Bienvenue sur la cité d'Atlantis, Invité.
Tous les groupes sont importants, veillez à essayer de les équilibrer.
Quelques ennemis ne seraient pas de trop...
Les possibilités de jeux sont nombreuses pour les humanoïdes en dehors d'Atlantis,
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 somewhere only we know ϟ kanavu

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MessageSujet: somewhere only we know ϟ kanavu   Jeu 14 Mai - 20:32


kanavu & liara


Des tremblements impossible à contrôler. L'impression de naviguer au milieu d'un champ d'astéroïdes ou de traverser une nébuleuse. Les spasmes de la navette inexpliqués et la lumière, trop vive, comme un long tunnel blanc avec de vagues reflets bleus. Au milieu de l'espace sombre. Et la sensation d'être attiré par ce trou dans l'univers avant d'être projeté contre le sol de l'astronef. Ensuite, un océan d'inconscience.

Jusqu'à être réveillée par des bruits vagues et étouffés, presque lointains. Lentement, Liara ouvrit les yeux, gémissant longuement alors qu'elle prenait conscience de la douleur de ses côtes et du sang séché maculant son front. Elle porta une main à sa tête mais ne se trouva aucune blessure, si ce n'était une bosse assez vilaine proche de la tempe. Le sang n'était pas le sien. Poussée par un sixième sens, elle se redressa brusquement, trop pour ne pas éveiller d'autres douleurs dissimulées. « Kaidan ! » Il y avait une dose d'inquiétude qui rendait sa voix vibrante alors qu'elle se levait, les jambes flageolantes, les yeux à la recherche de la silhouette de son cousin. Un grognement provenant de l'arrière la salle de pilotage lui indiqua la position de son compagnon d'aventure et elle se hâta pour le rejoindre. Allongé de tout son long, un bras coincé par une épaisse barre de fer et une jambe ensanglantée. Au vue de la trace d'hémoglobine laissée sur le sol, Kaidan avait sans doute parcourut du chemin avant qu'une secousse ne le paralyse par les débris du vaisseau. Elle s'agenouilla à ses côtés, passa une main sur son front dégoulinant de sueur et déglutit. « Kai... Hey, Kai... » Ses yeux papillonnèrent un instant et la jeune femme sentit aussitôt son cœur se détendre et son estomac se dénouer. Il gémit de douleur en voulant bouger et elle le retint dans son geste. « Tu as le bras coincé, il faut que je soulève la barre de métal mais j'ai besoin que tu te glisses en dehors. Je ne pourrai pas faire les deux. » Il acquiesça lentement, les dents serrés et elle le contourna, passa ses mains dans le mince interstice entre la plaque et le corps de son cousin et, usant de la seule force de ses bras, elle tenta de le soulever. Derrière elle, Kaidan poussa une plainte qu'il tenta d'étouffer sans y parvenir et Liara puisa plus profond encore pour lui faciliter la tâche. Finalement, elle le vit rouler sur le côté, le bras aussitôt porté en écharpe et elle lâcha la plaque dans un grand fracas. Ce n'était que de la tôle, elle pourrait facilement la remplacer.
Elle retourna auprès de son patient qui semblait être sur le point de s'évanouir à nouveau mais elle lui tapota la joue pour le tenir en éveil. « T'endors pas, j'ai encore besoin de toi. Faut qu'on sorte d'ici. Je pense que l'astronef s'est crashé et il faut qu'on trouve de quoi te soigner et de quoi manger aussi. » Il acquiesça encore une fois et, sans être capable de parler sans pousser le moindre gémissement de douleur, il lui fit signe de l'aider à se relever. Aussitôt, elle passa un bras sous l'épaule de son cousin pour qu'il puisse prendre appui sur elle et, avec son autre main libre, elle l'aida à se mettre debout. Ils restèrent quelques instants sans bouger, Liara profita de ces quelques secondes pour vérifier qu'il n'était pas blessé ailleurs. Elle lui attrapa la main inerte qu'elle tâta sans qu'il ne bronche trop. Rien n'avait l'air d'être brisé mais elle ne pouvait jurer de rien. « Bon, très bien, on va sortir et... Il doit bien y avoir un village, on finira par trouver quelqu'un pour nous aider. » Elle paraissait convaincue mais ce n'était que pour sauver les apparences. Elle sentit la tête de Kaidan bouger contre la sienne et elle comprit qu'il luttait pour ne pas sombrer dans l'inconscience alors elle se mit en marche et ensemble, ils quittèrent la navette. Ou ce qu'il en restait.

Les hauts toits d'un ancien château se découpaient avec lenteur alors qu'ils s'approchaient de ce qui ressemblaient à des côtes maritimes. Liara fronça les sourcils et se retint in extremis de donner un coup de poing dans l'abdomen de Kaidan pour attirer son attention. « C'est très étrange. Il y a un château sur une île mais aucun moyen de s'y rendre. » Elle tourna la tête vers l'unique membre de sa famille pour l'apercevoir, la tête dodelinante. Visiblement, il n'était plus en état de tenir la moindre conversation et moins encore de traverser cet océan d'eau à la nage. Elle grimaça et s'approcha de l'arbre le plus proche où elle déposa son cousin avec précaution et douceur. Tournant sur elle-même, la jeune femme n'aperçut pas âme qui vive et la faune, elle-même, semblait inexistante. Génial. Il ne restait plus qu'à prier pour que ce ne soit pas l'une de ces planètes inhabitées placées sous le contrôle des Wraiths. Elle déglutit et se passa une main sur le visage avant de s'éloigner de l'homme évanouit pour s'approcher du bord de l'eau. En plissant les yeux, elle put apercevoir la petite barque reliée au continent et un sourire fendit son visage. Voilà son passe pour le château. Elle fit demi-tour et, ré-utilisant une méthode qui avait fait ses preuves, elle parvint à réveiller Kaidan, suffisamment pour qu'il boitille jusqu'à la barque où elle le laissa reposer avant de prendre place en son centre. « Foutu peuple pas évolués. Pas capables d'avoir des vaisseaux et des constructions plus élaborées... » Et c'est dans un soupire qu'elle commença à pagayer.

Ses poings martelaient avec force l'immense porte en bois. « Hého ! Est-ce qu'il y a quelqu'un ?! J'ai besoin d'aide ! » Elle s'époumonait à hurler ainsi depuis trois microns mais rien ne laissait penser qu'il y avait le moindre indice de vie humaine de l'autre côté de la porte. Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Kaidan était toujours allongé le long de la barque et il semblait pâlir à vue d’œil. « Frellnick ! » Le juron lui avait échappé alors qu'elle reprenait ses tambourinements répétés et insistants. C'est alors que la porte s'ouvrit, laissant apparaître un homme entre deux âges, vêtus de morceaux de tissus amples qui auraient tout aussi bien put être une couverture ou bien un drap. Il la regarda quelques secondes avant que ses yeux ne s'écarquillent et qu'il ne baisse vivement la tête. Si elle ne comprit pas ce qui paraissait tant le choqué, elle ne comptait pas passer la soirée dessus. « Mon ami est blessé, j'aurai besoin que vous m'aidiez à le soigner. On peut vous payer. » L'homme se baissa encore plus, comme s'il craignait que ses mots ne viennent le poignarder et fit un geste en direction de la barque avant de s'écarter. Liara considéra le geste comme une invitation à entrer et elle aida Kaidan à se relever avant de traverser la cour, suivant ainsi l'étrange homme qui n'avait toujours pas prononcer le moindre mot. Il la guida jusqu'à une salle où il la fit s'arrêter et il disparut quelques instants à l'intérieur. Deux microns plus tard, il était de nouveau vers eux, accompagné par d'autres hommes lui ressemblant vaguement, tous têtes baissées. Ils attrapèrent Kaidan qu'ils firent entrer mais, alors qu'elle allait les suivre à l'intérieur, la main du premier la stoppa. « Quoi ? Vous vous foutez de moi ? Je le laisse pas avec vous dedans, je viens ! » Elle voulut forcer le chemin mais ses efforts se firent vains et elle dut se résoudre à rester à l'extérieur.
Elle soupira avant d'aller s'asseoir de l'autre côté du couloir. Un homme quitta la salle où était Kaidan, ne lui accorda aucun regard et s'éloigna à pas rapide. Elle le suivit des yeux avant de fermer les yeux, laissant sa tête reposer contre la pierre fraîche. Elle espérait ne pas avoir laisser son cousin aux mains de Ravageurs. Elle se redressa en voyant une dizaine d'hommes entrer dans la salle, l'inquiétude venant l'envahir. Elle voulut s'approcher mais, de nouveau, on l'en empêcha. Elle se retourna et aperçut un jeune homme, bien différent de tous ceux croisés jusqu'à présent, qui la regardait avec un sourire imbécile sur les lèvres. Mais au moins, il la regardait. « Hey ! Toi ! Je peux savoir ce que vous êtes en train de faire à Kaidan ?! » Elle était prête à dégainer le coutelas dissimulé sous son t-shirt si la réponse ne lui convenait pas.



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MessageSujet: Re: somewhere only we know ϟ kanavu   Lun 8 Juin - 10:25


liara& kanavu

Le soleil se trouvait haut dans le ciel. Et ses rayons brûlaient la peau par sa chaleur étouffante. Le dos courbé par l'effort, le jeune guérisseur arrachait du sol les herbes dites mauvaises. Souvent jugées trop grasses pour la fertilité de la terre humide, elles empêchaient surtout les plantations de pousser correctement, dévorant les hectares laissés aux salades pour mieux s'étendre. Les doigts plein de terre, Kanavu retirait l'herbe dès sa racine, usant de sa facilité à dénicher celles-ci pour aller plus vite et perdre moins de temps. Parfois, il se redressait, les yeux plissés sous le soleil, et laissait ses yeux bleu naviguer sur les corps de ses compagnons de travail. S'il les connaissait tous, il remarqua qu'ils étaient tous du quatrième cycle, faisant de lui l'unique troisième cycle dans tout le jardin potager. A cette pensée, son cœur se gonfla d'une joie immense et d'une fierté arrogante. Ky lui avait assuré que s'il avait l'occasion d'effectuer les taches laissées au cycle supérieur, c'est qu'il allait bientôt passer les test. C'est que Maître Chi-chen le considérait comme prêt pour passer au quatrième cycle. Il serait alors parmi les plus hauts guérisseurs de l'Archipel. Mais aussi l'un des plus jeunes à être parvenu au quatrième cycle. Souvent, on lui avait répété que ce cycle n'était accessible qu'à ceux ayant acquis une grande sagesse et ayant une maîtrise totale de leur don. Ce qui était loin d'être son cas, il en était bien conscient.
Sourire béat sur les lèvres, il se remit au travail, se baissant à nouveau et plantant ses doigts dans la terre pour aller chercher la naissance de chaque brin d'herbe avant de l'en déloger.

Il s'accordait une nouvelle pause lorsque des cris retentirent à l'entrée du jardin. Tous les guérisseurs relevèrent la tête pendant que l'un des Maîtres, celui qui s'occupait de la majorité des quatrièmes cycles, expliquait qu'ils avaient des visiteurs et que l'un d'eux était gravement blessé. Les ordres furent donnés rapidement et chaque guérisseur nommé quitta son poste pour se précipiter dans le couloir, prêt à aller prêter main forte à ces nouveaux venus. Kanavu resta inerte au milieu du champ de salade rouge, observant tranquillement les uns et les autres s'en aller.
Ses sourcils s'arquèrent. Son nom venait d'être prononcé. Il n'était qu'un troisième cycle, il ne pouvait pas être d'une grande aide à ceux qui s'étaient probablement déjà réunis et exerçaient leur don. Il hésita, s'avança lentement, traversa le jardin et rejoignit le Maître. Celui-ci l'avertit alors que le blessé était arrivé accompagné d'une femme, il insista bien sur le mot et Kanavu acquiesça. Sous le regard insistant du Maître, le jeune homme comprit qu'il allait être celui qui allait devoir s'occuper de la mystérieuse femme. Sans doute parce qu'il était l'un des rares guérisseurs à avoir eu l'occasion d'en croiser, et le seul encore en vie à en avoir soigné. Alors, sans perdre une seule minute, il se dirigea vers le lavoir afin de nettoyer ses mains crasses et, replaçant son foulard violet correctement, il suivit le Maître qui s'en allaient rejoindre ses étudiants auprès du blessé.

Le couloir s'étendait encore devant lui lorsqu'il aperçut une silhouette élancée tourner en rond devant  la porte du blessé. Ses amis guérisseurs avaient besoin d'un grand calme pour exercer leur don sur le blessé et à en juger par l'agitation qui secouait la jeune femme, car il ne faisait aucun doute que c'était elle, la femme, elle les aurait empêché de se concentrer correctement. Il s'approchait lentement d'elle quand elle l’interpella d'une voix abrupte. Il aurait pu s'en offusquer mais à travers les rencontres avec le sexe opposé, Kanavu avait compris qu'il ne fallait surtout par commettre l'erreur d'énerver une femme, et moins encore de la sous-estimer. Beaucoup étaient de très redoutables guerrières, capables de le mettre à terre avant même qu'il n'ait le temps de comprendre ce qui se déroulait. Il le savait, il l'avait vu de ses propres yeux.
Il mit quelques secondes à comprendre ce qu'elle lui avait demandé. Elle possédait une façon de parler très étrange, crachant certaines syllabes et dévorant à moitié d'autres, ce qui n'aidait en rien à la compréhension. Il suivit son regard tandis qu'elle tournait la tête en direction de la porte et son sourire s'élargit un peu plus. « Ne vous en faîtes pas pour votre ami. Mes compagnons guérisseurs sont en train d'examiner l'ensemble de son corps afin de juger l'ampleur des blessures et d'ainsi être en mesure de le soigner sans aggraver son état. Il ne peut être entre de meilleures mains, croyez-moi. » Il ne savait pas si ces quelques mots allaient l'apaiser, mais il ne lui laissa pas le temps de répliquer. « Laissez-moi vous examiner. Je sais que vous avez sans doute été blessée, vous aussi. » Joignant le geste à la parole, il s'approcha doucement, posa les mains sur les épaules de la jeune femme qu'il sentait méfiante et nerveuse. Il se plongea dans son subconscient, examina avec minutie chaque parcelle de ce corps, identifia une légère commotion au niveau de la tempe et quelques côtes fêlées. Rien d'alarmant et qu'il ne pourrait guérir sans soin. Profitant du calme accordé par la jeune femme, Kanavu la soigna, laissant les côtes se restaurer d'elles-mêmes et, une fois terminé, il souleva de nouveau les paupières. « Voilà. Vos côtes seront encore un peu douloureuses pendant quelques jours, tachez d'éviter les combats au maximum et les gestes brusques. Quant à votre bosse, elle disparaîtra avant la fin de la journée. »

D'un geste de la main, il avait invité l'étrangère à s'éloigner un peu. Ils avaient quitté le couloir et se trouvaient à présent dans la cour principale, non loin du puits et de la fontaine. Kanavu s'installa à même le sol, le dos s'appuyant contre le puits. « Votre ami ira bien. Mais il faudra quelques temps aux autres pour le guérir entièrement. Vous devrez rester ici pendant plusieurs jours, nous ne pourrons pas guérir votre ami en une seule fois. » Il l'observa, admira ses traits inquiets en silence, lui adressa la moitié d'un sourire rassurant pour calmer la tigresse qu'il sentait battre en elle.


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MessageSujet: Re: somewhere only we know ϟ kanavu   Jeu 25 Juin - 15:05

Un chaos silencieux semblait avoir lieu dans cet étrange château. Depuis qu'elle était arrivé et que les papes drapés avaient emmené Kaidan dans une pièce pour lui faire elle-ne-savait-trop-quoi, Liara ne pouvait qu'observer des hommes aller et venir, se précipitant derrière ces portes qui lui restaient closes. Elle était impuissante et personne ne prenait le temps de répondre aux questions qu'elle lançait dans l'air ou de la regarder dans les yeux. Jusqu'à ce jeune homme, bien plus jeune que la plupart de ceux qu'elle avait pu croisé jusqu'à présent, qui souriait niaisement. A coup sûr, il avait une maladie infectieuse au niveau du cerveau qui devait causé des dommages irréparables et qui lui donnait cet air imbécile. Contrairement au reste de ses compères, il s'approcha d'elle et, après avoir vaguement froncé les sourcils tandis qu'elle l'agressait pour, cette fois-ci, obtenir quelques réponses, il consentit à lui en donner. Pas trop tôt. Ça faisait bien vingt microns qu'elle était ignorée. Un guérisseur ? Elle en avait vaguement entendu parler à une ou deux reprises, par des peuples belliqueux rapidement rencontrés, mais n'en avait encore jamais vu de ses propres yeux. Il était loin d'être comme elle l'avait imaginé et Liara ne savait pas trop comment elle devait le prendre. Trop perturbée par cette information, elle en oublia momentanément l'état critique de son cousin et ne réagit que lorsque le guérisseur posa ses mains sur elle. « Hey, hey, hey ! Ne me touchez pas ! » Mais il ne répondit pas et, pire encore, eut l'audace de fermer les yeux. Elle l'observa, indécise quant à la réaction à avoir dans une telle situation. Elle releva une main, claqua des doigts mais le jeune garçon ne paraissait pas décider à réagir. Alors elle en profita pour mieux le regarder. Il était sans doute encore plus jeune qu'elle ne l'avait pensé au premier regard et peut-être moins stupide qu'il n'en donnait l'air. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle lui faisait confiance.

La scène dura petit cinq microns. Peut-être légèrement plus ou un peu moins. L'étranger ouvrit les yeux, un large sourire et lui parla de ses côtes. Elle fronça les sourcils, se tâta celles-ci et constata qu'il avait raison. Si elles continuaient de la lancer, elles n'étaient plus aussi douloureuses qu'elles l'avaient été un instant plus tôt. Elle baissa les yeux, souleva son t-shirt et constata que même ses bleus semblaient s'être estompés. Elle ne dit rien, stupéfaite. Tout ce qui avait été dit au sujet des guérisseurs était donc vrai. Ils étaient capable d'accomplir quelques miracles grâce à leur connaissance du corps humain et de leur don. « Merci. » Mais le remerciement n'avait été qu'un murmure et il aurait été surprenant que l'autre pusse l'entendre.

Ensemble, ils avaient quitté le couloir. Liara avait continué de jeter des coups d’œil par-dessus son épaule jusqu'à ce que la porte disparaisse complètement de son champ de vision. Son cœur était étreint par une inquiétude sourde à tout bon sens. Alors que l'autre s'asseyait, la jeune femme continuait d'effectuer les cent pas, tournant en rond comme un singe-volant dans une navette. « Plusieurs jours ? Non, non. J'aime pas ça, devoir rester à un seul endroit. » Surtout s'il n'y avait rien pour la tenir occupée tout au long de ce séjour forcé et si Kaidan manquait d'y laisser sa vie. « Combien de temps il vous faudra pour soigner Kaidan ? » Il lui venait une idée. Saugrenue mais sans doute réalisable. Écoutant d'une oreille peu attentive la réponse qui lui était donnée, elle se mit à réfléchir à la possibilité qu'ils restât suffisamment longtemps dans ce château morbide pour qu'elle puisse apporter les réparations nécessaires à sa navette. « Dîtes, est-ce que vous avez des morceaux de... Je ne sais pas trop, en fait. Est-ce que vous avez de quoi réparer un vaisseau ? Mon astronef a subit pas mal de dégâts à cause du crash et il faut que je le répare rapidement mais je vais manquer de pièces. » A en juger par le regard que lui lança l'étranger, Laira ne retint pas une grimace. Bon. De toute évidence, ils étaient loin de connaître Atlantis et ne possédaient sans doute pas un seul équipement technologiquement utile pour elle. Il fallait qu'elle retrouve les Travelers et les survivants d'Atlantis. Il n'y avait qu'eux qui pouvaient l'aider et la tenir au courant de ce qu'il s'était passé.



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MessageSujet: Re: somewhere only we know ϟ kanavu   Mar 1 Sep - 18:07

Une fois de plus, il avait accompli sa part du travail. Un sourire légèrement idiot trônait sur ses lèvres tandis que sa patiente, ou semi-patiente, soulevait son haut afin de vérifier si ce qu'il disait était exact. Le rouge lui monta aux joues et, bien vite, le jeune guérisseur tourna la tête, gêné. Il avait peut-être eu l'occasion de souvent prodiguer des soins à des femmes – bien que souvent était un peu exagéré, peut-être – il n'en restait pas moins prude quant à leur nudité. Il voyait l'intérieur de leur corps grâce à son don, il n'avait guère besoin d'en voir davantage, ou plus que nécessaire, du moins. Du coin de l’œil, il vit le vêtement recouvrir la chaire nue et, les joues encore rougies par sa grande pudeur, il s'autorisa à la regarder de nouveau. Comme la jeune femme ne donnait toujours pas l'illusion d'être bien rassurée quant à l'état de son ami, Kanavu l'invita à le suivre à travers les couloirs de l'Archipel jusqu'à la mener dans une cour. Les guérisseurs du Cycle Supérieur n'apprécieraient sans doute pas la présence d'une femme dévoilée à la vue de tous – puisque la grande majorité des fenêtres des classes donnaient, justement, vue sur la cour – mais il ne pouvait quitter les limites de l'Archipel sans avoir eu, au préalable, l'avis d'un des Maîtres.

Elle continuait de s'agiter et tous ses vas-et-viens commençaient à mettre Kanavu un peu mal à l'aise. Il la suivait de ses grands yeux et, petit à petit, son sourire disparaissait de son visage d'enfant. « Oh, euh, c'est que... Vous ne pouvez pas partir aussi vite. Enfin bien sûr, vous, vous le pouvez, mais votre ami, lui, devra rester avec nous. » Il eut un faux-sourire, une presque-grimace. Une moue à moitié effacée mais entièrement désolée et profondément sincère. Enfin, elle avait cessé de piétiner le sol, de le fouler sans jamais s'éloigner vraiment et il en profita pour croiser son regard. Le réflexe de baisser les yeux le prit mais il tint bon. Sa réponse, toutefois, ne semblait convenir à la patiente. « Je ne peux vous donner de chiffres précis, je m'en excuse. Mais votre ami était gravement blessé, mes compatriotes doivent être en train de panser ses blessures les plus profondes ou les plus mortels afin de stabiliser son état. Ceci leur prendra sans doute plusieurs heures après quoi, ils vont devoir se reposer. Pratiquer notre don est relativement épuisant, plus la blessure est importante, plus nous dépensons d'énergie dans les soins et plus notre fatigue s'accroît. Ils ne pourront pas reprendre avant la nuit tombée ou bien quand le jour se lèvera à nouveau et là, tout dépendra de votre ami. S'il se remet bien de ses blessures, trois jours devraient suffire pour le soigner, plus une semaine pour le repos. » Il la voyait changer de couleur à mesure qu'il expliquait les étapes et il se redressa légèrement, soudain inquiet. Peut-être avait-il manqué une blessure grave en la diagnostiquant ? Peut-être n'allait-elle pas bien ? Peut-être souffrait-elle ?

Il se leva, s'avança d'un pas mais elle l'empêcha de s'approcher davantage. Elle avait déjà enchaîné avec un autre sujet. Il fronça les sourcils, incapable de comprendre ce qu'elle disait. Les mots, il les entendait, semblait les comprendre mais aucun d'eux n'évoquait quelque chose en particulier dans son esprit. C'était comme parler avec quelqu'un qui avait un autre langage. La tache était loin d'être aisée. « Pardon... Un astronef ? Qu'est-ce ? » Sans doute que dans le ton de sa voix gisait sa grande ignorance et sa plus grande encore naïveté. Le mot ne trouvait aucun écho. Il ne savait pas ce dont il s'agissait et il craignit un instant que cela lui fut fatal. Mais il n'en fut rien. Les lèvres pincées et l'air soudain sérieux, il réfléchit quelques minutes alors que les explications lui étaient fournies. « Nous ne possédons rien de semblable, ici. Mais peut-être en auront-ils dans la Ville. Nous pouvons toujours demander à l'un des Maîtres l'autorisation de sortir ? » La proposition parut plaire et, après avoir sagement demandé à la patiente de bien vouloir rester ici, Kanavu s'empressa de retourner à l'intérieur frais des couloirs. Il se dirigea jusqu'au bureau de Maître Chi-Chan et, après avoir reçu l'autorisation, y pénétra. Le cœur battant, les mains serrées l'une contre l'autre, il lui fit part de la situation et de sa requête.

Lorsqu'il revint dans la cour, il eut la grande surprise de retrouver la jeune patiente telle qu'il l'avait laissée. Un large sourire trahissait la réponse de son supérieur mais elle eut la décence d'attendre qu'il le confirmât pour s'activer. Alors, ensemble, un duo mal formé, un duo intrigant, ils quittèrent l'Archipel et montèrent à bord de la petite barque qui était restée attachée jusqu'à rejoindre le continent.


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MessageSujet: Re: somewhere only we know ϟ kanavu   Dim 6 Déc - 18:14

Les couleurs quittèrent son visage à mesure que le jeune guérisseur s'expliquait. Non, non, non. Ce n'était pas possible. Elle refusait le fait de ne pas pouvoir quitter cette foutue planète. Sa liberté en dépendait. Ne jamais rester trop longtemps au même endroit, pouvoir se déplacer quand bon lui semblait. C'était pour cette raison qu'elle n'était pas restée sur Atlantis. Pour cette raison qu'elle n'était pas restée auprès de Joseph ; pour cette raison qu'elle possédait une navette. Rester imperturbable, rester immobile, ce n'était pas son truc. Pas son genre. Liara avait besoin de se dépenser, de bouger. Être inactive l'insupportait. L'idée seule lui donnait une montée d'urticaire. Elle dévisagea le jeune homme qui continuait son laïus. Elle ferma les yeux, inspira profondément. Non. C'était un calvaire, une catastrophe. Une semaine minimum. Jamais elle ne saurait tenir aussi longtemps sans avoir de quoi l'occuper. Et jamais elle ne trouverait de quoi l'occuper si Kaidan n'était pas là pour la seconder. La peur que son cousin ne se remette jamais de ses blessures lui serra les entrailles et elle sentit son cœur se soulever. Une main se porta à sa tête sans qu'elle n'en ait conscience et elle fut prise d'un vertige terrible. « Une semaine ? Mais c'est une éternité ! » L'éclat de sa propre voix, après un si long silence, l'étonna. La boule qui nouait sa gorge était telle qu'elle avait l'impression de ne plus savoir parler, que son ton était étouffé. Et pourtant, ses mots avaient détoné dans l'ensemble de la coure comme autant de coups de feu. « Attendez. Comment s'écoule le temps, chez vous ? » La question parut surprendre son interlocuteur et, soudainement enveloppée par une impatience fulgurante, elle agita la main. Même s'il était capable de lui théoriser l'évolution du temps sur sa planète, elle serait bien incapable d'attendre plus de quelques hourns sans rien faire.

Elle le vit se lever et s'approcher. Aussitôt, elle recula d'un pas et, levant les deux mains devant elle, lui indiqua qu'il était préférable pour lui qu'il n’avançât pas davantage. Il comprit le message. Bien, au moins, il n'était pas complètement idiot. Mais cette idée s'envola bien vite lorsqu'il lui demanda ce qu'était un astronef. « Comment ça, tu ne sais pas ce que c'est qu'un astronef ?! Mais où est-ce que t'as grandis ? Enfermé dans un frellin' château ?! » Sa fureur venait d'éclater, laissant sa voix gronder alors qu'elle levait les mains pour désigner les enceintes qui les limitait. Toutefois, comme il baissait les yeux, soudain presque honteux, elle comprit son erreur. Il avait, effectivement, été élevé dans ce château étrange, coupé du monde. Coupé de tout. Il devait en connaître autant sur la technologie que Kaidan sur la cuisine. Ce qui n'était pas peu dire. « Bon. Ca ne fait rien. Un astronef, c'est une machine, plus ou moins grosse, qui permet de voler dans le ciel et même plus haut. Le mien, par exemple, rejoint l'espace et me permet de voyager. Il ne passe pas à travers la cercle des ancêtres, il est trop gros. » Le regard de l'autre s'éclaira avant qu'il ne devienne sérieux. Ils n'avaient rien de tels, génial. Mais sur quel planète rétrograde était-elle tombée ? Elle savait bien qu'il existât des peuples encore peu avancés technologiquement, mais tout de même ! Avec les Furlings, les Ancêtres et Atlantis, une bonne partie de la Galaxie avait atteint un niveau technologique plus que raisonnable. C'était d'ailleurs pour cette précise raison que la guerre contre les Wraith était devenue si violente et sans répits. « La Ville ? Nevermind. Demande à ton maître, oui. M'occuper de mon astronef me fera patienter que tes amis aient finit de guérir Kaidan. »

Le petit guérisseur ne fut pas long. Le large sourire qui lui barrait le visage confirma ce qu'elle espérait et ensemble, ils partirent. La traversé du lac – à moins qu'il ne s'agisse d'un océan – se fit dans un silence total. Le jeune homme avait tenu à diriger la barque de lui-même, argumentant que les côtes de Liara n'étaient pas encore assez remises pour qu'elle se permette le moindre effort physique. Si son réflexe fut de vouloir constater, elle finit par le laisser remporter cette bataille. Après tout, elle avait fait tout le boulot à l'aller, elle pouvait bien le laisser travailler pour cette fois.

Ils mirent pied à terre, attachèrent leur moyen de transport et la jeune femme laissa le guérisseur prendre les devants. A plusieurs reprises, il s'arrêta, comme s'il tenait à s'assurer du bon chemin emprunter. « Dis-moi, es-tu souvent venu dans la Ville ? » Ses multiples hésitations commençaient à la faire regretter d'avoir accepté son offre. Sans doute qu'elle aurait été bien plus rapide sans sa présence. Mais il était, maintenant, trop tard pour lui demander de faire demi-tour. La Ville finit par s'étende sous les yeux et Liara reconnut là les traces d'une véritables civilisation. Si leur niveau technologique était loin d'être aussi avancé qu'elle l'espérait, elle était à présent certaine de trouver de quoi bricoler un peu. Prenant petit à petit la tête de cette maigre expédition, elle traversa les rues et s'engagea dans divers commerces. Négociant chaque morceau de tôle qu'elle dénichait, Liara amassait leurs trouvailles, les tendant parfois au jeune homme pour qu'il les portât. Lui qui tenait tant à se rendre utile, voilà qu'il faisait office de porteur.



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