge de pierre, il n’était donc pas étonnant qu’ils aient du mal à déchiffrer l’usage d’une pièce de technologie provenant d’un peuple avancé. C’était un drame, tout de même ! Sans doute qu’un petit séjour sur Atlantis leur permettrait de se remettre dans le bain – mais il était hors de question pour Rodney d’employer des hommes aussi peu talentueux dans son laboratoire, il ne manquerait plus que ça. Il s’agissait donc d’un cycle pernicieux et sans fin. Tant pis. Ce n’était, de toute façon, pas ça qui allait empêcher le Canadien de résoudre leur nouveau problème. Ce qui avait débuté comme un banal problème de compréhension de technologie alien s’était ensuite développé en véritable énigme extra-terrestre et il devait la résoudre. Il en allait de sa réputation et sans doute un peu de sa fierté personnelle. Mais même si le problème se corsait, la bande de scientifiques ne pouvait qu’admettre qu’il avait été celui capable d’allumer l’engin et, plus encore, de comprendre son but – de façon approximative pour l’heure mais c’était parce qu’il fallait pouvoir se servir de l’engin avant de pouvoir sauter à la moindre conclusion. « Où est-ce que vous avez trouvé ceci déjà ? » Il ne prit pas la peine de se tourner vers celui qui lui répondit, à peine acquiesça-t-il. La Tok’Ra. Oui, il aurait dû s’en douter. Il n’y avait que ces semi-serpents pour leur faire un tel cadeau ; et ça se disait génies. Il reposa les yeux sur les équations et, sa main droite partant à la recherche de la craie qu’il savait avoir posé sur le plan de travail derrière lui, il entreprit de la corriger. « La traduction des symboles inscrits sur le flan droit, ça avance ? » Quelques affirmations fusèrent mais aucun n’eut l’idée lumineuse de bien vouloir faire part de leurs découvertes. Il retint un soupire. Il ne fallait pas se demander pourquoi il avait choisi Atlantis plutôt que le Stargate Command, ni même pourquoi le Colonel Carter avait préféré mettre les voiles à bord du Hammond. Une fine équipe que le SGC avait composé, pour sûr.

Il pivotait sur lui-même, prêt à réclamer une petite traduction, même approximative, du moment que ça pouvait les faire avancer, lorsqu’une silhouette pénétra dans le laboratoire sans qu’il y fasse attention. Sans doute encore un génie supposé qui pensait détenir la clé du mystère. Mais lorsqu’une voix retentit et prononça son premier prénom, il sut qu’il était mal. Très mal. Ouch. Ça ne présageait rien de bon pour lui. Il leva les yeux vers Jennifer, esquissant un sourire penaud pour tenter d’apaiser les choses même s’il ignorait bien ce qu’il avait pu faire pour qu’elle juge l’emploi de son premier prénom nécessaire. Il ouvrait la bouche, prêt à la faire patienter deux-minuscule-petites-secondes-Jenny-s’il-te-plaît mais elle lui coupa l’herbe sous le pied et il se sentit perdre quelques couleurs. Il déglutit. Peu importe ce qu’il avait fait, ça avait l’air important, mieux valait ne pas faire attendre la belle. Du moins, pas s’il voulait qu’elle lui sauve la vie la prochaine fois qu’il partirait en mission et qu’il serait blessé. Ou qu’un parasite viendrait se nicher dans son crâne. Ou qu’il ferait une allergie à l’une de ces satanés plantes pégasiennes. Il préféra éviter les regards des autres scientifiques et, d’un pas qu’il espérait assuré mais qu’il savait méfiant, il rejoignit la doctoresse et, galamment, la laissa passer devant lui pour discuter dans le couloir. Être galant, faire preuve d’humilité, l’écouter et acquiescer à tout ce qu’elle dirait. Oui, ça semblait pas mal ça, pour éviter le pire. « Tout va bien ? Tu n’as pas été blessée ? On t’a ennuyée ? » Prendre de ses nouvelles aussi, c’était une bonne chose. Il la regarda, se penchant parfois sur les côtés pour tenter d’apercevoir une trace, même infime, de blessure mais Jennifer semblait aller bien. Un bon point. Du moins, il l’espérait. Après tout, ils n’avaient pas pris des vacances pour qu’elle finisse hospitaliser.
Oh.
Les vacances.

Il prit une tête coupable, comprenant ce qui allait tomber et ce pourquoi Jen’ était venu le trouver dans le laboratoire. Ils avaient pris quelques jours de congé, les premiers depuis une éternité et surtout, les premiers qu’ils arrivaient à passer ensemble et il n’avait rien trouvé de mieux que de l’abandonner à son sort pour venir porter secours à une équipe de bras cassés. Ça s’annonçait mal pour lui. « Je sais, j’ai un peu perdu la notion du temps là-bas. Tu sais comment c’est, quand t’es plongé dans quelque chose… » Il tenta un petit sourire qui pourrait l’attendrir, lui permettre de se faire pardonner sans qu’il ne soit certain du résultat. « T’es en colère ? » Il ne pourrait pas lui en vouloir, après tout, il était fautif et en était conscient, maintenant. Enfin, à moitié fautif. Si ces incapables avaient été en mesure de se débrouiller tous seuls, il n’aurait jamais eu à laisser Jennifer et elle ne serait pas là, devant lui. Mais quelque chose lui soufflait que ce n’était pas la meilleure façon de faire en sorte que tout aille bien – humilité oblige.


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MessageSujet: Re: Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...   Dim 12 Juin - 22:41

Jen regarda Rodney essayer de comprendre ce qu'elle faisait là et la raison de son attitude. Il était évident qu'il avait oublié qu'ils étaient censés être en vacances. Elle le connaissait suffisamment pour ne pas être surprise et même ne pas trop en vouloir. Elle sortit dans le couloir, sachant qu'il la suivait. Il avait appris avec le temps que parfois, mieux valait ne pas discuter. Elle pouvait presque l'entendre réfléchir et sut très précisément le moment où il comprit la raison de sa présence, rien qu'à sa tête. Voilà au moins un bon point en sa faveur. Elle admira sa tentative d'excuse qui, pour une rare fois, n'impliquait pas l'incapacité des autres à faire leur travail et sa supériorité. Elle savait que c'était certainement ce qu'il pensait, mais au moins ne l'avait-il pas dit tout haut.

« En colère ? Non. Pour l'instant, je suis juste contrariée. Nous sommes censés être en vacances, et la première chose que tu fais en arrivant, c'est aller t'enfermer dans un laboratoire parce qu'on te le demande, sans même te soucier du reste. Alors est-ce que tu ne le serais pas toi aussi si les rôles étaient inversés ? Et oui, je sais ce que c'est d'être absorbée par son travail au point de perdre la notion du temps. »

Cela lui était déjà arrivé, surtout en période de crise ou lors d'une opération qui se compliquait ou pour s'occuper des patients lorsqu'ils étaient à court de personnel. Cela arrivait à beaucoup de monde sur Atlantis. Au point qu'elle avait dû parfois prendre des mesures à l'encontre de certains pour qu'ils se reposent, contraints et forcés. Mais elle était au moins capable de laisser son travail lorsqu'elle quittait l'infirmerie et la Cité. Rodney lui, avait toujours le cerveau en ébullition. Il n'était certes pas entièrement responsable de la situation et elle pouvait comprendre que le SGC profite de son passage sur Terre pour faire appel à ses lumières. Le contraire l'aurait, à vrai dire, étonnée. Mais elle refusait que cela se fasse au détriment de leurs vacances. Elle soupira.

« J'aimerais juste savoir si tu comptes passer toutes tes vacances ici à travailler ou si je peux espérer profiter de ta présence comme prévu. Je veux bien t'accorder quelques jours de plus ici et faire les visites familiales toute seule, mais pas la suite. Et sache que si tu viens, il n'est pas question que tu emmènes quoi que ce soit qui te permette de travailler à distance. Pas d'ordinateur ou de tablette et le téléphone ne sera à utiliser qu'en cas d'urgence. Sinon, autant que tu restes ici, cela sera beaucoup plus pratique pour tout le monde. »

Ce qu'elle s'était soigneusement abstenue de lui dire, c'est que là où ils allaient, il n'y avait pas de réseau. Elle s'en était assurée. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer sa tête quand il le découvrirait. Même s'il décidait malgré tout de travailler, il serait assez vite limité et devrait donc lui consacrer un peu de temps. Le téléphone constituait une exception. Rodney aurait été trop angoissé s'ils avaient été coupés de tout pour vraiment profiter du séjour. Et il s'agissait aussi d'une requête du SGC qui lui avait remis d'ailleurs remis un téléphone satellite pour l'occasion afin qu'ils puissent contacter l'extérieur, ou être contactés, en cas de besoin. Mais tout cela, il ne l'apprendrait qu'une fois sur place. À condition qu'il accepte de lâcher le SGC et de venir. Elle reprit :

« Je suis persuadée qu'ils peuvent se passer de toi quelques jours et qu'ils sauront se débrouiller. Ils n'ont pas ton génie, mais ils peuvent s'en sortir, sinon ils n'auraient pas été embauchés. Ils iront juste moins vite. Au pire, s'ils n'ont toujours pas résolu leur problème à notre retour, tu seras libre de retourner les aider autant que tu veux. »

Elle s'adossa au mur avant de finir :

« Voilà pourquoi je suis venue. J'ai besoin de savoir ce que tu comptes faire exactement. »

Sa réponse déterminerait si elle allait vraiment être fâchée ou non contre lui.
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MessageSujet: Re: Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...   Mer 31 Mai - 20:31

Il jouait sa vie et il en avait conscience. Il connaissait Jen’, il se vantait d’être capable d’analyser son humeur à la façon qu’elle avait de croiser les bras ou de le regarder. Et là, en cet instant, il pouvait affirmer sans l’ombre d’un doute qu’elle était particulièrement agacée. Les lèvres pincées, l’air coupable et les yeux à moitié rivés sur ses chaussures, Rodney attendait la sanction ou la colère froide de celle qui partageait sa vie. L’usage du pour l’instant ne le rassura pas et, l’espoir qui avait menacé de naître au fond de sa poitrine retomba lourdement. Il esquissa une grimace qu’il savait piteuse, voire pitoresque et il osa un regard en direction de la doctoresse. Effectivement, vu de ce point de vue-là, elle avait tous les droits de s’agacer. Il ouvrit la bouche. « Eh bien, si tu avais été demandée à l’infirmerie, ça aurait voulu dire que quelqu’un était sur le point de mourir et comme tu es la plus douée dans le domaine, c’est normal qu’ils fassent appel à toi pour sauver une, ou peut-être même plusieurs, vies… » Il s’aperçut que ça n’allait pas jouer en sa faveur et il tâcha de sa reprendre bien vite. « Même si ça aurait des circonstances différentes et que dans mon cas, il n’y avait aucune urgence. » Bon. Il allait devoir retravailler un peu sur la défense car le juge ne semblait guère convaincu. Il faudrait qu’il pense à regarder un peu plus régulièrement New York police judiciaire histoire d’en apprendre davantage sur comment les avocats et autres procureurs défendaient leur client lors d’un procès – car c’était l’effet que lui faisait cette conversation. Et, triple hélas pour lui, il était coupable. « Je plaide coupable. » Tentative numéro une pour détendre l’atmosphère, il retenait son souffle. Mais pas trop, pour ne pas mourir d’asphyxie, non plus.

Il écarquilla les yeux et secoua aussitôt la tête. Oh non. Il n’avait pas l’intention de passer toutes ses vacances avec ces blouses à moitié écervelées. Et puis, il savait que même s’il n’avait jamais été particulièrement amateur des repas de famille, il tenait à aller rendre visite au père de Jennifer. C’est que le vieil homme semblait l’apprécier et la réciproque était vraie. Et puis, il préférait autant ne pas laisser Jennifer et Jeannie seules, ensemble. Elles seraient bien capables de comploter et, connaissant sa sœur, il tenait à s’assurer que celle-ci n’avait pas une influence néfaste sur Jen’. « Non, non. Bien sûr que non ! Tu sais que j’adore ton père et je crois qu’il m’aime bien aussi et, honnêtement, c’est pas souvent que ça m’arrive, d’être apprécié des parents de quelqu’un. Non pas que j’ai rencontré beaucoup de parents avant, en réalité, mais bon… Et puis, j’ai promis à ma sœur que je serai là pour la… Euh… Pièce de théâtre ou spectacle de danse de Madison. » C’est que sa petite nièce avait grandi, depuis le temps, et elle lui avait rappelé via de nombreux mails combien elle tenait à ce qu’il soit là pour son grand soir – lui n’en voyait pas bien l’intérêt, mais après avoir senti les reproches dans la voix de sa sœur, il avait préféré assurer de sa présence. Et puis, il savait de source sûre que Madison adorait particulièrement Jennifer et il espérait bien qu’elle cesserait de le coller si sa tante préférée était dans le coin. « Mais par contre… Vraiment pas de tablette ? Même pas une toute petite, minuscule, ridicule, dont tu pourras te servir pour faire… Euh… Des mots croisés, le soir ? » Nouvelle tête qui avait pour but d’attirer la sympathie de Jennifer – et un peu sa pitié, aussi. Il n’avait pas totalement l’intention de passer son temps scotché à sa tablette – il savait la lâcher de temps en temps – mais l’idée de ne pas avoir le moindre support technologique à sa portée lui donnait des palpitations très très inquiétantes dans la poitrine. Début de crise cardiaque, sans doute. « En plus, je croyais qu’on avait un planning déjà bien rempli pour que je passe mon temps dessus ? Au moins pour lire les informations ! » C’est qu’il tenait à être averti en cas d’attaque ennemie – bien qu’il n’y ait plus ni Goa’Uld, ni Ori dans la Voie Lactée et qu’aucune autre menace inquiétante n’avait pointé le bout de son nez par ici.

Il se mordit la lèvre avant de capituler. D’accord, il se définissait comme un workoholic, mais s’il y avait bien une chose qui avait priorité sur des calculs complexes et des énigmes impossibles à résoudre, c’était bien Jennifer. Et la nourriture – ne pas sous-estimer le pouvoir de la nourriture. « Je viens avec toi. Je ne pourrai pas imaginer passer mes vacances autrement qu’en ta compagnie. » Et c’était sincère. Certes, il avait souvent l’occasion de la croiser sur la Cité – quoique – mais il ne prenait pas souvent de congés et lorsqu’il en prenait, il préférait nettement les passer avec la doctoresse. « Et puis… Je leur ai déjà mâché tout le travail, il ne reste qu’une formalité et il y a toujours Lee ou… L’autre estonien qui a un nom qui ressemble à… Kivicrack, Kivi… Kivi… Bref, Kivi-quelque chose. » C’était surtout sa fierté qui en prenait un coup à l’idée de ne jamais savoir le fin mot de l’histoire sur cette foutue machine. Il ne préférait pas parier sur leur intelligence potentielle, ça lui semblait être un pari risqué. Il s’approcha d’un pas, peu assuré que ce soit la chose à faire, avant de tenter un sourire. « Et puis, honnêtement… Entre une bande de scientifiques binoclards et accro au sucre et une sexy médecin qui fait des miracles avec ses mains… Le choix est vite fait. » Il n’y avait même pas de questions à se poser. « Je peux même partir tout de suite ! Enfin, je ne suis pas contre une tasse de café, avant. Et un dessert. Tu sais ce qu’il y a au mess ? » Un fondant au chocolat serait le top du top, mais il n’irait pas faire la fine bouche s’il n’y avait que du O-Jello.


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MessageSujet: Re: Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois...   Sam 17 Juin - 19:23

Jen écouta, imperturbable, le discours de Rodney qui n'en menait pas large. Cependant, elle ne pouvait pas prendre des pincettes avec lui. Mieux valait aller droit au but et dire les choses clairement pour éviter tout malentendu sur la situation.

« Il y a plein de gens tout aussi compétents, voir même plus, que moi ici. Alors à moins d'une crise ou d'un cas que je serai la seule à avoir déjà vu, il y a peu de chances que l'on fasse appel à mes services. Et quand bien même ce serait le cas, cela ne me prendrait pas plus de quelques heures, mais certainement pas plusieurs jours. » répondit-elle, un peu exaspérée par ce qu'il venait de dire.

Elle n'était pas aussi accro au travail que lui et il faudrait vraiment une excellente raison pour qu'elle intervienne et prête main-forte à l'infirmerie locale alors qu'elle était en vacances, genre une attaque contre la Terre. Là, elle avait vraiment besoin de souffler et n'était pas venue ici pour se retrouver enfermer dans un bloc opératoire, ne serait-ce qu'une heure. Et ce n'était pas non plus en restant ici qu'elle allait penser à autre chose. De plus, elle avait parfaitement confiance dans l'équipe de la base pour gérer les situations qui se présenteraient à eux, même les plus improbables. Être prêt à gérer l'inconnu faisait parti du travail en ces lieux.

Puis vint la question des vacances et des visites familiales. Oui, son père appréciait Rodney. Il faisait montre d'une patience à toute épreuve à son égard. Mais il fallait dire qu'il avait déjà de l'expérience en matière de gestion de génie et autre surdoué. Mais surtout, il était heureux de voir que sa fille chérie avait, enfin, trouvé quelqu'un pour partager sa vie. Cela ne l'avait pas empêché de lui demander après la première rencontre entre les deux hommes comment elle faisait pour supporter Rodney à longueur de journée, ce à quoi elle avait répondu par un simple sourire. Et cela avait suffi à son père.

Puis elle secoua la tête. Non sans surprise, Rodney n'avait pas retenu les détails concernant le spectacle de sa nièce. Mais au moins, il se rappelait qu'elle en avait un, et cela relevait presque du miracle.


« Son spectacle de danse, celui de fin d'année, qui est aussi le premier où elle aura le premier rôle. Alors oui, il faut que nous soyons là tous les deux pour l'encourager et assister à cet événement important pour elle. » dit-elle.

Elle aimait beaucoup Jenny et sa fille et elle était contente de pouvoir les voir sur Terre. Passer un peu de temps dans la famille de Rodney serait un agréable changement et lui ferait sans doute du bien. Elle ne l'avouerait pas, mais elle avait hâte de faire des activités tout ce qu'il y avait de plus banale sur Terre et pour une famille normale. En somme, le genre de choses qu'on ne voyait pas sur Atlantis, qui tenait plus de la garnison militaire qu'autre chose. Et Jenny ne se privait pas de lui révéler plein de petites choses sur Rodney que celui-ci aurait préféré qu'elle ignore, au grand dam de ce dernier. Celui-ci tenta ensuite, assez maladroitement, d'argumenter pour pouvoir garder sa tablette. Elle leva les yeux au ciel.


« Oh, mais tu peux mettre tout ce que tu veux sur ta tablette avant de partir pour pouvoir t'occuper un peu dans la journée. Et les journaux sont livrés tous les matins si tu tiens tant que ça à te tenir informer de ce qu'il se passe dans le monde. » répondit-elle.

Elle répondit volontairement à côté de la plaque, car elle savait pertinemment que ce n'était pas à cela qu'il faisait allusion.Et puis elle pouvait bien lui autoriser la tablette. S'il n'avait pas de connexion Internet, il n'irait pas bien loin de toute façon. Il aurait une mauvaise surprise en le découvrant, mais il s'en remettrait. Elle se doutait que c'était surtout pour rester en contact avec le SGC et tout le reste qu'il tenait à la conserver à porter de main.

« Si jamais il y a une urgence, ils savent où nous trouver. Tu sais que nous ne pouvons pas aller où nous voulons sans le leur dire avant, même s'ils sont capables de nous localiser à tout moment et de nous rapatrier en quelques secondes si nécessaire. Le monde, et même la galaxie, peuvent se passer de nous quelques temps. » rajouta-t-elle.

Elle soupira après la dernière tirade de Rodney. Au moins avait-il toujours l'intention de venir et de les laisser se débrouiller seuls ici. Elle se sentit soudain fatiguée et n'avait pas envie de poursuivre plus avant cette discussion, aussi décida-t-elle d'accepter ce qui s'apparentait à un rameau d'olivier qu'il lui tendait.


« Va pour le jello, ou n'importe quelle pâtisserie accompagnée d'un café, à la cafétéria. Et nous devons partir demain. Donc tu vas pouvoir t'assurer qu'ils ont bien compris ce qu'ils devaient faire avant de partir. Mais sache que si tu n'es pas là à 9h demain matin, je partirai sans toi. » conclut-elle.
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